Luc Bélanger, le meilleur aux yeux des fans

S'il n'a jamais joué pour l'équipe de Trois-Rivières... (Archives, Le Nouvelliste)

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S'il n'a jamais joué pour l'équipe de Trois-Rivières dans la LNAH, Luc Bélanger concède qu'il aurait aimé joindre les rangs de la concession pendant la saison 2007-08, alors qu'il défendait les honneurs du Radio X de Québec.

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(Trois-Rivières) Il a parcouru des milliers de kilomètres au volant de sa voiture pendant dix ans, porté les couleurs de cinq clubs et soulevé trois fois le précieux trophée au terme des séries éliminatoires.

Durant cette décennie, Luc Bélanger aura su s'imposer comme l'un des meilleurs portiers de la Ligue nord-américaine de hockey. 

Invités à voter pour leur équipe de rêve, histoire de célébrer les 20 ans du circuit, les partisans ont jeté leur dévolu sur Bélanger pour le titre du meilleur gardien.

Le portier originaire de Sherbrooke mais résidant à Trois-Rivières a reçu la faveur de plus de 500 personnes, ce qui représente 51 % du suffrage. Frédéric Deschênes arrive au deuxième rang avec quelque 350 votes. Au total, plus de 1000 partisans ont pris part à l'exercice.

«Je suis agréablement surpris, surtout pour le pourcentage des votes», sourit l'enseignant à l'école secondaire Jean-Nicolet. «Ça fait trois ans, presque quatre que j'ai pris ma retraite avec l'Isothermic de Thetford Mines. Je pensais que les gens m'avaient oublié!»

Il serait pourtant malhabile d'ignorer les faits saillants de sa carrière. Bon premier pour le nombre de matchs joués (413) et de victoires (219), Bélanger a remporté les grands honneurs avec le Saint-François de Sherbrooke (2005-06), le Lois Jeans de Pont-Rouge (2008-09) et l'Isothermic (2011-12).

C'est d'ailleurs à la suite de cette ultime conquête qu'il a annoncé son départ, au milieu de la patinoire du Centre sportif J.-A. Lemay de Windsor, entouré de ses proches. «Au même endroit où j'avais entamé ma carrière dans le hockey professionnel québécois avec le Lacroix de Windsor en 2002.»

Jamais à Trois-Rivières

Champion canadien universitaire avec les Patriotes en 2001, Luc Bélanger est demeuré attaché à sa région d'adoption. Pourtant, il n'a jamais défendu les couleurs de l'équipe mauricienne au sein de la LNAH.

Une opportunité aurait pu s'offrir à lui en 2007, mais son souhait n'a jamais été exaucé. «Le Saint-François venait de m'échanger au Radio X de Québec, mais je savais que le Caron et Guay avait un bon club et j'ai demandé une transaction. Malheureusement, le gardien Maxime Gingras n'était pas intéressé à quitter Trois-Rivières.»

Le temps aura donné raison à Gingras puisqu'en mai 2008, il buvait dans la Coupe Futura avec l'équipe dirigée par Dean Lygitsakos.

Un an plus tard, Bélanger mettait la main sur son deuxième trophée à Pont-Rouge. Ayant forgé une amitié avec l'entraîneur-chef Bobby Baril, il a toujours joué sous ses ordres jusqu'à sa retraite, le suivant à Thetford Mines en 2010, puis bouclant la boucle sur une carrière bien remplie l'année suivante en savourant son dernier championnat.

Au cours de cette période, Bélanger admet avoir été approché par le propriétaire du Caron et Guay Léo-Guy Morrissette. Seul hic, le gardien de but n'était plus ouvert à l'idée de jouer pour le club de sa ville. «Avec toute la controverse entourant le départ de Dean et la façon dont le club était géré, j'ai préféré passer mon tour. Je ne regrette pas cette décision!»

Comme il ne regrette pas d'avoir opté pour la Ligue de hockey semi-professionnelle du Québec (l'ancienne appellation de la LNAH) plutôt que pour l'Europe. «J'ai commencé à enseigner tout en pratiquant du hockey très compétitif près de chez nous», souligne l'ex-portier de 40 ans, qui n'a plus jamais remis les grosses jambières depuis sa dernière apparition dans le hockey organisé.

«Je préfère évoluer au poste d'attaquant», rigole Bélanger, qui sera toujours un ardent défenseur du circuit Godin. 

«En 2005, pendant le premier lock-out de la LNH, mon frère Éric cherchait un plan B et il était venu voir un de mes matchs alors que je jouais pour Sherbrooke. En constatant le genre de hockey qu'on pratiquait dans la ligue, il avait préféré signer un contrat en Italie. Aujourd'hui, je suis persuadé qu'il trouverait sa place dans la LNAH. On a purifié le jeu et même si nous avons perdu plusieurs partisans, je crois que c'était la bonne avenue à emprunter. Et malgré tout ce que les gens disent, la ligue existe encore!»

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