Jean Pascal ne croit pas que sa carrière soit finie

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« Kovalev était le meilleur des deux [samedi] soir, il a livré tout un combat. Il a prouvé pourquoi il a trois ceintures. C'est le meilleur de la division. Mais je ne crois pas que ma carrière soit finie. J'ai encore un bel avenir devant moi », estime Jean Pascal.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

La cuisante défaite de Jean Pascal face à Sergey Kovalev, samedi soir, au Centre Bell, a immédiatement soulevé une question sur toutes les lèvres: que lui réserve l'avenir?

A-t-il l'intention de poursuivre sa carrière ? Son nouvel entraîneur, Freddie Roach, poursuivra-t-il l'aventure? InterBox sera-t-elle de la partie? Et HBO?

Pour le principal intéressé, il n'y a pas de doute: il poursuivra sa route.

«Kovalev était le meilleur des deux [samedi] soir, il a livré tout un combat. Il a prouvé pourquoi il a trois ceintures. C'est le meilleur de la division. Mais je ne crois pas que ma carrière soit finie. J'ai encore un bel avenir devant moi», estime-t-il.

Son adversaire avait un autre son de cloche.

«Pascal fait peut-être partie du top 10 des adversaires que j'ai affrontés, a analysé Kovalev, qui a porté sa fiche à 29-0-1 et 26 K.-O. avec cette victoire. Mais je suis rendu à un niveau supérieur. Je veux affronter les meilleurs de ma division. Je pense qu'il devrait changer de division de poids ou songer à la retraite.»

Mais celui qui s'est dit attristé à la fin de cette soirée n'a de toute évidence pas perçu le combat de la même façon que les gens sur place.

«J'ai donné un sale combat à Kovalev je crois, un combat excitant, a-t-il dit. À chaque fois que Jean Pascal se bat, c'est toujours excitant.»

Ç'a déjà été vrai, mais cela fait bien longtemps qu'un combat de Jean Pascal (30-4-1, 17 K.-O.) n'a pas été excitant. Possiblement que cela remonte au mois d'août 2010, quand il a battu Chad Dawson pour défendre son titre du World Boxing Council (WBC) et ravi le titre de l'International Boxing Organization (IBO).

Les deux affrontements face à Bernard Hopkins n'ont pas été des plus excitants, mais on peut attribuer cela au style éteignoir du vétéran boxeur de Philadelphie. L'affrontement contre Aleksy Kuziemski a été d'un ennui mortel; George Blades n'avait pas sa place dans le même ring que Pascal; et il a affronté un Lucian Bute au fond du baril en janvier 2014.

Passons sous silence le vaudeville qu'a été son affrontement contre Roberto Bolonti, il nous reste la trilogie Kovalev-Gonzalez-Kovalev. De ces trois combats, le premier aura été le meilleur, mais il avait été loin d'être une performance électrisante de Jean Pascal.

Quant à Roach, on est en droit de se demander s'il restera dans le coin de Pascal. Le vétéran entraîneur prétend que oui, que Pascal a eu « une éthique de travail irréprochable » pendant le camp d'entraînement et qu'il est devenu «un ami».

«J'ai hâte de retravailler avec lui», a-t-il conclu. Mais ses nombreux autres boxeurs - Manny Pacquiao et Miguel Cotto en tête - lui laisseront-ils le temps de le faire? Et, la question se pose: Pascal aura-t-il les moyens de se payer Roach avec des combats de moindre envergure? Puisque c'est ce qui risque de l'attendre, du moins pour son prochain affrontement.

Pascal peut toutefois compter sur l'appui indéfectible d'InterBox. Pierre Duc, vive-président d'InterBox, a réitéré l'appui du promoteur à l'endroit Pascal, martelant au passage à quel point le groupe est fier du boxeur.

«Ça prend tout un courage de se présenter deux fois devant Sergey Kovalev, a-t-il rappelé avec justesse. Nous, nous avons dit il y a quelque temps que nous le supporterions du début à la fin. Nous serons derrière lui au cours des prochains jours, des prochaines semaines, le temps que tout le monde reprenne son souffle. Il n'y a rien qui va changer.»

Mais rien au sujet de HBO, alors qu'après sa défaite de mars dernier, on s'était empressé de dire à quel point le réseau américain était entiché de sa performance et qu'il avait de grands plans pour lui. On s'est fait bien discret sur les intentions du réseau cette fois-ci, qu'on devine beaucoup plus modestes.

Qui Pascal pourrait-il affronter maintenant? On doute que sa performance de samedi ait fait écarquiller les yeux du clan Adonis Stevenson-Al Haymon. Du côté de GYM, ses autres mi-lourds, Eleider Alvarez et Artur Beterbiev, sont à un autre niveau de leur carrière présentement. Alvarez est l'aspirant obligatoire au titre du World Boxing Council (WBC) de Stevenson et Beterbiev serait clairement une trop grosse pointure pour Pascal présentement.

Avec la performance qu'a offert Bute contre James DeGale, est-ce le temps de remettre une revanche contre Pascal à l'avant-plan? Le Montréalais d'origine roumaine a toujours dit qu'il souhaiterait venger cet échec quand le moment sera venu. Les astres sont-ils bien alignés?

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