Galchenyuk fait son mea culpa

Devante Smith-Pelly et Alex Galchenyuk estiment qu'ils tireront... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Devante Smith-Pelly et Alex Galchenyuk estiment qu'ils tireront des leçons de la saga survenue dans la nuit de samedi à dimanche.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Il y aura de la rare et prestigieuse visite au Centre Bell jeudi, mais il n'en a pas été question mercredi. Comme il fallait s'y attendre, les réflecteurs étaient tournés vers Alex Galchenyuk et Devante Smith-Pelly, reléguant aux oubliettes Patrick Kane, Jonathan Toews et les autres vedettes des Blackhawks de Chicago.

Juché sur un piédestal dans le vestiaire du Complexe sportif Bell, Galchenyuk n'aurait pas demandé mieux que de parler des champions en titre de la Coupe Stanley, l'équipe de l'heure dans la LNH. La troupe de Joel Quenneville se pointera à Montréal forte d'une séquence de huit gains et d'une fiche immaculée depuis le début de 2016.

Mais dans un marché comme celui de Montréal - un aspect auquel il a justement fait allusion - Galchenyuk allait devoir affronter les journalistes un jour ou l'autre, un exercice dont il avait d'ailleurs été épargné la veille, tout comme Smith-Pelly.

Galchenyuk a passé plus de cinq minutes à répondre aux questions des reporters, même si en deux ou trois occasions, il leur a mentionné qu'il voulait passer à autre chose.

«Hier (mardi), ma priorité était de parler avec le directeur général (Marc Bergevin) et mon agent (Pat Brisson). Aujourd'hui, je suis disponible pour rencontrer les médias et je tiens d'abord à dire que je me sens mal au sujet de l'incident parce qu'il a été rendu public, et que je suis malheureux pour mes coéquipiers, pour l'organisation et pour les amateurs.

«Par ailleurs, a renchéri Galchenyuk, je suis un jeune joueur et il s'agit d'une leçon de vie. Aussi, il s'agit d'un incident lié à ma vie personnelle, et je n'émettrai aucun commentaire et ne parlerai pas de ce qui a été discuté lors de ma rencontre avec Marc. Je veux mettre toute mon attention sur le match de (jeudi) afin d'aider notre équipe à battre Chicago.»

Galchenyuk, qui considère n'avoir rien fait de mal, a admis que l'incident du week-end à son lieu de résidence avait causé de la distraction dans l'entourage du club. Au passage, il a laissé sous-entendre qu'il a aussi peut-être été amplifié parce qu'il est survenu à Montréal.

«La chose la plus importante, est d'essayer d'éviter de provoquer des distractions dans l'équipe. Dans un marché comme Montréal, ça peut être difficile et il s'agit d'une leçon. Je regrette d'avoir causé des distractions. J'en suis malheureux, et je veux passer à autre chose.»

Malgré toute la tempête, Galchenyuk assure qu'il aime porter l'uniforme du Canadien. «C'est un marché où j'adore jouer. Les amateurs sont extraordinaires. Il y a beaucoup de pression, mais il y a aussi beaucoup d'aspects positifs et beaucoup d'énergie dans la ville.»

Quant à sa rencontre avec Bergevin, Galchenyuk n'a pas voulu entrer dans les détails, se contentant de dire qu'elle avait été positive. Même chose du côté de Smith-Pelly, qui a cependant précisé qu'il s'était assis seul à seul avec le directeur général du Canadien, entre cinq et dix minutes environ.

Smith-Pelly a lui aussi reconnu ses torts. «Vous apprenez beaucoup de choses d'un tel incident, comme le fait de me placer dans cette position, peu importe si je pensais que je ne faisais rien de mal. Les choses auraient pu être complètement différentes si j'avais pris une décision différente. Mais c'était ma responsabilité, et maintenant, je veux tourner la page.»

Therrien paternaliste

Pendant que Bergevin est resté à l'écart des journalistes, l'entraîneur-chef Michel Therrien a semblé renouer avec plaisir avec les représentants des médias après trois journées à l'écart.

Pendant près de 20 minutes, il a répondu avec soin à toutes les questions liées à la controverse, admettant qu'elle avait causé des distractions. Surtout, il s'est comporté comme un père de famille.

«Il ne faut pas oublier que nous faisons affaire à un jeune homme. Il a seulement 21 ans. Il va apprendre, c'est comme cela que je le vois. On a beau les entourer, les avertir. (...) On sait tous que Chucky n'est pas content de se retrouver dans cette situation, mais il va apprendre beaucoup.»

Assurant que les deux joueurs ne seront pas réprimandés à cause de l'incident, Therrien a fait remarquer que les exigences sont lourdes à l'endroit des hockeyeurs.

«On leur demande d'être des modèles, d'être parfaits, mais il ne faut pas oublier que ce sont de jeunes hommes.»

Malgré le sérieux de la conversation, Therrien a quand même trouvé le moyen de faire rire les journalistes. «J'aimerais ça que mes joueurs, le soir, mangent un biscuit au chocolat et boivent un verre de lait! J'aimerais ça. Mais ce n'est pas la réalité!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer