Aux portes des grands circuits

Philippe Bettez-Quessy a amorcé l'année 2016 avec sa...

Agrandir

Philippe Bettez-Quessy a amorcé l'année 2016 avec sa licence nationale d'arbitre-assistant en poche.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Les ambitions des athlètes, tous sports confondus, sont souvent placées sous les réflecteurs, à la vue de tous et chacun. En revanche, celles des arbitres sont généralement beaucoup moins exposées, mais demeurent tout aussi concrètes.

Un arbitre de soccer de la région a d'ailleurs entamé la nouvelle année avec une corde de plus à son arc alors que Soccer Canada lui a octroyé une licence nationale d'arbitre-assistant.

Âgé de 26 ans, Philippe Bettez-Quessy est ainsi devenu le cinquième officiel originaire de la Mauricie à atteindre un tel niveau, après Jean Godon, le regretté Nicolas Dubuc, Jonathan Lavergne et Marie-Ève Bergeron. Au pays, seulement une quarantaine de personnes possèdent une certification équivalente ou supérieure, dont 14 en tant qu'arbitre-assistant national.

Pour le principal intéressé, qui a vu le jour dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, il s'agit d'une étape intéressante qui lui ouvre désormais les portes des réseaux professionnels tels que la United Soccer League (USL), la North American Soccer League (NASL) et même, éventuellement, la Major League Soccer (MLS), plus grand circuit de soccer en Amérique du nord.

«À Trois-Rivières, j'ai été chanceux de pouvoir côtoyer des arbitres ayant connu des grandes carrières», reconnaît celui qui s'est exilé à Québec en 2010, où il complète présentement une maîtrise en philosophie à l'Université Laval.

D'abord inscrit sur une liste de candidats potentiels pour accéder à ce niveau, Bettez-Quessy a dû faire ses preuves lors des Championnats canadiens U18, présentés à Charlottetown l'automne dernier. Une fois son savoir-faire démontré à l'état-major de Soccer Canada, il a réussi l'examen national en plus de passer avec succès les tests physiques. C'est finalement au début du mois de décembre qu'il a reçu la bonne nouvelle de la fédération canadienne.

«Quand tu commences, tu ne penses pas à jusqu'où tu veux te rendre. Mais, petit à petit, plus tu grimpes les échelons, plus tu vois les autres arbitres évoluer, ça devient tranquillement un objectif à atteindre.»

Plongé dans le monde de l'arbitrage depuis qu'il a 14 ans - soit l'âge minimal pour arbitrer - Bettez-Quessy a évidemment encaissé son lot de critiques sur le terrain. Il avoue d'ailleurs qu'il est impossible de réussir dans ce domaine sans se créer une carapace pour se protéger des commentaires les plus virulents. «Ce ne sont pas toujours des situations faciles à vivre. C'est un travail difficile et il faut être fait fort mentalement. Il faut surtout savoir apprendre rapidement de nos expériences et aussi savoir oublier très vite ses erreurs», souligne celui qui a également joué longtemps au soccer avant de se concentrer uniquement sur l'arbitrage à 18 ans.

Lorsqu'on évoque la possibilité de le voir sur les lignes de côté lors d'un match de l'Impact, au stade Saputo, il préfère ne pas se projeter trop loin dans l'avenir. «Je recommence à la base de la pyramide, avec de nouveaux objectifs. Je suis un des plus jeunes du groupe. Je dois d'abord prendre de l'expérience, mais c'est certainement un objectif atteignable à long terme», espère Bettez-Quessy qui est aujourd'hui affilié au club Chaudière-Ouest en tant que chef des arbitres.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer