Mises en échec: des flammèches à prévoir

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Si les responsables de la structure intégrée des Estacades sont favorables aux nouvelles règles sur les mises en échec que devront appliquer les ligues scolaires comme la LHPS, certains décrient l'encadrement de Hockey Québec sur ces circuits.

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(Trois-Rivières) Hockey Québec s'imposera comme le maître d'oeuvre de la discipline dans la province. C'est la conclusion que retient le directeur hockey de la structure intégrée des Estacades, Daniel Paradis, à la lumière de la décision rendue par le gouvernement du Québec concernant la réglementation des mises en échec dans les ligues scolaires.

Le ministre de l'Éducation François Blais a confirmé, lundi, que la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS) devrait se plier aux exigences de Hockey Québec, qui désire limiter les mises en échec dans le hockey scolaire afin, dit-elle, de réduire le nombre de blessures.

Une mesure qui exclut toutefois les hockeyeurs considérés de niveau élite (bantam AA et AAA) et appartenant au réseau civil, une situation décriée par plusieurs observateurs, mais saluée par Paradis et son équipe, à l'instar des divers responsables de structures intégrées au Québec.

«C'est une excellente nouvelle, clame le directeur des Estacades. Ça confirme que l'élite passe par le AAA et le AA, avec l'appui des intervenants en place dans nos structures.»

Paradis espère maintenant «récupérer» quelques espoirs égarés afin de cimenter le potentiel des meilleurs hockeyeurs de la Mauricie. Les équipes des Estacades pee-wee et bantam des niveaux AA et AAA en arrachent dans leur ligue respective, en grande partie en raison du bassin régional, défavorisé par rapport aux régions de Québec, du Richelieu ou des Laurentides, énumère-t-il.

«C'est certain que ç'a un impact sur nos performances. L'objectif de la structure vise à rassembler la crème des joueurs en Mauricie pour former les meilleures équipes possibles.»

Les joueurs «de deuxième niveau» trouveront aussi leurs comptes en se développant dans un «réseau sécuritaire», juge Daniel Paradis, en évoquant la ligue du Réseau du sport étudiant du Québec, où les Estacades ont deux équipes (cadette et juvénile).

«Les cadets pratiquent déjà la mise en échec avec restriction, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de contacts face à face ou derrière la ligne rouge des buts. Ça n'empêche pas les jeunes de jouer et plusieurs vont se rendre à un niveau intéressant, comme le midget Espoir.»

Scepticisme et frustration

Du côté de la LHPS, tout porte à croire qu'on s'opposera à la décision du gouvernement du Québec. Les dirigeants des différents programmes du circuit devraient d'ailleurs se rencontrer bientôt afin d'établir un plan d'action pour répliquer à cette demande du MELS. La ligue veut continuer à utiliser la mise en échec chez les hockeyeurs de 13 et 14 ans. Plus que ça, bon nombre d'entraîneurs vivent mal avec l'idée d'être encadrés par la fédération provinciale.

Au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, les principaux intervenants pour les clubs de hockey du Vert et Or n'ont pu être joints pour commenter le dossier mardi. Le Vert et Or évolue dans la LHPS depuis la création du circuit en 2010.

Autre observateur qui suit le dossier de près, le responsable du programme des Panthères au Collège Marie-de-l'Incarnation, Denis Francoeur, n'a pas raté l'occasion de critiquer les instances décisionnelles. Même si ses Panthères ne jouent plus dans la LHPS, il se sent concerné par les propos du ministre de l'Éducation François Blais ainsi que de Hockey Québec.

«Ils veulent juste s'assurer de protéger les structures et, du même coup, enlever le droit d'équité au hockey scolaire. Dans la LHPS, selon moi, il y a certaines équipes qui pourraient rivaliser avec les meilleures formations de niveau AA et AAA. En ce sens, ce serait bien que Hockey Québec évalue le potentiel de ces clubs de manière objective.»

À savoir si l'intervention du gouvernement dans le dossier des mises en échec aura un impact sur le choix que feront les parents et les jeunes, Francoeur constate que le hockey pratiqué dans les ligues les plus importantes est en mutation depuis quelques années.

«Les mises en échec sournoises disparaissent, les bagarres aussi. Je trouve ça drôle que Hockey Québec s'acharne sur cet aspect du jeu. Au CMI, on a prouvé au fil du temps que nous pouvons batailler à armes égales avec les clubs AA et AAA. Quand on voyage aux États-Unis, les entraîneurs nous disent que nous sommes en avance sur les clubs du hockey civil québécois qu'ils affrontent. À partir de là, on n'a pas à avoir honte du produit qu'on offre et du développement de nos jeunes...»

Des jeunes qui peuvent s'épanouir dans une structure comme celle du CMI, assure Francoeur. «Si les Estacades trouvent qu'on a de bons joueurs, tant mieux! Nous en avons 80 en tout et je pense qu'il y en a plus que 3 ou 4 qui sont de calibre AA et AAA. Nous sommes heureux de les avoir chez nous et de pouvoir contribuer à leur développement, même si Hockey Québec tente de les décourager.»

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