Football: le Cégep avait donné le feu vert à l'UQTR

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Le consortium qui souhaitait ramener le football à l'UQTR désirait agrandir le stade Diablos de 4000 places. Le groupe avait aussi reçu l'aval du conseil d'administration du Cégep de Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) Le conseil d'administration de l'UQTR n'a peut-être pas donné son aval au projet visant le retour du football en ses murs, jeudi, mais le conseil d'administration du Cégep de Trois-Rivières, lui, s'était montré en faveur lors d'une réunion tenue la veille.

Depuis plusieurs mois, des membres du Cégep étaient en discussion avec le groupe de promoteurs afin que le stade Diablos devienne le domicile des futurs Patriotes football. Un agrandissement de 4000 places était prévu au plan d'affaires du consortium, ainsi que la construction d'un bâtiment qui aurait abrité les vestiaires, un centre d'entraînement ainsi qu'un salon pouvant accueillir spectateurs et dignitaires lors des matchs.

Puisque ces discussions se déroulaient officieusement, l'institution désirait faire preuve de transparence envers son conseil d'administration dans le processus.

«On voulait s'assurer que le c.a. soit au courant et que le tout passe par une résolution, explique la coordonnatrice des communications de l'institution, Isabelle Bourque. On autorisait la Direction des affaires étudiantes à poursuivre les échanges avec les responsables du projet à l'UQTR.»

Des conditions avaient toutefois été posées à cette résolution afin que le projet soit considéré comme recevable par la direction du Cégep.

«Ça ne devait pas générer de coûts directs et indirects au cégep à court ou long terme, il fallait que le Cégep soit compensé pour tout coût encouru, le projet devait obtenir l'appui du c.a. de l'UQTR et il fallait que l'évaluation des risques envisagés accompagne le dépôt du projet», spécifie Mme Bourque.

Cette dernière ajoute que même si l'UQTR s'est prononcée contre le retour du football universitaire en Mauricie, la résolution demeurera valide si jamais l'institution venait qu'à changer son fusil d'épaule dans ce dossier.

Les Diablos déçus

La décision de l'UQTR n'a certainement pas fait des heureux dans le vestiaire des Diablos, puisque l'équipe aurait été l'une des premières à profiter de la venue du football universitaire dans la région.

«Je suis surpris, quand je parlais à des gens, les discussions étaient positives. Le montage financier avait évolué, et quand j'ai entendu que les professeurs étaient contre l'idée, j'ai trouvé ça dommage. C'est triste pour la grande région de la Mauricie, qui aurait enfin pu avoir le sommet de la pyramide dans le sport qui est le leader au niveau universitaire en termes de popularité», soupirait l'entraîneur-chef Olivier Turcotte-Létourneau.

«C'est dommage de lire que les gens du syndicat sont contre l'idée mais qu'ils n'ont pas lu le plan d'affaires. Ils disent que dans le contexte de coupes, chaque projet doit être bien pensé, mais les gens qui avaient l'idée de ramener les Patriotes, ils y avaient bien pensé à ce projet.»

Turcotte-Létourneau estime que le rejet du projet aura des conséquences autant au haut qu'au bas de la pyramide du football mauricien. Les joueurs terminant leur cégep devront s'expatrier ailleurs au Québec alors que les plus jeunes ne pourront profiter des enseignements des joueurs lorsque ceux-ci termineront leur carrière. Le nombre de joueurs, et le calibre des équipes, est d'ailleurs en baisse dans la dernière décennie en Mauricie.

«On forme des individus de qualité, avec de bonnes valeurs et ils s'en vont pratiquer leur sport ailleurs. Je viens de la région de Québec et je n'ai pas l'impression que le football se porte mal, à Montréal non plus, et c'est grâce à la présence du football universitaire. Ici, le football s'essouffle parce qu'il manque le haut de la pyramide.»

La Fondation peu inquiète

À l'UQTR, la nouvelle du refus du conseil d'administration pourrait avoir des répercussions sur la Fondation de l'institution, qui n'avait pas caché son appui envers le projet même si elle n'en était pas l'instigatrice.

Puisque le groupe désirant le retour du football était formé de plusieurs personnes influentes du monde des affaires trifluvien, les dons pourraient être moindres si certains d'entre eux digèrent mal la décision... ainsi que la longueur du processus. Le directeur général de la Fondation, Daniel Milot, ne s'attend pas à un tel phénomène.

«Ça reste un beau projet, le sport universitaire, et on le retrouve partout en Amérique du Nord, dit-il. À mon avis, personne ne s'est fait niaiser. C'est la situation actuelle, la conjoncture économique, qui explique la décision. Les gens sont capables de faire la part des choses. On travaille pour les professeurs et les étudiants et je ne pense pas que les gens vont s'empêcher de donner. Ceux qui donnaient pour le football, c'était pour le football. Ceux qui donnent pour la recherche et les bourses, ils vont continuer de le faire.»

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