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Création du FC Trois-Rivières: l'association régionale met ses membres en garde

Le FC Trois-Rivières devra probablement entamer ses activités... (Stéphane Lessard)

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Le FC Trois-Rivières devra probablement entamer ses activités hivernales dans un gymnase. Il serait étonnant que les surfaces synthétiques du Complexe sportif Alphonse-Desjardins soient disponibles pour le nouveau club, qui compte lancer ses activités en janvier

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Les intentions de Stéphane Chiarello de faire renaître le FC Trois-Rivières ont rapidement trouvé écho dans les bureaux de l'Association régionale de soccer de la Mauricie.

Quelques heures après la parution de l'article du Nouvelliste le 26 novembre, la directrice générale de l'ARSM, Sophie Poujade, a tenu à préciser que l'organisme ne reconnaîtrait pas la nouvelle structure, qui apparaît depuis le 4 novembre au Registraire des entreprises du Québec.

Dans un courriel envoyé aux milliers de membres à travers la région, on rappelle entre autres le caractère complètement indépendant du FC Trois-Rivières, qui n'est pas fédéré. L'ARSM prévient au passage que des sanctions existent pour les membres affiliés tentés de prendre part à des activités non reconnues par la Fédération de soccer du Québec.

«L'article 36 des Règlements de discipline de la FSQ est assez clair là-dessus», confirme Sophie Poujade, tout en pesant ses mots.

«Il s'agit d'un article dont on peut se servir, mais l'objectif n'est pas de planter les enfants. Plusieurs mesures peuvent être prises avant d'en arriver à la suspension, dont des rencontres avec les parents. Mais c'était quand même important pour nous de dire aux membres que la fédération a des droits et qu'elle peut réagir. On fait ça pour se protéger aussi.»

Et pour protéger la marque du Club de soccer de Trois-Rivières, né il y a quelques années d'une fusion entre le FC Trois-Rivières et l'Association trifluvienne de soccer. Stéphane Chiarello avait d'ailleurs participé à cette fusion. «Il n'y a aucun lien administratif, financier, technique ou autre entre les deux instances», réitère l'ARSM, consciente que le FC Trois-Rivières souhaite d'abord offrir des entraînements hivernaux, et non joindre les rangs d'une ligue.

Même offre, mêmes services

Avec son nouveau club, Stéphane Chiarello espère attirer des jeunes de 5 à 9 ans. À la fin de la semaine dernière, une dizaine de personnes avaient manifesté de l'intérêt pour les activités.

Existe-t-il une clientèle pour ce genre de services en région? À constater le nombre d'inscriptions toujours en hausse pour le soccer d'hiver, il semble que oui. Mais les clubs en place offrent plusieurs ateliers ainsi que les entraîneurs qualifiés, réplique Sophie Poujade.

«De plus en plus de jeunes souhaitent joindre nos programmes de perfectionnement. Les Rebelles de l'Est et le CSTR ont une bonne clientèle et même le club Énergie à Shawinigan mise sur un entraîneur très qualifié pour le suivi des joueurs durant l'hiver. Selon moi, rien ne surclasse nos services. Ce n'est pas parce qu'un joueur a évolué chez les pros qu'il peut mieux enseigner son sport.»

Le FC Trois-Rivières mise en effet sur l'expérience du fils de Stéphane Chiarello, Joël, qui a évolué en Europe ces cinq dernières années. Lorsqu'interrogé par Le Nouvelliste, ce dernier ignorait toujours où les futurs membres du club pourraient s'adonner à la pratique du ballon rond. Il excluait de l'équation la possibilité de pratiquer au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, sur les seules surfaces synthétiques intérieures de la Mauricie.

«Ce sera du foot de salle, dans un gymnase», confirme Stéphane Chiarello, qui espère donner une réponse bientôt. «Ça va nous permettre de présenter notre projet à l'ARSM. Nous avons une adresse civique et nous sommes un organisme sans but lucratif. La seule chose qui nous manque pour compléter la demande, c'est un terrain. Rendu là, ce sera à eux de trancher.»

Chiarello a finalement mentionné qu'il s'était entretenu avec le président du CSTR David Cossette et que les échanges avaient été cordiaux. «On pense qu'il y a de la place pour tout le monde et je lui ai assuré que je ne partirais pas en guerre contre personne.»

La Ville n'est pas impliquée

Du côté de la Ville de Trois-Rivières, pas question de reconnaître le club s'il n'obtient pas son statut de fédéré par la FSQ. «Pour nous, c'est clair, on travaille avec deux associations sportives en ville, soit le CSTR et les Rebelles», confirme le directeur de la culture, des loisirs et de la vie communautaire à la Ville Jean-Marc Bergeron.

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