À surveiller dans le sport régional en 2016

Les Aigles devraient miser sur un noyau sensiblement... (Olivier Croteau)

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Les Aigles devraient miser sur un noyau sensiblement intact par rapport à celui de l'été 2015, au grand bonheur du gérant Pierre-Luc Laforest.

Olivier Croteau

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Le Nouvelliste

Si l'année 2015 a été fertile en émotions sur la grande scène du sport régional, 2016 s'annonce elle aussi prometteuse. Le Nouvelliste vous propose la suite de son reportage sur les personnalités et les équipes à surveiller au courant de la prochaine année.

Un deuxième titre dans la mire des Aigles

Enfants pauvres de la Ligue Can-Am pendant deux ans, les Aigles de Trois-Rivières entameront la saison 2016 dans l'uniforme des champions en titre, un scénario que bien peu de gens avaient prédit lors de la dernière campagne.

Il sera intéressant de voir comment les Oiseaux réagiront dans les premières joutes du calendrier. Pour diverses raisons, les Trifluviens ont toujours connu des difficultés en amorce de saison. Par contre, cette fois-ci, le noyau de l'équipe devrait demeurer sensiblement intact, ce qui permettra au gérant Pierre-Luc Laforest de lancer les hostilités en sachant très bien ce que la majorité de ses protégés peuvent lui apporter.

Si on a longtemps décrié le manque de production des joueurs vétérans à Trois-Rivières, les Aigles devraient être beaucoup mieux équipés en 2016. Laforest devra d'ailleurs négocier avec des décisions difficiles puisqu'il ne pourra garder que quatre de ses cinq vétérans. Les lanceurs Matthew Rusch et Luis Munoz font partie de cette catégorie, tout comme le voltigeur et favori de la foule Steve Brown, le général en défensive à l'arrêt-court Pedro Lopez et le puissant cogneur Javier Herrera.

Ces cinq joueurs ont été indispensables aux Aigles l'an dernier et le départ de l'un d'entre eux aura des répercussions.

L'année 2015 a sans contredit été celle des Aigles sur la scène sportive régionale. En fait, Trois-Rivières s'est imposée comme la capitale du baseball québécois l'été dernier. Peuvent-ils encore faire mieux en 2016? Les dirigeants du club croient que oui.

Chose certaine, les entreprises de la région sont davantage tentées de brasser des affaires avec les Aigles, qui ont prouvé qu'une équipe majeure pouvait opérer avec succès en Mauricie durant la période estivale. Cette réalité facilitera le travail du directeur-gérant René Martin, qui espère annoncer au cours des prochains mois la venue d'un partenaire dont le nom pourrait se retrouver sur le stade Fernand-Bédard.

À Ottawa, la firme Raymond Chabot Grant Thornton investit plus de 500 000 $ sur trois ans en vertu de la vente des droits de dénomination du stade des Champions.

Au niveau junior, il sera intéressant de surveiller les premiers pas de Jean-Philippe Lemay à la barre des Aigles Plante Sports. Lemay prendra le relais de Rémi Doucet, qui a quitté l'automne dernier après 10 saisons à la barre du club, fort d'une médaille d'or remportée au championnat canadien de 2015.

Le père des frères Dumoulin, Richard (à gauche),... (NASCAR CANADA) - image 3.0

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Le père des frères Dumoulin, Richard (à gauche), aimerait bien voir ses deux fils Louis-Philippe (au centre) et Jean-François (à droite) fonder leur propre écurie en série NASCAR Pinty's.

NASCAR CANADA

Les Dumoulin enfin réunis?

C'était l'objectif visé dès la création de Dumoulin Compétition, il y a quelques années, et ça semble vouloir se matérialiser pour 2016. Les frères Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin étudient depuis plusieurs mois la possibilité de fonder leur propre écurie, dont les quartiers généraux s'établiraient bien sûr à Trois-Rivières.

Plusieurs aspects tendent à pencher vers la création de cette fameuse écurie. D'abord, Louis-Philiippe, champion national NASCAR en 2014, ne sera pas de retour avec King Autosport la saison prochaine, notamment en raison du manque de disponibilité de son chef d'équipe Mario Gosselin. Puisqu'il n'y a que très peu d'ouvertures parmi les quatre ou cinq bonnes équipes en série NASCAR Pinty's en vue de 2016, l'idée de devenir maître de sa destinée séduit avec raison le plus jeune des Dumoulin.

Quant à Jean-François, il a multiplié les rencontres avec les dirigeants de l'entreprise québécoise des Industries Spectra Premium. Il ambitionne toujours de participer à toutes les épreuves de la série canadienne l'an prochain, lui qui s'est bien débrouillé - avec des moyens limités - lorsqu'envoyé dans la mêlée ces dernières années.

Dans la cité de Laviolette, les principaux intervenants du milieu du sport automobile salivent à l'idée de la création d'une équipe impliquant les deux frangins. Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, a d'ailleurs lancé des fleurs à l'endroit de Jean-François qui, croit-il, possède déjà une expertise semblable à celle d'un chef d'équipe de NASCAR Canada.

En plus de faciliter la communication et les déplacements, un garage permanent où seraient entreposées les voitures des deux frères consoliderait le statut de Trois-Rivières comme ville majeure de sports automobiles non seulement au Québec, mais au pays.

Par contre, si on s'attendait à une importante annonce avant la fin de la dernière année, le tout a été repoussé, ce qui laisse sous-entendre que les Dumoulin n'ont pas encore réuni tous les acteurs qu'ils souhaitent avoir avec eux autour de la table. Le temps commence à presser et il en coûterait entre 375 000 $ et 500 000 $ pour fonder l'équipe, selon les chiffres qui circulent.

Ce dossier sera assurément à surveiller cet hiver.

Michaël Bournival ... (Le Soleil) - image 4.0

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Michaël Bournival

Le Soleil

Une année cruciale pour Michaël Bournival

Michaël Bournival a sûrement connu l'année la plus éprouvante de sa carrière en 2015. Celle qui s'en vient est donc cruciale s'il veut éventuellement s'établir comme un joueur de la LNH. Pour le moment, Bournival doit rester le plus loin possible de la clinique et prouver que ses ennuis avec les commotions cérébrales appartiennent au passé.

Quand cette étape sera passée, il pourra se concentrer à remonter dans la hiérarchie du Canadien. Ce ne sera pas une mince tâche, plusieurs jeunes l'ont devancé pendant qu'il était confiné aux lignes de côté.

Présentement dans la Ligue américaine à St.John's où le club-école du Canadien s'est installé cet automne, Bournival semble progresser. Sa vitesse demeure son principal atout, sa fiabilité dans les trois zones va toujours plaire à ses entraîneurs. Espérons également que ce détour forcé par les ligues mineures lui permettra de reprendre confiance près du filet ennemi. Présentement, Bournival montre une fiche d'un but et quatre mentions d'aide en neuf matchs. Ce n'est pas un rendement suffisant pour appuyer l'énoncé de son agent Christian Daigle, qui avait dit au moment où son client avait été ignoré au ballotage qu'il était trop fort pour la Ligue américaine.

Bournival est encore bien jeune, à 23 ans. C'est un travailleur acharné, qui a toujours réussi à forcer la main de ses employeurs. Mais en ce moment, il s'attaque au plus grand défi de sa carrière. Toucher à la LNH est un bel accomplissement. S'y établir, quand on n'est pas un surdoué, relève de l'exploit!

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