LHJMQ: Ron Lapointe entrera au Temple

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Après un passage remarqué à Shawinigan, Ron Lapointe a dirigé 90 matchs derrière le banc des Nordiques de Québec.

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(Trois-Rivières) Emporté beaucoup trop tôt par la maladie, Ron Lapointe n'a pas été oublié par les amateurs de hockey. La Ligue de hockey junior majeur du Québec a annoncé vendredi que l'ancien entraîneur des Cataractes de Shawinigan entrera au Temple de la renommée du circuit Courteau à titre de bâtisseur.

Le passage de Lapointe aura été bref mais ô combien fructueux avec les Cataractes. En trois saisons régulières, il aura remporté 130 victoires en 198 matchs. Les Shawiniganais avaient amassé 104 points en 1982-1983, un record de concession à l'époque, terminant deuxièmes dans la LHJMQ derrière les Voisins de Laval, menés à l'époque par un certain Mario Lemieux.

La saison 1984-1985 s'annonçait aussi historique et cette fois, Lapointe et ses protégés ont remporté le championnat de saison, avant d'être éliminés en deuxième ronde des séries éliminatoires. Les Shawiniganais avaient toutefois mérité le droit d'accueillir la Coupe Memorial et en avait même atteint la finale en terminant premiers du tournoi à la ronde. Ils s'étaient toutefois inclinés 6-1 contre les Raiders de Prince Albert, dirigés par Terry Simpson. Une double douleur pour les amateurs de la région puisque l'événement avait été déménagé à Drummondville en plein tournoi, les colonnes de métal de l'auditorium municipal - devenu aréna Jacques-Plante - empêchant la diffusion télévisée.

À bord de cette équipe historique se trouvait Marc Damphousse, qui avait terminé au premier rang des marqueurs du club. Celui-ci garde de beaux souvenirs de cette époque.

«Dans le temps, nous avions les Sergio Momesso, Mario Bélanger et Yves Beaudoin. C'était toute une équipe. Ron était un très bon motivateur. Avec lui, il n'y avait pas de demi-mesure. Ce n'est pas toujours facile de diriger une bonne équipe, parce qu'il y a des têtes fortes. Mais il avait réussi à créer un groupe homogène», dit le natif de Saint-Tite.

Quelques mois avant la Coupe Memorial, Lapointe avait agi à titre d'adjoint à Simpson lors du Championnat du monde junior à Turku en Finlande. Le défenseur des Cataractes Yves Beaudoin l'avait accompagné. Le Canada, invaincu, avait remporté l'or.

Les succès de Lapointe ont attiré l'oeil des Capitals de Washington, qui, dès la saison suivante, l'ont nommé comme entraîneur-adjoint. L'expérience fut de courte durée, mais ce sont les Nordiques de Québec qui lui ont fait signe afin de diriger leur club-école, l'Express de Fredericton. Encore une fois, il ne resta pas à ce poste longtemps, puisque les Nordiques lui ont offert le rôle d'entraîneur-chef en décembre 1987, congédiant André Savard par le fait même.

La maladie frappe

Le règne de Lapointe derrière le banc des Nordiques fut encore une fois éphémère, et pour de très mauvaises raisons. Un an après avoir accédé à ce poste, il fut diagnostiqué d'un cancer du rein. Le soir même, ses Nordiques signaient un gain émotif de 6-4 face au Canadien de Montréal. «J'ai reçu une claque au visage ce matin, et ce soir, mes joueurs me donnent une victoire», déclarait le pilote de 39 ans après ce qui allait devenir son dernier match dans la LNH.

Lapointe a bien tenté de se battre, mais le 24 mars 1992, la maladie a eu le meilleur sur lui. La LHJMQ l'avait honoré par la suite en nommant le trophée du meilleur entraîneur en son honneur.

«J'étais jeune et je le regardais lorsqu'il dirigeait les Nordiques, parce que j'étais un pro-Nordiques. C'est vraiment un bel honneur et je suis bien content pour sa famille», souligne le directeur général des Cataractes, Martin Mondou, qui étudie la possibilité de rendre hommage à Ron Lapointe.

Damphousse se souviendra de son ancien pilote comme un homme exigeant capable d'aller chercher le meilleur de ses joueurs.

«J'étais en Europe quand j'ai su pour son décès. Pour Shawinigan, il a été un très bon entraîneur. Il avait le don de me faire sortir de mes gonds. Il avait atteint son but et c'est pour ça que je marchais. Avec lui, ce n'était jamais assez!»

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José Théodore

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Brière, Théodore, Cloutier et Marois intronisés

Daniel Brière, José Théodore, Réal Cloutier et Mario Marois feront également leur entrée au Temple de la renommée de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, le 6 avril prochain.

Brière, originaire de Gatineau, a totalisé 453 points en 216 matchs et trois saisons avec les Voltigeurs de Drummondville. Il a aussi contribué à la conquête de la médaille d'or du Canada au Championnat du monde junior en 1997, amassant six points en sept matchs.

Théodore, qui a entrepris son stage junior à 16 ans avec les Lynx de Saint-Jean, a conservé une moyenne de buts alloués de 3,48 en 229 rencontres. Lors des séries éliminatoires de 1995, il a aidé les Olympiques de Hull à gagner la Coupe du Président, méritant le trophée Guy Lafleur remis au joueur par excellence des séries.

Repêché à l'âge de 18 ans en 1974 par les Nordiques de Québec, alors dans l'Association mondiale de jockey, Cloutier s'est illustré avec les Remparts de Québec, en marquant 166 buts et récoltant 386 points en 157 rencontres dans la LHJMQ.

Marois, pilier de la défensive des Remparts au milieu des années 1970, a obtenu 31 buts et fourni 131 mentions d'aide en 188 matchs.

Avec la collaboration de La Presse Canadienne

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