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Les événements et individus qui ont marqué l'année sportive régionale 2015

Les Aigles Plante Sports de Trois-Rivières ont épaté... (Stéphane Lessard)

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Les Aigles Plante Sports de Trois-Rivières ont épaté la planète du baseball junior cet été, notamment avec leurs 32 victoires de suite.

Stéphane Lessard

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Le Nouvelliste

C'est devenu une tradition de fin d'année, Le Nouvelliste vous présente les dix événements et individus qui ont façonné l'univers du sport dans notre région au cours de la dernière année. L'équipe des sports a épluché une vingtaine de candidatures d'une cuvée 2015 qui aura été tout sauf banale. Il y a eu des victoires émotives, des défaites difficiles à encaisser et d'autres moments dont on se souviendra encore dans vingt ans. On vous propose aujourd'hui les positions 5 à 2 de notre classement.

5 > Équipe magique, séquence historique

Même s'ils n'ont pas remporté le dernier match de l'année, les Aigles Plante Sports cuvée 2015 seront considérés comme l'une des meilleures équipes de baseball junior des dernières années au Québec, voire au Canada. 

Misant en Raphaël Gladu sur l'un des joueurs les plus dominants dans son groupe d'âge, la bande dirigée par Rémi Doucet a signé 32 victoires consécutives entre le 24 mai et le 22 juillet. Il s'agit d'un nouveau record dans la Ligue de baseball junior élite du Québec. La marque précédente appartenait aux Cardinals de LaSalle et avait été établie il y a 20 ans. 

Un autre record a été pulvérisé pendant cette incroyable séquence, soit les 25 gains de suite de la puissante machine des Aigles, édition 1984, qui évoluaient alors dans la Ligue de baseball junior majeur du Québec.

Cette équipe avait d'ailleurs remporté le championnat canadien, devant 5000 personnes au stade Fernand-Bédard de Trois-Rivières. 

Les Aigles de 2015 allaient imiter ces exploits 31 ans plus tard du côté de Regina, en Saskatchewan, au terme d'un triomphe émotif de 10-7 contre l'Ontario. 

Si quelques joueurs (6) en provenance d'autres équipes ont défendu les couleurs des Oiseaux durant ce championnat, la plupart évoluaient avec les Aigles en saison régulière aussi. 

Cette conquête du titre national ne sera toutefois pas suivie d'une victoire en séries éliminatoires. Contre les Diamants de Québec en finale du circuit Brulotte, les Trifluviens ont dû s'incliner au terme du septième match par blanchissage (3-0), voyant leur rêve de célébrer un premier championnat des séries en dix ans s'envoler en fumée.

En dépit de cette déception, on retiendra le parcours exceptionnel du milieu de l'été, alors que les Aigles ont su profiter de la présence de leurs meilleurs joueurs pour s'imposer comme le club junior le plus redoutable d'un océan à l'autre. 

Dans les jours suivant la fin de la campagne, l'entraîneur-chef Rémi Doucet, qui a marqué le monde du baseball en région, a annoncé qu'il quittait l'équipe après une décennie à sa barre.

Aucun doute, il s'est retiré dans la gloire, une médaille d'or au cou.

C'est avec stupéfaction que le groupe visant le... (Photo-montage Le Nouvelliste) - image 3.0

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C'est avec stupéfaction que le groupe visant le retour du football à l'UQTR a appris la refus de l'Université d'aller de l'avant avec le projet.

Photo-montage Le Nouvelliste

4 > L'UQTR se prive de football universitaire

La saga du retour du football à l'UQTR aura occupé une bonne partie de l'actualité dans la dernière année, puisque l'Université a repoussé sa décision à plusieurs reprises avant de finalement statuer, le 26 novembre. Un refus du conseil d'administration de l'administration qui a jeté une douche froide sur le groupe d'hommes d'affaires s'étant impliqué dans cette aventure.

Depuis plusieurs années, ce groupe, mené par l'ancien député et président de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré, avait proposé de mettre en place une structure qui aurait fait appel à la population afin d'amasser les 3 M$ nécessaire pour lancer le programme. Déjà, 35 personnes s'étaient manifestées avec une promesse de don d'au moins 10 000 $, bien que certains aient offert de s'impliquer à la hauteur de plusieurs centaines de milliers $.

Le refus du conseil d'administration de donner son aval au projet s'explique par trois facteurs. L'absence d'un recteur a influencé la décision, tout comme la demande d'une participation monétaire annuelle de 150 000 $ dans le budget d'opération de l'équipe. L'Université désirait que le tout se fasse à coût nul. C'est toutefois la contestation du syndicat des professeurs de l'UQTR envers le projet qui a pesé le plus lourd dans la balance.

Le conseil d'administration a préféré sacrifier un éventuel programme de football plutôt que d'attirer la colère de ses professeurs en ces temps de compressions budgétaires et le fait que la convention collective prendra fin en 2017.

La nouvelle formation, qui aurait vu le jour en 2017, aurait évolué dans un Stade Diablos où 4000 sièges auraient été ajoutés sur les lignes de côtés, pour un total de 6000.

Un nouveau pavillon abritant vestiaires, salles d'entraînement et de physiothérapie ainsi qu'un salon permettant d'accueillir les dignitaires lors des matchs, aurait été érigé à proximité du terrain. Une subvention du gouvernement aurait été nécessaire dans ce cas.

Marie-Ève Nault aura été sur le terrain pendant... (Soccer Canada) - image 4.0

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Marie-Ève Nault aura été sur le terrain pendant environ six minutes lors de la dernière Coupe du monde.

Soccer Canada

3 > Nault à la Coupe du monde de soccer

En bonne vétérante, Marie-Ève Nault a accepté son poste de réserviste sans broncher, lors de la dernière Coupe du monde de soccer présentée au Canada.

À 33 ans, il s'agit de l'un des moments marquants d'une carrière déjà bien garnie, après la participation à la Coupe du monde de 2011 en Allemagne et la médaille de bronze récoltée aux Jeux olympiques de Londres, un an plus tard. 

En cinq matchs, la défenseure originaire de Trois-Rivières n'aura disputé que six minutes, toutes dans le cadre du quatrième duel, celui des huitièmes de finale mettant aux prises le Canada et la Suisse, à Vancouver, devant plus de 53 000 personnes.

Nault a fait son apparition dans le match avant les arrêts de jeu et elle a brillamment défendu le fort, mais n'a plus revu d'action par la suite.

Les représentantes de l'unifolié ont finalement perdu la rencontre de quarts de finale face à l'Angleterre pour terminer au sixième rang, une déception dans les circonstances. 

Au cours de ce tournoi planétaire, Marie-Ève Nault aura eu l'occasion de vivre l'atmosphère d'un match international au Stade olympique de Montréal.

Même si elle n'a pas vu d'action dans le verdict nul contre les Pays-Bas le 15 juin, plusieurs membres de sa famille se sont déplacés pour encourager la sélection.

Il s'agissait de l'une de ses rares apparitions dans le cadre d'un match disputé près de chez elle, où sa passion pour le soccer est née il y a plus de 25 ans. 

Combiné à cette Coupe du monde, Nault a eu le privilège d'accéder à la phase féminine de la Ligue des champions avec son club suédois du KIF Örebro.

Elle a joué un match contre le Paris Saint-Germain dans les jours suivant les attentats du 13 novembre. 

Sur la scène provinciale, le tournoi qui porte son nom, organisé par le club Énergie à Shawinigan, a été nommé événement de l'année lors du gala de la Fédération de soccer du Québec.

Les Cataractes ont affronté les Tigres de Victoriaville... (Archives, Le Nouvelliste) - image 5.0

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Les Cataractes ont affronté les Tigres de Victoriaville et les Remparts de Québec sous  les lumières des Grandes Estrades de Saint-Tite en janvier. Les Cataractes ont remporté le premier match, avant de s'incliner en fusillade lors du deuxième.

Archives, Le Nouvelliste

2 > Une Classique hivernale mémorable

Ça faisait 10 ans que la LHJMQ rêvait d'une Classique hivernale. Le projet dormait dans les cartons des Cataractes depuis tout ce temps, en raison du risque financier associé à un événement difficile à rentabiliser. D'autres équipes avaient aussi étudié le concept, avant de laisser tomber.

La plus vieille concession du circuit Courteau a donc fait preuve d'audace en se lançant dans l'organisation de l'événement aux Grandes Estrades Coors Banquet de Saint-Tite.

Pour éponger la facture dépassant 300 000 $, deux matchs ont été programmés face aux Remparts et aux Tigres. Plus de 13 000 personnes ont convergé vers Saint-Tite pour l'événement, même s'il était diffusé en direct sur les ondes de TVA Sports.

Et personne n'a été déçu: Dame Nature a offert une météo clémente, les Cataractes ont organisé un mémorable Tail Gate, le spectacle a été à la hauteur sur la surface de jeu et tous ceux qui ont participé à la Classique hivernale ont encensé le travail du comité organisateur.

Grâce à cet appui massif du public et à de bonnes ententes ficelées avec des commanditaires, les Cataractes ont réussi à rédiger le bilan financier à l'encre bleu. Mais surtout, l'événement a été un élément-clé dans la volonté des dirigeants de l'équipe de régionaliser leur équipe.

Après la Super Série Subway, le tournoi de la Coupe Memorial et la Classique Hivernale, le savoir-faire des Cataractes en matière d'événements spéciaux ne peut plus être contesté.

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