Dans les traces de Guillaume Bertrand

Un projet de biathlon parascolaire à Saint-Barnabé permettra... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Un projet de biathlon parascolaire à Saint-Barnabé permettra à une vingtaine de jeunes de découvrir un nouveau sport d'hiver. Parmi eux, on retrouve Mathis Gagnon, Émilie Laliberté, Amélie Gaudette, Sarah Branchaud, Samuel Boulanger-Félix et Priscilla Héroux. Ils sont accompagnés du maire de Saint-Barnabé Michel Lemay et de l'instigateur du projet Stéphane Courchesne.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Saint-Barnabé) L'implication d'une douzaine de partenaires a permis la création d'une nouvelle activité parascolaire dans la MRC de Maskinongé, où une vingtaine d'écoliers du primaire découvriront les rudiments du biathlon.

Le projet a pris naissance grâce à l'initiative du professeur d'éducation physique Stéphane Courchesne et son collègue Jocelyn Renaud. En décembre, les deux éducateurs cherchaient une activité susceptible d'intéresser les jeunes à la pratique d'un sport d'hiver. 

Adeptes de ski de fond, Courchesne et Renaud ont penché vers le biathlon et ont reçu l'appui de plusieurs intervenants: le Centre régional d'entraînement et d'événements de la Mauricie (CREEM), la MRC de Maskinongé, la Commission scolaire de l'Énergie et Biathlon Mauricie, pour ne nommer que ceux-là.

«Tout s'est fait en un temps record», s'enthousiasmait Stéphane Courchesne, mardi, lors du dévoilement de la première cohorte des biathlètes. «On a commandé les skis juste avant Noël et dès le retour des Fêtes, on pouvait commencer à planifier les séances. On a commencé avec les jeunes il y a une dizaine de jours. Ils adorent ça!»

Ces jeunes proviennent de quelques écoles réparties sur le territoire de la MRC, que ce soit à Saint-Paulin, Charette, Saint-Élie-de-Caxton et Saint-Barnabé. C'est d'ailleurs à Saint-Barnabé, village natal de l'athlète de niveau international Guillaume Bertrand, que les enfants s'adonneront au biathlon. Le maire Michel Lemay accepte de prêter le terrain des loisirs pour l'occasion.

L'organisme AnimAction Plus s'occupe pour sa part de la gestion des équipements sportifs. Les séances ont lieu les mercredis soirs, entre 18 h et 19 h 30, sous les réflecteurs du stade de baseball.

Au CREEEM, le directeur Sean Cannon se disait tout aussi fier du partenariat. Il faut dire que l'organisme établi à Trois-Rivières accumule les ententes avec les clubs sportifs de la MRC de Maskinongé.

En plus de son implication dans la création du projet parascolaire de biathlon, le CREEM épaule le club d'haltérophilie Orca de Louiseville, le Club de taekwondo de Louiseville, le Club de gymnastique de la MRC de Maskinongé ainsi que l'Association de soccer de Saint-Étienne-des-Grès et de Saint-Boniface.

«Par contre, pour le biathlon, on a vraiment développé quelque chose. Nous sommes partis de rien et on a réussi à monter un projet en quelques semaines. C'est très valorisant pour tous les acteurs impliqués», estime Cannon.

La MRC de Maskinongé a injecté un montant de 9000 $ dans le cadre de son entente avec le CREEM, qui a par la suite prévu 2000 $ de cette enveloppe pour le biathlon.

Pas de tir pour l'instant

Qui dit biathlon dit bien sûr tir à la carabine. L'enseignement d'une bonne technique pour les styles du pas de patin et du pas classique demeure un incontournable en ski de fond, mais il faut aussi savoir tirer si on souhaite pratiquer le biathlon.

À Saint-Barnabé, les jeunes n'utiliseront donc pas de carabine, mais développeront la portion du tir de cette discipline avec des poches ou des ballons. Bref, ce sera très ludique comme approche. «Le sport leur sera enseigné avec les bonnes valeurs», assure Stéphane Courchesne, impatient à l'idée de visiter les installations de Biathlon Mauricie avec ses jeunes.

Ils seront tous à Notre-Dame-du-Mont-Carmel le dimanche 21 février pour une première sortie sur un site de compétition. «On espère qu'ils puissent s'initier au tir au laser. L'objectif serait d'en avoir à Saint-Barnabé, mais ça coûte 2000 $ par carabine.»

Qu'à cela ne tienne, l'enseignant est heureux du chemin parcouru depuis le début du mois de décembre. «Il y a même un parent bénévole qui s'est proposé pour entretenir le terrain avec sa motoneige et un tapis de caoutchouc qu'on retrouve dans les arénas!»

Grâce à l'achat de ski à roulettes, financé en partie par le Grand défi Pierre Lavoie, les jeunes auront l'opportunité de peaufiner leur technique de fondeur été comme hiver.

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