Nault écartée des qualifications olympiques

Marie-Ève Nault a été écartée de l'équipe nationale... (Soccer Canada)

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Marie-Ève Nault a été écartée de l'équipe nationale qui participera aux qualifications olympiques, en février au Texas.

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(Trois-Rivières) Après deux mois de camp d'entraînement, marqués par un tournoi préparatoire au Brésil, Marie-Ève Nault n'a finalement pas été retenue au sein de l'équipe nationale en prévision des qualifications olympiques pour les Jeux de Rio 2016.

Ce refrain, la Trifluvienne de 33 ans le connaît trop bien et c'est pourquoi, au-delà de la vive déception, elle s'accroche malgré tout à un espoir de plus en plus mince de représenter son pays dans la capitale brésilienne l'été prochain.

Lorsque son téléphone a retenti, lundi, elle savait très bien quelle mauvaise nouvelle lui pendait au bout du nez. L'entraîneur de l'équipe nationale de soccer féminin, John Herdman, allait lui annoncer qu'elle ne ferait pas partie du contingent de 20 joueuses qui tenteront de qualifier le Canada pour les Jeux olympiques de Rio, lors du tournoi de la zone CONCACAF qui se tiendra en février au Texas.

Pour la défenseure, qui fait partie de l'équipe nationale depuis janvier 2004, le choc est évidemment difficile à encaisser. «Je suis déçue. Ça fait mal sur le coup, c'est certain. Je venais de passer un bon deux mois avec l'équipe, en tournoi au Brésil et en camp d'entraînement à Vancouver. J'ai donné tout ce que j'avais, mais je ne peux contrôler les décisions de l'entraîneur», a raconté Nault, en entrevue avec Le Nouvelliste.

Médaillé de bronze aux Jeux de Londres en 2012, le Canada a connu une prestation en demi-teinte lors de la Coupe du monde présentée au pays l'été dernier, en voyant son parcours être freiné en quarts de finale. Afin de qualifier l'équipe nationale pour les Jeux de Rio, l'entraîneur Herdman a donc fait beaucoup de place à la relève au sein de son alignement, alors que sept joueuses sont âgées de 20 ans ou moins.

De plus, le Canada a retenu les services de six attaquantes, ce qui laissait moins de places disponibles dans le front défensif qu'à l'habitude. Le déplacement de Josée Bélanger de l'attaque à la défense a également pesé dans la balance. Avec ce changement de garde qui prend de plus en plus forme sur l'échiquier national, Nault fait donc partie des joueuses à avoir écopé.

«L'entraîneur veut préparer une relève. Présentement dans l'équipe, les joueuses sont, soit très vieilles ou très jeunes, alors il doit intégrer de la jeunesse pour assurer le changement de garde, après les Jeux de Rio. Les jeunes ont été très bonnes au camp à Vancouver. Elles sont très rapides et possèdent un bon flair offensif», analyse la Trifluvienne.

Ce même son de cloche a justement été souligné par l'état-major lors de l'annonce des 20 joueuses choisies pour le tournoi au Texas. Du groupe, 13 d'entre elles ont enfilé le maillot rouge lors de la Coupe du monde 2015.

«Nous avons évalué les joueuses, au camp de l'équipe nationale féminine et à l'extérieur, et nous avons eu plusieurs bonnes opportunités de les voir dans des environnements à haute pression. L'équipe que nous avons sélectionnée aujourd'hui représente le meilleur du soccer canadien, un mélange subtil de jeunesse et d'expérience», a dit Herdman.

C'est donc sans la défenseure numéro 20 que le Canada, 11e au monde, amorcera sa route vers Rio, dans le groupe B du tournoi CONCACAF qui comprend également le Guyana (89e), Trinité-et-Tobago (48e) et le Guatemala (76e). Pour mériter une place dans le tableau olympique, le Canada devra accéder à la finale. Le premier match est prévu le 11 février. Les États-Unis (1eres), le Mexique (26e), le Costa Rica (34e) et Puerto Rico (108e) forment l'autre groupe.

Garder espoir

Malgré cette nouvelle déception, Nault refuse de tracer un trait définitif sur les Olympiques 2016. Remarquez, on peut comprendre l'expérimentée défenseure de conserver un soupçon d'espoir d'enfiler le maillot unifolié à Rio de Janeiro au mois d'août. En 2012, en préparation pour les Jeux olympiques de Londres, elle avait également été écartée des qualifications olympiques.

Quelques mois plus tard, elle était également ignorée dans la composition de l'alignement des 18 joueuses pour le tournoi olympique. Cependant, son nom avait été inscrit sur la liste des trois substituts qui feraient le voyage sur le Vieux continent.

Une fois au Royaume-Uni, une blessure à une coéquipière est venue chambouler les plans, si bien que Nault a disputé la quasi-totalité des minutes à compter du deuxième match, y compris celui de la médaille de bronze remporté aux dépens de la France.

Ensuite, après les Jeux de 2012, elle avait encore été exclue de l'équipe nationale, avant de finalement y être réintégrée quelques semaines plus tard, en route vers une participation à la Coupe du monde 2015. Bref, les exclusions, Marie-Ève Nault connaît ça.

D'ailleurs, quand l'entraîneur Herdman l'a appelée lundi, il a laissé planer une petite ouverture. «Il m'a dit qu'il ne s'agissait pas d'une décision finale et que ça ne me fermait pas complètement la porte pour les Olympiques», lance celle qui mettra le cap sur la Suède plus tôt que prévu pour rejoindre le KIF Örebro, vers la mi-février.

«Je souhaite connaître une bonne saison là-bas et brouiller les cartes... encore une fois. J'ai toujours espoir et mon expérience passée m'aide à garder la tête haute. Je sais qu'il n'y a pas juste un chemin qui mène à Rome. Je ne suis jamais passée par la grande porte par le passé, alors pourquoi changer les choses?»

À ce sujet, assez difficile de la contredire, en effet!

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