Pour une dernière fois...

Tom Brady et Peyton Manning croiseront le fer... (AP)

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Tom Brady et Peyton Manning croiseront le fer une 17e fois dimanche, avec une place au 50e Super Bowl à l'enjeu.

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(Trois-Rivières) Quatorze ans après leur premier choc, le rideau tombera fort probablement sur la palpitante rivalité entre Peyton Manning et Tom Brady, dimanche à Denver, avec la présentation du 17e chapitre. Pour la NFL, difficile de demander mieux comme divertissement afin de mettre la table pour le 50e Super Bowl!

Contrairement aux affrontements passés, le match sera beaucoup moins axé uniquement sur les deux futurs membres du Temple de la renommée. Tout le monde sera mis à contribution dans l'espoir de mériter un billet pour Santa Clara, en Californie.

Brady a beau avoir connu une autre saison splendide à la tête des Patriots, la réalité est toute autre pour le légendaire Manning, aux prises avec un inquiétant ralentissement. Le 18 n'est plus l'ombre de lui même et on grince des dents très souvent lorsqu'il dégaine vers ses receveurs. De plus, le match s'annonce passablement rude avec la présence des deux défensives totalisant le plus grand nombre de sacs cette saison.

Contre Brady, Bill Belichick et les Patriots, Manning n'a pas toujours brillé. Loin de là. Le dernier duel s'était d'ailleurs soldé par un affront de 43-21, en novembre 2014.

Pour l'ensemble de l'oeuvre, Brady a l'avantage avec 11 victoires en 16 matchs. En éliminatoires, le portrait est toutefois plus corsé entre les deux. Deux victoires de chaque côté, chaque fois à l'avantage de l'équipe à domicile. C'est d'ailleurs Manning qui est sorti vainqueur des deux derniers duels, dont le plus récent en janvier 2014.

Quelques rendez-vous ratés ont ponctué leur rivalité depuis. L'an dernier, les Broncos brillaient par leur absence en finale d'association, surpris par les Colts d'Indianapolis la semaine précédente. Puis, cette saison, un Manning blessé a dû passer son tour et Brock Osweiler avait plutôt mené Denver à une improbable victoire en prolongation, le 29 novembre.

Cette fois, Manning est bel et bien à son poste. Dans quel état? Voilà qui est bien difficile à dire.

Face aux Steelers, Manning et ses coéquipiers à l'attaque ont manqué de mordant et ont bien failli s'auto-expédier en vacances. Heureusement, la défensive a permis de faire la différence avec un gros jeu au quatrième quart.

Cependant, un petit bémol me trotte dans la tête. Si l'unité des Broncos a accordé 339 verges à un Ben Roethlisberger très amoché, comment réussira-t-elle à contenir Brady et ses potes Rob Gronkowski, Julian Edelman et Danny Amendola? Vrai que Denver a misé sur la meilleure défensive contre la passe dans la NFL en 2015 et le groupe mené par Von Miller devra être à la hauteur.

Qu'à cela ne tienne, j'ose croire que Peyton Manning a encore un peu de magie dans son réservoir. Remarquez, cette observation est complètement biaisée car Manning, c'est mon idole. C'est grâce à ses prouesses dans l'uniforme des Colts, au début des années 2000, que mes dimanches sont devenus associés à la NFL.

Alors, allez Peyton, sors un dernier lapin de ton chapeau face à ton ennemi juré.

Prédiction: Broncos

Dimanche, 13 h 05 au Sports Authority Field de Denver

Cam Newton... (AFP) - image 2.0

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Cam Newton

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Carson Palmer

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Duel historique pour deux prodiges

Même si la quasi-totalité des regards seront tournés vers Denver pour le 17e choc Manning-Brady, la finale de l'association Nationale sera également enveloppée d'un aura historique. Pour l'affrontement entre les Panthers de la Caroline et les Cardinals de l'Arizona, il s'agira de la première fois de l'histoire de la NFL que deux quarts-arrières vainqueurs du trophée Heisman (remis au joueur par excellence du réseau universitaire américain) seront confrontés.

Si les amateurs ont encore certainement en mémoire les prouesses de Cam Newton en 2010, réalisées dans l'uniforme de l'Université Auburn, moins de gens se souviennent que Carson Palmer a été couronné en 2002 alors qu'il évoluait avec les Trojans de USC.

Il faut dire que les récipiendaires du trophée Heisman n'ont pas toujours connu l'éclosion prévue dans les rangs professionnels, au fil des ans, ce qui explique en partie pourquoi Newton et Palmer marqueront l'histoire dimanche.

Au-delà de cet aspect, c'est un duel drôlement plus complexe qui attend les amateurs au Bank of America Stadium de Charlotte alors que les deux meilleures équipes du calendrier régulier vont en découdre.

Les Panthers ont volé la vedette, avec raison, toute l'année grâce une saison qui a frôlé la perfection. Non seulement leur défensive s'est avérée intraitable, leur attaque a marqué le plus grand nombre de points (31,2 points par match) devançant tout juste les Cardinals (30,6 points par match).

D'un côté, le jeu au sol des Panthers est plus dévastateur - surtout en l'absence du porteur numéro un chez les Cardinals - et de l'autre, le jeu aérien mené par Palmer est un peu plus équilibré et imprévisible avec trois cibles de choix (Larry Fitzgerald, Michael Floyd et John Brown). Le vétéran Fitzgerald a d'ailleurs été sensationnel dans la victoire in extremis contre Green Bay avec un monstrueux total de 176 verges!

En bout de ligne, les Cardinals ont bien peu à envier aux Panthers, si ce n'est qu'un quart-arrière plus mobile qui peut changer le momentum d'un match à lui seul en se servant de ses jambes. Newton a parcouru 636 verges cette saison (40 verges par match) en plus d'atteindre la zone des buts 10 fois. À l'opposé, Carson Palmer sort bien peu souvent de sa pochette protectrice, comme en témoignent ses 24 verges au sol et un touché en 16 matchs.

À la lumière de ces chiffres, la plus grande tâche pour l'entraîneur Bruce Arians sera de parvenir à contenir Superman. Véritable génie, l'apport d'Arians est à considérer pour ce match.

Si mon coeur penche en faveur des Cardinals et leur sympathique Larry Fitzgerald, ma raison offre l'avantage aux Panthers, plus complets... par des poussières.

Prédiction: Panthers

Dimanche, 18 h 40 au Bank of America Stadium de Charlotte

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