Personnalités 2015: les Aigles Can-Am

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La saison 2015 des Aigles s'est conclue dans l'ivresse d'un championnat de la Ligue Can-Am.

Jakub Deptula

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(Trois-Rivières) L'année 2015 des Aigles de Trois-Rivières dans la Ligue Can-Am a sans aucun doute été couronnée de succès, à tous les niveaux.

Éric Gagné a fait vibrer le stade Fernand-Bédard... (François Gervais) - image 3.0

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Éric Gagné a fait vibrer le stade Fernand-Bédard le 28 août en montant sur le monticule devant 6200 spectateurs.

François Gervais

Le gérant des Aigles Pierre-Luc Laforest, qui sera... (Olivier Croteau) - image 3.1

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Le gérant des Aigles Pierre-Luc Laforest, qui sera de retour avec l'équipe l'an prochain, a savouré son 10e championnat en carrière, son premier en tant qu'entraîneur.

Olivier Croteau

Pour cette troisième campagne d'existence dans la cité de Laviolette, les chouchous estivaux des amateurs de sports de la Mauricie ont eu droit à des gradins souvent bondés, une soirée magique avec Éric Gagné au monticule, un joueur vénézuélien qui demande le statut de résident permanent et, pour couronner le tout, une bague de championnat chèrement acquise dans le New Jersey, lors du match décisif de la finale face aux Jackals.

Sur le terrain, il s'en est fallu de peu pour que cette saison féérique tourne au vinaigre. Plongés en pleine course aux séries, les Aigles ont connu une horrible séquence de huit défaites et leurs espoirs d'éliminatoires s'envolaient à vitesse grand V. Tout laissait croire que les Oiseaux allaient être devancés par les Champions d'Ottawa, une équipe d'expansion.

Le 10 août, frustré de la situation, le gérant Pierre-Luc Laforest a décidé de resserrer les règlements d'équipe, une décision qui a directement mené à une sévère engueulade entre le releveur Jadd Schmeltzer et lui. 

Quelques heures plus tard, Schmeltzer était libéré et le vent s'est aussitôt mis à tourner dans le vestiaire trifluvien. Tout le monde s'est soudainement rallié et les Aigles ont entamé une poussée irrésistible de 24 victoires en 33 matchs pour réussir à obtenir leur billet pour le tournoi de fin de saison, grâce au premier dossier victorieux de leur jeune histoire (50-46).

Au premier tour des séries, ils ont d'abord dû puiser au fond de leurs ressources pour surprendre les champions de la saison régulière et des séries éliminatoires de 2014, les Boulders de Rockland, en cinq matchs. Les Aigles ont notamment dû remporter deux victoires sur le terrain ennemi, dont une signée en prolongation alors qu'ils faisaient face à l'élimination.

Au Provident Bank Park de Pomona, dans l'État de New York, les partisans et employés des Boulders, la plupart en larmes, regardaient stupéfaits ces Oiseaux du Nord célébrer sur leur propre terrain, un terrain pourtant si hostile aux formations de la Can-Am durant la campagne.

La bande à Pierre-Luc Laforest a ensuite remis ça en finale en remportant encore une fois le cinquième et dernier match à l'étranger, infligeant du même coup aux Jackals une cinquième défaite en autant de saisons en finale du circuit Wolff. Lors de l'ultime rencontre, les recrues Mike Bradstreet et Scott Kuzminsky ont brillé sur la butte, offrant aux Aigles une victoire de 2-1.

La consécration tant inattendue que méritée venait de se confirmer pour l'équipe Cendrillon de la Ligue Can-Am en 2015. C'est dans une atmosphère festive que les Aigles ont regagné Trois-Rivières, dans la nuit du 20 au 21 septembre. Lorsque questionné par les douaniers avant d'entrer au Canada, les joueurs ont déclaré avoir ramené un championnat!

Un engouement grandissant

Aux guichets, l'engouement envers les Aigles Can-Am est loin de s'être estompé pour cette troisième saison. En 56 matchs présentés au stade Fernand-Bédard, ce sont 111 072 partisans qui ont pris place dans les gradins, soit une moyenne de 1983 personnes par partie.

À travers tout ça, certaines soirées ont évidemment retenu l'attention, à commencer par celle magique du 28 août au cours de laquelle l'ancien gagnant du trophée Cy-Young, Éric Gagné, a effectué un retour au jeu, l'instant d'un match.

Face aux Capitales de Québec, l'ancien releveur numéro un par excellence des Ligues majeures a offert quatre manches et un tiers, 81 lancers et deux retraits au bâton aux 6022 amateurs dans une victoire des Aigles.

En plus de cette soirée historique, on ne peut passer sous le silence les matchs de séries disputés en sol trifluvien. En quatre rencontres, les Aigles ont attiré pas moins de 14 075 personnes au stade, pour une moyenne de plus de 3500 amateurs par rencontre.

L'ambiance à l'intérieur du vieux stade du parc de l'Exposition a été saluée par tous, y compris les membres des Boulders et des Jackals.

La visite de la formation japonaise de l'île Shikoku n'est pas passée inaperçue non plus, à la fin juin. Plus de 7200 personnes sont venues assister aux prouesses des porte-couleurs du pays du Soleil-Levant.

Même si le rendez-vous avec Vladimir Guerrero est tombé à l'eau au dernier instant, les amateurs de baseball en ont définitivement eu pour tous les goûts lors de cette saison 2015.

Reste maintenant à voir si les Aigles seront en mesure de défendre leur titre l'an prochain. Chose certaine, l'organisation en place, avec ses dirigeants en tête, ont relevé le défi avec brio. Tout cela après avoir vécu une saison 2014 atroce qui ne laissait présager rien d'encourageant.

Javier Herrera, sa femme Ludzmy et leurs deux... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 5.0

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Javier Herrera, sa femme Ludzmy et leurs deux enfants, Katie et Jaycob.

François Gervais, Le Nouvelliste

Herrera se réfugie à Trois-Rivières

Au terme de la saison, après l'ivresse de leur championnat, les Aigles ont ensuite dû négocier avec un dossier politique, celui de Javier Herrera. Après être retourné dans son Venezuela natal, le voltigeur a surpris un peu tout le monde lorsqu'il est revenu au Canada pour demander le statut de réfugié avec sa famille. Au Venezuela, les Herrera vivaient dans l'incertitude et la peur, cloîtrés dans leur petite maison de Caracas.

Les enfants de la famille ont même reçu des menaces à l'école, ce qui a convaincu le numéro 13 d'entamer des démarches pour s'installer définitivement à Trois-Rivières. Une fois les douaniers vénézuéliens déjoués, ils sont débarqués au pays le 19 octobre dans l'espoir de ne plus quitter. Le 21 décembre, ils avaient rendez-vous avec un juge qui étudiera leur dossier. Sa réponse est attendue dans les prochains jours.

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