Athlètes et équipes de la région à surveiller en 2016

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Le Nouvelliste

Si l'année 2015 a été fertile en émotions sur la grande scène du sport régional, 2016 s'annonce tout aussi prometteuse. Trois boxeurs professionnels poursuivront leur cheminement tandis que plusieurs athlètes amateurs voudront se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio. La Mauricie et le Centre-du-Québec pourraient miser sur une belle délégation au Brésil en août prochain. Dans les sports collectifs, l'équipe féminine de basketball des Diablos sera considérée comme l'une des puissances du circuit collégial québécois, alors qu'au baseball, les Aigles de la Ligue Can-Am tenteront de défendre leur championnat acquis au terme de la dernière campagne. Dans la LHJMQ, les partisans des Cataractes de Shawinigan pourraient bien revivre un long printemps à l'instar de ceux de 2009 et 2012. Après avoir dressé un bilan de 2015 en dix chapitres, Le Nouvelliste vous propose, lundi et mardi, une liste de personnalités et d'équipes à surveiller au courant de la prochaine année.

La formation féminine de basketball des Diablos réussira-t-elle... (Olivier Croteau) - image 2.0

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La formation féminine de basketball des Diablos réussira-t-elle à maintenir le rythme, au sommet de la division 1 du RSEQ en 2016? À la lumière des résultats encourageants de la première moitié de saison, il est permis de croire que oui.

Olivier Croteau

L'épopée des Diablos basketball

Les Diablos du Cégep de Trois-Rivières ont déjà causé une certaine surprise en se hissant au premier rang de la division 1 en basketball collégial.

Campées au 10e rang à l'échelle canadienne, les protégées de Faisal Docter ont le vent dans les voiles depuis le début de la saison avec un excellent dossier de huit gains contre une seule défaite. Menées par Carrie-Ann Auger, qui s'alignera avec les Catamounts de l'Université du Vermont dans deux ans, les Trifluviennes ont signé des victoires contre d'excellents programmes, dont les Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy et les Blues du Collège Dawson.

Les Nomades du Cégep Montmorency, quatre fois championnes nationales au cours des cinq dernières années, sont les seules à avoir vaincu les Rouges.

Au rythme où se déroulent les choses, il serait surprenant que les Diablos ne soient pas du championnat provincial à la fin de la saison. Si elles parviennent à se faufiler jusqu'en finale québécoise, elles deviendraient alors la première édition du Cégep de Trois-Rivières à participer au championnat canadien de basketball féminin.

Depuis la création du programme féminin de division 1, à la fin des années 70, les Diablos n'ont jamais atteint le prestigieux rendez-vous national. Une seule fois dans leur histoire, les Trifluviennes ont décroché une médaille provinciale. C'était en 2009, alors que la formation dirigée à l'époque par Benoit St-Jacques avait remporté le bronze. Depuis, les Diablos ont disputé le championnat provincial en 2010, 2014 et 2015, sans réussir à se frayer un chemin jusque sur le podium.

Le skieur de Saint-Boniface Alex Bellemare tentera cette... (Courtoisie) - image 3.0

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Le skieur de Saint-Boniface Alex Bellemare tentera cette année d'ajouter de nouvelles manoeuvres à son arsenal, un aspect crucial en slopestyle.

Courtoisie

Bellemare entre les X Games et la Coupe du monde

Le skieur acrobatique Alex Bellemare a poursuivi son ascension sur la scène mondiale du slopestyle en 2015, terminant au troisième rang lors des X Games, disputées à Aspen. Une médaille qui est venue confirmer que Bellemare était de retour à son summum après avoir subi une opération au ligament croisé antérieur gauche.

Le Shawiniganais tentera de poursuivre sur cette lancée cet hiver, alors qu'il a de nouveau été invité aux X Games, qui auront lieu au même endroit. Bellemare se sent d'ailleurs d'attaque, lui qui n'a pas caché être en mode «le tout pour le tout».

