Quelques heures pour trouver du courage

Nous y sommes. Enfin, clameront les gens impliqués dans le projet qui est dans... (Olivier Croteau (montage))

Agrandir

Olivier Croteau (montage)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Nous y sommes. Enfin, clameront les gens impliqués dans le projet qui est dans les cartons de Jean-Guy Paré!

C'est cette semaine que le conseil d'administration de l'UQTR rendra sa décision sur le projet de retour d'un programme de football en ses murs.

Le dossier est piloté par l'ex-député Paré, qui est entouré de plusieurs anciens de l'université qui ont aujourd'hui le goût et les moyens de s'impliquer dans une telle aventure.

Paré s'est présenté devant le conseil d'administration il y a quelques semaines avec une structure copiée sur le modèle du Rouge et Or de l'Université Laval, donc une équipe gérée par une corporation privée.

À sa tête, un jeune homme d'affaires de Trois-Rivières, qui promet de remplir le stade Diablos revampé pour les cinq prochaines années. Le coût est nul pour l'UQTR, si ce n'est un investissement dans les immobilisations. Ça permettrait à l'UQTR d'accueillir 80 nouveaux étudiants par année - et de toucher l'importante subvention gouvernementale accordée pour chaque personne inscrite à temps plein -, de créer un happening régional, de développer un sentiment d'appartenance et de ramener au bercail des anciens qui ne demandent pas mieux que d'aider à redorer le blason de l'institution qui les a formés.

Pourtant, le conseil d'administration se fait tirer l'oreille. Le projet est prêt depuis deux ans, les promoteurs se font dire de mois en mois qu'il faut le repousser. C'est politique, voyez-vous, parce que le contexte de compressions qui frappe l'université en ce moment rend impossible l'unanimité, peu importe le sujet.

Or si le conseil d'administration attend le timing idéal pour relancer le football, ça n'arrivera jamais! Ça n'existe pas, le timing parfait. Pour un projet de cette nature, ça prend de la vision, de l'audace. Et du courage, pour faire face à une possible levée de boucliers.

D'ici quelques jours, on saura à quelle enseigne logent les membres du conseil d'administration. Quelques jours à peine avant la date limite pour déposer une demande au RSEQ, ils ne pourront plus se défiler si le football universitaire doit renaître en 2017.

Si l'UQTR reporte encore sa décision et retarde le tout de façon hypothétique à 2018, le projet pourrait rester à jamais sur la planche à dessin. Parce que le mécène principal n'a jamais été le gars le plus patient de nature et il a averti ses partenaires qu'il se retirait si le projet n'obtenait pas le feu vert dans les prochaines heures...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer