«Aussi grand que Richard et Béliveau»

Le Canadien avait retiré le chandail numéro 12... (La Presse Canadienne)

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Le Canadien avait retiré le chandail numéro 12 de Dickie Moore (sur la photo) il y a dix ans, en même temps que celui d'Yvan Cournoyer.

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Montréal

Dickie Moore était un «gentleman» et un homme «au grand coeur» a raconté l'ancien défenseur du Canadien de Montréal Jean-Guy Talbot, samedi, après avoir appris le décès de son ancien coéquipier.

Talbot a côtoyé Moore pendant ses huit premières saisons chez le Canadien. Ils ont remporté la Coupe Stanley cinq fois de suite de 1956 à 1960.

«On parlait beaucoup de Maurice Richard et de Jean Béliveau, mais il (Moore) était aussi grand qu'eux, a raconté le Trifluvien. Je crois qu'il a été le meilleur ailier gauche de l'histoire du Canadien.

«Dickie Moore était une des vedettes. Il avait du coeur au ventre et il ne se retournait devant personne. Il a gagné le championnat des marqueurs avec un poignet cassé et dans le plâtre. Il a souvent été blessé, mais il revenait toujours plus fort.»

Talbot a retrouvé Moore à St. Louis chez les Blues lors de la campagne 1967-68, la dernière de Moore dans la LNH. Menés par l'entraîneur Scotty Bowman, l'équipe d'expansion a atteint la finale, mais s'est inclinée devant le Canadien.

Talbot, 83 ans, se souvient avoir vu Moore souffrir pour son sport. «Il était mon chambreur à St. Louis. Après les matchs, il avait tellement mal aux genoux qu'il pleurait dans la chambre. Il était dur avec son corps, mais c'était tout un joueur de hockey.»

Porter le flambeau

Yvan Cournoyer n'a pas joué avec Moore pendant son illustre carrière chez le Canadien, mais il a hérité de son numéro 12, qui a été retiré par le Tricolore en l'honneur des deux hommes le 12 novembre 2005.

«Pour moi, il a été une idole puisque j'ai eu son numéro. Je voulais bien faire quand on m'a donné le numéro 12 et je pense que ça m'a aidé à mieux jouer.»

Tout en développant son entreprise de location d'outils, Moore est resté dans l'entourage du Canadien. Cournoyer soutient avoir continué à le voir quatre ou cinq fois par année, lors des différentes activités des anciens.

«Il était un homme très simple, mais on voyait qu'il avait du caractère. Il nous regardait dans les yeux. Il voulait aider les joueurs en difficulté avec sa compagnie. C'était un monsieur au grand coeur.»

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