Le COC congédie trois de ses dirigeants

L'ex-président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, et la... (Photo Mike Ridewood, archives PC)

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L'ex-président du Comité olympique canadien, Marcel Aubut, et la chef de la direction, Sports et relations avec les fédérations nationales du COC, Caroline Assalian.

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Donna Spencer
La Presse Canadienne

Trois hauts dirigeants du Comité olympique canadien (COC) se sont fait montrer la porte quelques jours après la parution d'un rapport accablant sur la façon dont l'organisme a géré les allégations de harcèlement sexuel à l'endroit de son ex-président Marcel Aubut.

Deux sources ont confirmé mardi que la chef de la direction, Sports et relations avec les fédérations nationales Caroline Assalian, la chef des opérations Judy Crute, ainsi que le directeur des ressources humaines Robert Cousin ne sont plus avec l'organisation. Un porte-parole du COC a déclaré que l'organisme ne commenterait pas sur des sujets personnels.

Aubut a démissionné de son poste en octobre dernier après que des femmes l'eurent accusé de harcèlement sexuel. L'avocat de 68 ans n'a toutefois pas été accusé de quoi que ce soit. Au moment de remettre sa démission, il a demandé pardon «à tous ceux et celles qui auraient pu être offensés par mon comportement».

Le COC a par la suite mandaté la firme indépendante Rubin-Thomlinson de réviser les politiques et les pratiques de l'organisation.

Plus d'une centaine d'interviews ont été menés auprès d'employés et d'ex-employés. L'une des conclusions de ce rapport est que la «majorité des gens interviewés ont été témoins ou victimes de harcèlement (autant sexuel que psychologique) pendant le mandat de l'ex-président, que ce soit aux bureaux du COC ou à l'extérieur de ceux-ci».

Le rapport indique également que «certains dirigeants ont admis se trouver en possession d'informations qui suggèrent que des membres du personnel ont été victimes de harcèlement».

Le COC, dont les quartiers généraux sont à Montréal mais qui compte également des bureaux à Toronto, s'est engagé à adopter les huit recommandations soumises dans le rapport.

Assalian a travaillé 20 ans pour le COC et occupait son poste depuis 2011. Elle a aussi travaillé au sein de la Commission d'évaluation 2022 du Comité international olympique à titre de conseillère. L'ex-vedette des Stingers de l'Université Concordia au basketball a fait partie des 20 femmes les plus influentes du sport selon l'Association canadienne pour l'avancement des femmes, de sport et de l'activité physique en 2008, 2011 et 2013.

Quand le rapport a été rendu public le 13 janvier, la nouvelle présidente, Tricia Smith, a indiqué qu'un nouveau dirigeant en ressources humaines ainsi qu'une secrétaire corporative seraient embauchés pour améliorer la gouvernance au sein de l'organisme.

Smith a aussi précisé que le conseil d'administration du COC a voté en faveur du maintien en poste du chef de la direction Chris Overholt, tout en promettant que «ce ne serait plus comme avant, que tout le monde, y compris Chris et (moi), devra assumer ses responsabilités».

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