L'incorrigible enfant prodige

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La carrière professionnelle de Johnny Manziel pourrait être de courte durée s'il ne réussit pas à modifier ses habitudes de vie.

Associated Press

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Le Nouvelliste

Triste vie que celle des Browns de Cleveland! Depuis des lunes, les enfants pauvres de la NFL sont incapables de s'extirper des bas-fonds du classement. À chaque fois qu'on entrevoit un peu d'espoir dans le Dawg Pound, la chute est vertigineuse.

Après le problème Josh Gordon, cet excellent receveur de passes incapable de modérer sa consommation d'alcool et de drogue, voilà qu'un autre joueur-vedette donne des maux de tête aux Browns. Le très médiatisé Johnny «Football» Manziel.

À sa sortie des rangs universitaires, où il a brillé avec Texas A&M, les projecteurs étaient déjà braqués sur lui. Choisi tardivement (22e) en première ronde du repêchage 2014, il atterrit finalement à Cleveland, véritable cimetière pour la plupart des joueurs qui doivent s'y aventurer.

Ses débuts professionnels sont loin d'être encourageants alors qu'il doit réchauffer le banc. On le limite à deux départs à sa saison recrue, une petite gifle au visage en tenant compte de son rang de sélection.

Ensuite, quelques problèmes à l'extérieur du terrain - notamment sa consommation d'alcool jumelée à sa tendance de faire un peu trop la fête - le conduisent en cure de désintoxication à l'été 2015. Au début de la présente saison, il semble avoir retrouvé ses esprits mais il peine à obtenir le poste de partant, en lutte avec Josh McCown, un type qui est loin de faire partie de l'élite du circuit Goodell.

Après quelques démonstrations encourageantes cette saison, l'entraîneur Mike Pettine accepte finalement de le nommer publiquement quart partant jusqu'à la fin de la saison. Comme marque de confiance, difficile de demander mieux, considérant l'historique houleux entourant Manziel.

C'est à ce moment que tout a basculé... une nouvelle fois. Avant la semaine annuelle de congé de l'équipe, l'état-major des Browns a pris la peine de discuter avec Manziel pour s'assurer qu'il allait demeurer concentré sur le football.

L'ancienne gloire de Texas A&M n'a pas mis de temps à désobéir. Une vidéo a commencé à circuler sur les réseaux sociaux où on voit Manziel au beau milieu d'une fête qui semble, disons-le, bien arrosée.

Rapidement, les images atterrissent dans les bureaux des dirigeants des Browns. La colère est grande et les conséquences immédiates. Manziel perd son titre de partant avant même d'avoir disputé un match. Il faut le faire! (Il ne sera d'ailleurs même pas réserviste mais plutôt troisième quart dimanche.)

Pour ajouter l'insulte à l'injure, il a nié ses gestes, même lorsque confronté par la direction à ce sujet! Comme jugement, on a déjà vu mieux...

Que faire avec Manziel?

Alors voilà maintenant les Browns plongés au coeur d'une autre triste saison. Avec un dossier de 2-8, on a déjà la tête à l'an prochain à Cleveland. C'est devenu une bien triste coutume.

Le pire dans tout ça, c'est que l'organisation est aux prises avec deux patates chaudes. D'abord, que faire avec Manziel? Il a un certain talent pour jouer dans la NFL. Est-ce que ça vaut la peine de tenter un échange pendant la saison morte? Avec ses frasques, on doute que les preneurs seront nombreux. Il y a toujours la possibilité que Manziel trouve un jour le droit chemin. Après-tout, il n'a que 22 ans. Le hic, c'est qu'il a toujours semblé plus intéressé par l'argent et l'attention médiatique que la rigueur à l'entraînement...

Pour l'instant, Manziel semble encore faire partie des plans des Browns. Publiquement, du moins, selon les informations qui ont filtré.

Comme si ce n'était pas suffisant, les Browns sont privés de leur receveur élite Josh Gordon qui a été suspendu pour un an en raison de sa consommation. Il en est déjà à sa troisième sanction du genre.

Plus ça change, plus c'est pareil à Cleveland. L'excellence devra encore attendre...

Ce jugement pourrait alimenter la controverse sur le... (AFP) - image 3.0

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Ce jugement pourrait alimenter la controverse sur le rôle, le cas échéant, que le quart-arrière et grande vedette de la NFL Tom Brady a joué dans l'utilisation de ballons sous-gonflés lors de la finale de l'Association américaine en janvier 2015.

AFP

La 12e semaine en bref

Partie remise pour Brady-Manning

Un affrontement grandement attendu au sommet de la conférence Américaine ne se matérialisera pas. Blessé, Peyton Manning ne pourra pas se frotter à son éternel rival Tom Brady, sous les projecteurs du dimanche soir. Malgré l'absence du légendaire numéro 18, il ne faut toutefois pas compter les Broncos (8-2) battus d'avance face aux Patriots, toujours invaincus cette saison (10-0). Le quart Brock Osweiler n'a pas mal fait à son premier départ en carrière la semaine dernière, mais c'est définitivement la défensive de Denver qui devra jouer à la hauteur de son talent pour freiner le puissant rouleau-compresseur mené par Brady.

De mal en pis à Philadelphie

Le diable est aux vaches à Philadelphie! Pour une deuxième semaine consécutive, la bande a Chip Kelly a été massacrée, cette fois 45-14 face aux Lions de Detroit. Il s'agissait d'ailleurs de la première fois de l'histoire de la concession que les Eagles accordaient 45 points dans deux matchs d'affilée. Ouch! Avec ce troisième revers, certains pourraient croire que le règne de Kelly achève. Les propriétaires pourraient très bien justifier son renvoi à la fin de la présente campagne puisque c'est lui qui a été le principal architecte de l'équipe lors de l'entre-saison, avec plusieurs acquisitions tant spectaculaires que controversées.

Giants-Redskins pour le premier rang?

Incroyable mais vrai, le duel entre les Giants de New York (5-5) et les Redskins de Washington (4-6) sera disputé pour le premier rang de la division Est de la Nationale. Avec les Eagles en chute libre et les Cowboys qui devront se passer de Tony Romo pour le reste de la saison, la porte est ouverte pour ces deux formations. À première vue, les Giants d'Eli Manning ont l'avantage.

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