En effet, plus tôt cette saison lors du Dew Tour, il a chuté à deux reprises lors de la phase préliminaire, ratant ainsi la finale de l'événement. Un résultat décevant, mais qui n'a pas inquiété le skieur, qui avoue viser avant tout le podium, et même la victoire, et non pas seulement d'accéder à la finale.

En plus des X Games, Bellemare participera à une épreuve de la Coupe du monde afin d'accumuler des points internationaux. Puisqu'il est membre de l'équipe nationale de ski acrobatique, il pourrait représenter le pays lors des Jeux olympiques de Pyeongchang en Corée du Sud, en 2018. Le processus qualificatif s'amorcera cette année et se poursuivra en 2017.

Bellemare a toutefois pris la décision de ne pas avoir un calendrier trop chargé lors de la prochaine année en termes de compétition afin d'être en mesure d'ajouter de nouvelles manoeuvres à son arsenal, un aspect des plus importants en

Alex Genest... - image 4.0

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Alex Genest

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Élissa Alarie

AFP

Qui ira à Rio?

En cette année olympique, les regards seront assurément tournés vers l'élite des athlètes amateurs de la région. D'ici les Jeux de Rio, qui se tiendront du 5 au 21 août, les différentes qualifications battront leur plein.

Du groupe qui tentera de représenter le Canada dans la capitale brésilienne, Alex Genest devrait obtenir sa qualification sans trop de problème. Son standard olympique déjà en poche, il doit maintenant se classer parmi les trois premiers au 3000m steeple-chase aux Championnats canadiens d'athlétisme en juillet.

De son côté, Elissa Alarie devrait être du nombre des 12 filles sélectionnées sur l'équipe nationale de rugby, si son genou est complètement rétabli. Le Canada est déjà qualifié mais la Trifluvienne est à l'écart de la compétition depuis sept mois.

Après avoir raté son invitation olympique en août, Gabriel Beauchesne-Sévigny aura l'occasion de se racheter au mois de mai lors de la qualification de la dernière chance en compagnie de son partenaire Ben Russell, en C2 1000 m.

En soccer, les chances de Marie-Ève Nault ne sont pas à négliger non plus avec l'équipe nationale. La Trifluvienne de 33 ans a participé à la Coupe du monde, l'été dernier, et fait toujours partie du groupe de joueuses susceptibles d'être sélectionnées par l'entraîneur John Herdman.

La meneuse de la sélection canadienne de volleyball Janie Guimond tentera pour sa part de guider les siennes vers Rio. La dernière tranche des sélections est prévue en janvier.

En cyclisme sur route, il n'est pas impossible qu'Hugo Houle s'invite lui aussi à la grand-messe mondiale du sport amateur, si les astres sont bien alignés.

Pour leur part, Marie-Laurence Godin, Antoine Bujold, Mary-Sophie Harvey et Caroline Lapierre-Lemire pourraient être en lice lors des essais olympiques de natation.

Du côté des officiels, les probabilités de voir le Shawiniganais Tony Germain être en poste pour le tournoi de boxe apparaissent élevées, lui qui s'est distingué lors des derniers Championnats du monde senior.

Aux Jeux de Londres 2012, la région avait été représentée par Marie-Ève Nault, Alex Genest et Simon Kean. Quatre ans plus tôt, en Chine, Richard Dober Jr de même que Geneviève et Gabriel Beauchesne-Sévigny, tous en canoë-kayak, avaient défendu l'honneur du Canada.

Si le prochain recteur de l'UQTR souhaite renverser... (François Gervais) - image 5.0

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Si le prochain recteur de l'UQTR souhaite renverser la décision du conseil d'administration dans le dossier d'une équipe de football, il devra mettre ses culottes face au Syndicat des professeurs, qui s'était prononcé contre le projet sans même avoir consulté le plan élaboré par le groupe d'hommes d'affaires désireux de faire revivre les Patriotes.

François Gervais

Le dossier du football à l'UQTR, mort et enterré?

Une giffle. C'est ce qu'a reçue le groupe d'hommes d'affaires qui désirait implanter une équipe de football à l'UQTR en 2017 lorsque le conseil d'administration de l'établissement a annoncé qu'il n'irait pas de l'avant avec le projet. Or, ce fameux projet pourrait-il revenir sur la table dès 2016?

