Une tâche herculéenne attend Romo

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Les joueurs des Cowboys de Dallas accueilleront assurément Tony Romo à bras ouverts dimanche, après avoir perdu leurs sept matchs en l'absence de leur quart-arrière.

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(Trois-Rivières) Embourbés dans leur plus longue séquence perdante en 26 ans - 7 défaites consécutives - les Cowboys de Dallas ont vu poindre un peu de lumière à l'horizon, cette semaine à l'entraînement. Une lueur qui avait des airs de sauveur, juste à temps pour s'accrocher à un espoir de plus en plus mince de participer aux séries éliminatoires.

Coincé à l'infirmerie depuis deux mois en raison d'une fracture à la clavicule, leur quart-arrière Tony Romo, coeur de leur offensive, a en effet confirmé qu'il serait de retour à son poste lorsque les chouchous de l'Amérique se rendront à Miami pour affronter les Dolphins. La défensive pourrait aussi afficher un visage plus étanche avec le retour du meneur Sean Lee.

Habituellement, avec un dossier de 2-7, les équipes de queue de peloton ont déjà la tête à la saison suivante. À Dallas, la situation est fort différente puisque le titre de division est toujours à portée de main, étonnamment! Lors de la descente aux enfers des Cowboys, personne n'a réussi à véritablement se détacher. Les Giants de New York (5-5) sont en tête par un nez, mais ils pourraient être rejoints dès ce week-end, pendant leur semaine d'inactivité, par les Eagles de Philadelphie (4-5) et les Redskins de Washington (4-5).

Avec encore sept matchs à disputer, Romo et sa bande ont donc encore le temps de renverser la vapeur et devenir la première formation de l'histoire de la NFL (sous le format éliminatoire actuel) à se qualifier pour les séries après un début de saison de 2-7. Toutefois, la marge de manoeuvre est pratiquement inexistante et une ombre pointe au tableau: ils n'ont plus de matchs à l'horaire face aux Giants ni les Eagles, ce qui aurait été fort utile pour gruger du terrain.

Indispensable Romo

Au fil des ans, Romo a souvent été critiqué par les partisans des Cowboys, parfois même étiqueté comme un quart qui ne livrait pas la marchandise. Bref, un «chokeux». À la lumière des résultats des sept derniers matchs, j'ose croire que ses dénigreurs auront modéré leurs propos. Après tout, le populaire numéro 9 a remporté les deux matchs qu'il a entamés cette saison et tous les espoirs de jouer en janvier reposent sur ses épaules... ou presque. En relève, Matt Cassell (4 touchés, 5 interceptions et 3 échappés en 4 matchs) et Brandon Weeden (1 touché et 2 interceptions en 3 départs) n'ont clairement pas été la hauteur.

Au coeur de la séquence de médiocrité, les Cowboys n'auraient peut-être pas été parfaits avec Romo en poste. N'empêche qu'il est légitime de croire qu'il aurait pu changer la donne dans des revers serrés comme ceux subis aux mains des Buccaneers de Tampa Bay (10-6) et des Seahawks de Seattle (13-12). Des rencontres où l'attaque manquait cruellement de mordant, où une simple poussée offensive aurait fait basculer l'issue du match.

Quant à Dez Bryant, cible préférée de Romo, il doit sourire à pleine dents dimanche à l'idée de renouer avec son complice. Lors de deux des trois derniers matchs - en excluant le match face aux Eagles où il n'a pas si mal fait - le 88 a été bien peu visible, étant limité à sept petits attrapés et 57 verges de gains.

Un rendement assez anémique pour un receveur de sa trempe.

Il n'y a pas de doute, le retour de Romo sera salutaire aux pays des Cowboys. Habitué aux remontées à l'emporte-pièce, reste à voir maintenant s'il pourra déjouer les probabilités et étirer la saison de son équipe jusqu'en janvier.

Contre toute attente, Adrian Peterson et les Vikings... (AFP) - image 3.0

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Contre toute attente, Adrian Peterson et les Vikings du Minnesota trônent au sommet de leur division.

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TROIS AFFRONTEMENTS À SURVEILLER

La perfection devrait durer en Caroline

En théorie (un principe qui est souvent malmené dans la NFL), les Panthers de la Caroline (9-0) ne devraient pas trop souffrir dans leur quête d'une 10e victoire consécutive cette saison. Cam Newton et sa bande ont déjà trois matchs de priorité au sommet de la division Sud de la Nationale devant les Falcons d'Atlanta (6-3). Une place en séries n'est plus le seul objectif, l'avantage du terrain est définitivement dans leur mire.

L'autre formation toujours invaincue, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (9-0), sera en action lundi soir en recevant la visite des Bills de Buffalo (5-4).

Improbable duel au sommet

À Minneapolis, deux formations croiseront le fer avec le premier rang de la division Nord de la Nationale à l'enjeu. Aussi invraisemblable cela puisse paraître, les Vikings (7-2) tenteront de défendre leur premier rang face aux Packers de Green Bay (6-3), une formation en pleine glissade avec trois revers d'affilée. Déjà privé de son receveur favori (Jordy Nelson) Aaron Rodgers est embêté par son épaule et le jeu au sol ne fait rien de bon. L'étoile des Packers, favoris avant le début de la saison, a pâli considérablement tandis que celle des Vikings reprend du lustre grâce au retour au jeu du porteur Adrian Peterson.

Pas de répit pour les Bengals

Une semaine après leur premier revers de la saison, les Bengals de Cincinnati (8-1) auront une autre lourde commande sur les bras en rendant visite aux Cardinals de l'Arizona (7-2). Les hommes de Marvin Lewis devront se ressaisir - surtout les receveurs qui ont été exécrables lundi dernier - pour conserver le sommet de leur division puisque les Steelers de Pittsburgh (6-4) ne semblent pas avoir l'intention de lancer la serviette, malgré leurs innombrables blessures. Andy Dalton et Ben Roethlisberger doivent croiser le fer dans un mois à Cincinnati. Voilà qui s'annonce intéressant...

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