Golf: Dame Nature n'a pas aidé

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La saison de golf a pris fin dans les dernières semaines un peu partout en Mauricie.

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(Trois-Rivières) Les verts ont été recouverts dans les dernières semaines partout dans la région et les clubs de golf sont à dresser leur bilan. La saison aura été décevante, mais pas catastrophique pour autant.

Ce sont les caprices de Dame Nature en début de saison, particulièrement en juin, qui auront fait le plus mal aux clubs de la région. Le sixième mois de l'année a en effet été plus froid que celui de mai et les jours maussades ont été la norme. Bien sûr, les choses se sont améliorées par la suite et la fin de l'été a été fantastique, mais le mal était fait, selon Luc Boisvert, professionnel au club Ki-8-Eb.

«Pour le golfeur occasionnel, s'il pleut au mois de mai ou de juin, il perd le goût de jouer. Par exemple, je vais skier 10 à 12 fois par année, mais si la saison est retardée, je vais y aller moins, et finalement me rendre compte que je ne vais y aller que l'année prochaine. Les golfeurs de fin de saison, ce sont les mordus.»

Cette situation semble se répéter année après année, si bien qu'on avouait être un peu résigné au club DuMoulin.

«Pour nous, on peut dire que la saison a bien été, mais ça fait plusieurs années que les printemps sont ordinaires, affirme le directeur général Steve Landry. Ce qui est difficile avec la météo, c'est qu'on pourrait faire de la publicité ou baisser les prix, les gens ne viendront pas quand même.»

Non seulement la saison s'est-elle amorcée avec du retard, mais une bonne partie des joueurs se sont présentés alors que les tarifs de fin de saison avaient été adoptés par les différents clubs. Le directeur des opérations des clubs Links O'Loup et de Grand-Mère, Guy Lefebvre, souligne d'ailleurs qu'il est, à son avis, beaucoup plus difficile de connaître du succès en Mauricie que dans les régions plus près des grands centres.

«Avec la conjoncture économique, nous n'avons pas d'autre choix que de mettre les prix d'automne de bonne heure. Je ne dirais pas que l'année a été mauvaise, mais elle n'a pas été fantastique. Avec la situation économique, nous n'avons pas le choix de réagir. Nous n'avons pas le choix d'être assez agressif.»

De nouvelles initiatives

C'est dans ces conditions que les clubs de golfs tentent de moderniser leur approche afin d'attirer une nouvelle clientèle. Par exemple, à Louiseville, c'est par l'entremise des salons dédiés à la discipline à Laval et Québec qu'on tente d'attirer la nouvelle clientèle, en lui rappelant que la Mauricie n'est pas si éloignée et qu'il est moins coûteux d'y jouer.

Au Ki-8-Eb et au DuMoulin, la naissance de ligues de soir dans les dernières années s'avère un succès. Les joueurs y jouent un neuf trous plutôt que le parcours complet.

«Ce sont des heures de jeu qui étaient souvent inoccupées par le passé. Ce sont des ligues qui attirent les travailleurs. Ils jouent un neuf trous, puis ont droit à un lunch. Ça fait quelque chose à faire un soir, un peu comme un cinq à sept», souligne Landry.

«Il y avait pas mal de jeunes et comme on sait qu'ils n'ont pas beaucoup de temps, avec neuf trous, ç'a en a attiré plusieurs. On était surpris», souligne Boisvert, qui ajoute que de nombreux efforts ont été faits dans les dernières années afin d'attirer la jeune clientèle et intéresser les enfants des membres.

«Nous sommes maintenant sur Facebook!, dit-il en rigolant. Ça peut sembler niaiseux, mais c'était nécessaire.»

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