Pourtant, le plan d'affaires du groupe, inspiré par celui des Packers de Green Bay, semblait solide, du moins, aux yeux des promoteurs, qui demandaient une implication de l'UQTR à la hauteur de 15 % du budget d'opération annuel, soit environ 150 000 $ par année.

De plus, le projet était porté par le président et le directeur général de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré et Daniel Milot. Mais surtout, le groupe comptait au sein de ses investisseurs des hommes d'affaires très influents de la région, dont plusieurs ont les poches profondes.

Ce sont d'ailleurs ces hommes d'affaires qui auront le dernier mot à savoir si le consortium tentera une deuxième approche. Ceux-ci n'ont pas l'habitude d'être très patients et la décision de l'UQTR, qui les a fait languir en reportant la décision à de multiples reprises, les a assurément refroidis quant à leur décision de faire don de centaines de milliers de dollars à l'Université par l'entremise d'une équipe de football.

L'arrivée d'un nouveau recteur en 2016 risque aussi de peser dans la balance puisque le c.a. a préféré ne pas donner son aval au projet sans la présence d'un vrai maître à bord. Le recteur sera-t-il tenté de renverser la décision lors de son arrivée en poste? Si c'est le cas, il devra toutefois mettre ses culottes face au Syndicat des professeurs qui s'était prononcé contre le projet en prétextant qu'il y aurait dépassement de coûts, et ce, sans avoir consulté le plan d'affaires du groupe.

S'il est en faveur du projet, le recteur devra réparer les pots cassés rapidement lors de son entrée en poste, sans quoi, le retour du football à l'UQTR sera mort dans l'oeuf.

Le boxeur de Trois-Rivières Mikaël Zewski tentera de... (Top Rank) - image 6.0

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Le boxeur de Trois-Rivières Mikaël Zewski tentera de revenir dans les bonnes grâces des organisations mondiales de boxe en 2016.

Top Rank

Zewski doit confondre les sceptiques

La défaite n'est jamais agréable pour un boxeur, mais elle l'est encore moins lorsque celui-ci montre un dossier parfait. C'est de cette expérience difficile que Mikaël Zewski devra se nourrir en 2016 alors qu'il tentera de revenir dans les bonnes grâces des organisations mondiales de boxe.

Son revers face à Konstantin Ponomarev en mai a fait mal, puisque cela a donné des arguments à ceux qui avançaient que les adversaires que Zewski avaient battus jusqu'ici n'étaient pas de calibre. Certes, Ponomarev est l'un des meilleurs espoirs de la catégorie, mais le Trifluvien n'a vraiment pas bien paru lors du combat, incapable de fournir de l'offensive. Une performance qui l'a fait dégringoler dans les classements mondiaux. Le boxeur mi-moyen occupait le septième échelon du classement WBC avant sa défaite.

Son premier combat à la suite de son revers, face à Ayi Bruce le 24 octobre, a été une victoire sans équivoque, mais Bruce n'avait rien d'un adversaire bien redoutable. Zewski devra donc prouver son talent à ceux qui en doutent en enchaînant quelques victoires durant la prochaine année, et ce, contre des adversaires de bien meilleur calibre. Il pourra ainsi viser de nouveau un titre mineur et retrouver son classement d'antan, et peut-être mieux. Un combat au Québec n'est pas à exclure non plus dans son cas.

Outre Zewski, les amateurs de boxe auront Simon Kean à l'oeil en 2016. Le poids lourd trifluvien a bien amorcé sa carrière chez les professionnels en remportant ses deux premiers combats et son écurie, Eye of the Tiger Management, a le vent dans les voiles, ce qui pourrait lui permettre de se retrouver sur des cartes intéressantes.

Quant à François Pratte, qui a fait le saut chez les professionnels au même moment que Kean, il tentera de se dégoter un contrat à long terme, fort probablement avec Eye of the Tiger Management. Les deux boxeurs seront d'ailleurs en action lors du gala du 21 février au Casino du Lac Leamy.

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