Marc Bergevin prend le blâme

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Marc Bergevin a exceptionnellement rencontré la presse, jeudi, alors que le Canadien traverse l'une des pires séquences de son histoire.

La Presse

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Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne

Deux jours après le vibrant plaidoyer de Michel Therrien pour défendre ses joueurs après la défaite de 4-1 du Canadien contre les Bruins de Boston, Marc Bergevin a exceptionnellement rencontré les médias, jeudi, pour aborder un évantail de sujets - dont l'avenir de l'entraîneur-chef et l'état de santé de son gardien vedette.

«Les six dernières semaines ont été très difficiles. (...) Mais je peux m'avancer et dire que Michel Therrien et son personnel d'entraîneurs seront encore en place à la fin de la saison, peu importe l'issue de celle-ci, a martelé Bergevin, qui affichait une barbe hirsute et quelques cheveux gris en plus. C'est moi qui prend les décisions, je suis le responsable.»

«Les critiques devraient être dirigées vers moi, non pas vers Michel Therrien. C'est moi qui ai assemblé l'équipe qui est en place.»

Cette rencontre - un deuxième vote de confiance envers Therrien en 23 jours seulement - est survenue alors que l'équipe traverse l'une des pires séquences de son histoire.

Le Tricolore présente une fiche de 16 revers à ses 21 derniers affrontements et n'a amassé que neuf points sur une possibilité de 42 depuis le début du mois de décembre. Bergevin a profité de l'opportunité médias pour dire qu'il avait rencontré les joueurs pendant une vingtaine de minutes avant la séance d'entraînement, sans révéler la teneur de ses propos.

Il a enchaîné en lançant une petite bombe quelques minutes après le début de son point de presse en admettant que le CH devra se passer encore un peu plus longtemps de son gardien étoile Carey Price.

«Ça prend plus de temps que ce que nous anticipions - le corps de chaque personne est différent - il guérit moins rapidement que prévu, a-t-il dit. Son poste est très exigeant, surtout pour sa blessure. Il n'y a pas eu de rechute dans sa rééducation, et même si nous n'avons pas de date précise, je peux vous affirmer qu'il sera absent pendant encore trois semaines à un mois.»

D'ici au retour au jeu de Price, Bergevin a mentionné qu'il sera constamment aux aguets afin de tenter d'améliorer l'équipe. Il faut dire que le temps presse.

Le Canadien est présentement exclu des séries éliminatoires avec 50 points de classement, soit un de moins que les Devils du New Jersey, détenteurs du dernier laissez-passer accordé à une équipe repêchée.

Il ne faut cependant pas croire que Bergevin est déconnecté de la réalité. Il est conscient des reproches des partisans, et il s'est défendu d'être inactif sur le marché des transactions ces dernières semaines, surtout dans la foulée de la transaction Ryan Johansen-Seth Jones.

«C'est certain que moi, j'essaie d'améliorer l'équipe. C'était comme ça à mon embauche en mai 2012, c'était comme ça quand nous étions 19-4 et ça ne changera pas, a-t-il dit. Pour plusieurs raisons, c'est très difficile aujourd'hui de faire des transactions pour des joueurs de haut calibre. Ils sont rarement disponibles, et il y a une masse salariale à respecter. Je me dois d'être responsable, et je ne suis pas prêt à sacrifier l'avenir du Canadien pour une solution à court terme.»

Bergevin s'est cependant fait très mystérieux lorsqu'il a abordé la transaction du défenseur Jarred Tinordi et Stefan Fournier en retour du dur à cuire John Scott et du défenseur Victor Bartley.

«C'était ma décision. Geoff Molson était au courant, mais c'était ma décision. (...) À ce moment-là, je devais faire cette transaction. Je ne peux vous en dire plus, mais si je le pouvais, vous comprendriez pourquoi...», a-t-il confié, énigmatique.

Le directeur général du Tricolore a aussi reconnu publiquement que les arrivées d'Alexander Semin et Zach Kassian s'étaient révélées des expériences infructueuses.

La foi en Markov

Bergevin a également tenu à discuter des effectifs en place au sein de l'organisation. Il a abordé une variété de sujets, allant des ennuis d'Andrei Markov depuis quelques matchs aux problèmes de l'attaquant Alex Galchenyuk.

Il a notamment défendu l'utilisation du défenseur russe, qui semble manquer d'essence au réservoir. Ses problèmes ont culminé mardi avec la passe parfaite qu'il a servie à Maxime Talbot sur son but, après avoir été battu de vitesse par le Québécois en échappée.

«Andrei est parmi les hockeyeurs les plus brillants de la ligue, a-t-il tenu à rappeler. Il voit le jeu, il l'anticipe parfaitement, et ça n'a rien à voir avec ses pieds. Vous savez, quand vous vieillissez, vous ralentissez. Mais selon moi, Andrei est encore une pièce essentielle dans cette équipe. Oui, Michel veut limiter son temps de glace. Mais certains soirs, c'est plus facile à dire qu'à faire. Il n'est plus une jeunesse, mais je suis certain qu'il va rebondir.»

À l'instar de Markov, Bergevin a indiqué que Therrien tente toujours de trouver des solutions pour Galchenyuk.

«Tous les joueurs ont changé de chaise ces derniers temps, a-t-il résumé. Nous tentons de trouver des solutions, et c'est la raison pour laquelle il bouge tant que ça. Michel veut seulement relancer notre attaque. Alex a connu des hauts et des bas cette saison, mais ça fait partie de l'apprentissage. Personnellement, je considère qu'il poursuit sa progression.»

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