Kean change de ville... et d'entraîneur

Les routes de Jimmy Boisvert et de Simon... (Olivier Croteau)

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Les routes de Jimmy Boisvert et de Simon Kean se séparent à nouveau.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Au terme d'une longue réflexion, le boxeur Simon Kean a choisi de déménager à Montréal pour la suite de sa carrière, mettant ainsi un terme à une association de 10 ans avec son entraîneur du club Performance de Trois-Rivières, Jimmy Boisvert.

Petit à petit, le fossé qui séparait le poids lourd trifluvien de son entraîneur devenait de plus en plus grand depuis son passage chez les professionnels, cet automne. Le 4 décembre, au Métropolis, c'est même Mike Moffa, d'Eye of the Tiger Management, qui a dirigé l'action dans son coin plutôt que son mentor de longue date. C'est d'ailleurs Moffa qui supervisera désormais l'entraînement de Kean.

Bien attaché à sa ville natale, Kean assure avoir bien mûri cette déchirante décision. «C'est très difficile de quitter chez moi. Je ne fais pas ça sur un coup de tête. Si je pouvais amener Jimmy avec moi, je le ferais... Je suis encore en bons termes avec lui, mais c'est une décision que je dois prendre maintenant. Je n'ai qu'une seule carrière à vivre et si je veux devenir champion du monde, je n'ai pas de temps à perdre.»

Pour sa part, Jimmy Boisvert se fait bien peu bavard à ce sujet. Voilà déjà 10 ans que le propriétaire du club Performance avait pris sous son aile le colosse de 6pi 5po. «Simon s'entraîne à Montréal et ça ne se fait plus sous ma supervision. Il n'y a pas grand-chose d'autre à ajouter», résume-t-il.

Au printemps 2012, Boisvert et Kean avaient déjà mis fin à leur association, en pleine préparation pour les Jeux olympiques. La rupture n'avait cependant duré que quelques semaines et les deux comparses avaient enterré la hache de guerre pour compléter ensemble le plan de match pour Londres 2012.

Du côté d'EOTTM, le président Camille Estephan affirme que «Jimmy fera toujours partie de l'équipe de Simon.»

Cependant, le grand patron mentionne qu'il devenait de plus en plus nécessaire que son poulain de 27 ans, en qui il fonde de grands espoirs, s'installe dans la métropole afin d'optimiser sa progression.

«Le sparring, c'est primordial et c'est plus facile de trouver des partenaires à Montréal. Il s'entraîne déjà avec notre équipe pour le cardio en plus de ses entraînements avec Mike (Moffa). Ça lui faisait beaucoup de voyagement entre Montréal et Trois-Rivières, donc le déménagement va lui permettre de maximiser son énergie. Je sais que Simon fait ça avec le coeur très lourd, mais c'est pour le bien de sa carrière qu'il le fait.»

En plus de transporter sa carrière pugilistique à Montréal, Kean s'est également inscrit comme étudiant libre à l'Université du Québec à Montréal, où il prend des cours en communications. «C'est seulement un cours par semaine. J'avais envie de m'instruire et je voulais aussi être plus à l'aise avec les médias, entre autres.»

Chaque chose en son temps

Depuis qu'il a fait le saut chez les professionnels, cet automne, Simon Kean regarde attentivement le cheminement de Dillon Carman (9-2, 8 K.-O.), l'actuel champion canadien des poids lourds. Après sa plus récente victoire contre Alex Nicholson à Montréal, le Trifluvien n'avait pas caché son intention de défier l'Ontarien de 29 ans pour s'emparer de la ceinture nationale.

Cependant, il est encore trop tôt pour songer à disputer un combat de cette envergure, comme le rappelle le promoteur d'EOTTM. Kean ne doit pas brûler les étapes.

«La volonté d'atteindre cet objectif est là. Mais on doit lui trouver de bons adversaires pour lui permettre de se rendre jusque-là», explique Estephan, avant de préciser sa pensée.

«Simon doit commencer par disputer des combats de plus de quatre rounds avant de penser à ça. Il n'a pas encore fait de six rounds. Si c'était des combats de 4 rounds pour le championnat canadien, il serait déjà prêt à affronter (Dillon) Carman. Mais là, c'est un peu prématuré pour parler de ça», reconnaît le patron d'EOTTM.

D'ici là, Carman doit défendre sa ceinture le 21 janvier au Casino de Montréal face au Lavallois Eric Barrak (8-3, 7 K.-O.).

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