L'incroyable éclosion de Superman

Cam Newton... (PHOTO STEPHEN BRASHEAR, ASSOCIATED PRESS)

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Cam Newton

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(Trois-Rivières) Pendant que les meilleurs joueurs de la NFL - du moins, ceux qui ne seront pas au Super Bowl - vont tenter de divertir du mieux qu'ils le peuvent les amateurs de football dans le cadre du Pro Bowl, prenons un peu de recul pour disséquer la saison qui tire à sa fin. Une année qui porte l'empreinte indélébile des Panthers et Cam Newton.

Les monarques du calendrier régulier représentent sans aucun doute la plus belle histoire de la NFL.

Avant le début de la saison 2015, peu d'observateurs auraient pu prévoir une telle éclosion des Panthers. Leur redoutable efficacité en défensive était déjà bien documentée, mais leur attaque était loin d'être considérée comme un rouleau compresseur. L'année précédente, c'est de peine de et de misère qu'ils avaient accédé aux éliminatoires, malgré une piètre fiche sous la barre de ,500 (7-8-1).

Pendant le calendrier pré-saison, la perte de Kelvin Benjamin, meilleur receveur des Panthers en 2014, n'a rien fait pour bonifier les attentes envers les chouchous de la Caroline du Nord.

Faisant fi des critiques, Cam Newton a plutôt pris en charge cette offensive en devenant possiblement le joueur le plus difficile à contenir dans toute la NFL.

Au plan statistique, Superman n'est pas celui qui amasse le plus de verges par la voie des airs. Il a terminé 16e dans le circuit Goodell à ce chapitre.

Cependant, son excellent taux de passes de touché (35) vis-à-vis les interceptions (10) démontre qu'il a appris à mieux doser les risques.

Quand on ajoute ses 636 verges et 10 touchés au sol, c'est là qu'il devient humainement impossible, ou presque, à freiner. Comment ralentir ce quart de 6pi 5po et 245 livres, une charpente plus imposante que plusieurs joueurs défensifs, qui peut se déplacer comme une gazelle et lancer un ballon avec puissance et précision? C'est l'épineuse question à laquelle les Broncos de Denver devront répondre le 7 février à Santa Clara.

Jusqu'à maintenant, bien peu ont pu freiner la meilleure attaque de la NFL. Les Falcons ont réussi l'impensable en mettant un terme à leur quête de perfection. Outre cet épisode inexplicable, toutes les autres équipes ont été frappées de plein fouet par l'invincible horde des Panthers.

Avec tout ça, on n'a même pas abordé la défensive, menée par Luke Kuechly et Josh Norman. Alors imaginez tout l'ampleur du défi proposé par les Panthers de la Caroline. En prime, non seulement ils sont dominants, ils sont aussi très spectaculaires et en symbiose constante avec leurs partisans. Difficiles à ne pas aimer, ces Panthers.

Alors même si quelques autres joueurs ont connu de bonnes saisons (Adrian Peterson, Tom Brady, Russell Wilson, Carson Palmer, Antonio Brown), personne ne semble arriver à la cheville de Cam Newton en 2015.

Qu'on lui remette le trophée du joueur le plus utile.

Adrian Peterson... (Photo Charlie Neibergall, archives AP) - image 2.0

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Adrian Peterson

Photo Charlie Neibergall, archives AP

Les fleurs...

Adrian Peterson

Quel retour en force du Purple Jesus, après un an loin du terrain en raison de ses déboires judiciaires. Peterson a repris sa place au sommet des porteurs de ballon avec 1485 verges et 11 touchés, sa troisième meilleure récolte en carrière. Son impact a été immédiat chez les Vikings du Minnesota qui ont accédé aux éliminatoires en plus de remporter la division Nord de l'association Nationale, devant les Packers.

Tom Brady

Encore une fois, Tom Brady s'est avéré indispensable aux Patriots. Pourtant privé d'éléments-clés pendant quelques matchs, l'enfant chéri de la Nouvelle-Angleterre a tout de même connu une saison du tonnerre, avec 4770 verges, 36 passes de touché contre 7 interceptions. Les faux pas collectifs de fin de saison, marqués par les blessures et une ligne offensive qui ne protégeait plus rien, ont coûté l'avantage du terrain aux Patriots pour les éliminatoires et, possiblement, une place au 50e Super Bowl.

Les Steelers de Pittsburgh

Le'Veon Bell a raté la moitié de la saison, Ben Roethlisberger s'est absenté quatre matchs. Malgré ces deux lourdes pertes à l'attaque, les Steelers ont trouvé une façon de maintenir la barque à flot et accéder aux éliminatoires. Avec toute la parité qui existe dans cette ligue, il s'agit là d'un remarquable accomplissement. En séries, une infirmerie surpeuplée a cependant eu raison d'eux.

Les Chiefs de Kansas City

La pression était forte sur l'entraîneur Andy Reid qui affichait un piètre dossier de 1-5 en début d'année. Malgré la perte du demi-offensif Jamaal Charles, qui aurait pu faire plonger l'équipe davantage, les Chiefs se sont ressaisis pour remporter 10 matchs consécutifs et même chauffer le derrière des Broncos au sommet de la division Ouest de l'Américaine. Sans être flamboyant, Alex Smith a pris en charge cette équipe, appuyé par une défensive coriace.

Andrew Luck... (Photo Brian Spurlock, USA Today) - image 3.0

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Andrew Luck

Photo Brian Spurlock, USA Today

Et les pots

Les Colts d'Indianapolis

Assurément la plus grande déception de l'année. Considérés comme de potentiels aspirants au trophée Vince Lombardi, avec des acquisitions comme Frank Gore et Andre Johnson, les Colts n'ont jamais été capables de faire lever le gâteau. La perte d'Andrew Luck n'a pas aidé, c'est vrai. Mais même avant de voir leur joyau tomber au combat, leur rendement était inquiétant au sein de la pire division de la NFL. Rater les séries servira peut-être d'électrochoc. Luck aura besoin d'une meilleure protection s'il veut déployer tout son talent.

Les Eagles de Philadelphie

Après avoir volé la vedette pendant l'entre-saison, avec plusieurs acquisitions spectaculaires, les Eagles de Philadelphie n'ont jamais réussi à prendre leur envol. DeMarco Murray était pénible à regarder dans le champ-arrière. Il s'ennuyait drôlement de ses colosses des Cowboys de Dallas. Sam Bradford a été mauvais et la grogne, déjà omniprésente à Philadelpnie, a simplement gagné en intensité, semaine après semaine. Bref, le plan de Chip Kelly a fait patate et il a écopé sans aucune surprise, avant le dernier match de la saison. Ce sont maintenant les 49ers qui devront gérer ce spécimen.

Johnny Manziel

Au rythme où vont les choses, sa carrière pourrait être de bien courte durée. Manziel semble vivre sur du temps emprunté à Cleveland, avec raison. Les seules fois, ou presque, où on entendait parler de lui cette saison, c'était en raison de ses frasques hors du terrain. Ça va déjà assez mal au pays des Browns, pas besoin d'avoir une telle distraction en plus. Maintenant, qui sera assez fou pour l'intégrer à son équipe, dans l'espoir qu'il retrouve le droit chemin? Les bénévoles au grand coeur ne courent pas les rues...

La défensive des Saints de la Nouvelle-Orléans

Quel unité offensive gâchée, celle des Saints. Drew Brees a beau diriger un des groupes les plus productifs de la NFL, il peine à empocher les victoires en raison d'une défensive exécrable sur laquelle les offensives adverses s'essuient les pieds. Il est grand temps que Sean Payton déniche un coordonnateur compétent pour replacer son équipe parmi l'élite.

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