«C'est impensable de se sentir en sécurité à 100 %»

Marie-Ève Nault... (Émilie O'Connor)

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Marie-Ève Nault

Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) À peine quatre jours après les tragiques attentats terroristes qui ont secoué Paris, Marie-Ève Nault posera les pieds dans la capitale française, mardi, l'esprit tourmenté. En compagnie de ses coéquipières de l'équipe suédoise KIF Örebro, la Trifluvienne de 33 ans y débarquera en prévision d'un match de la Ligue des champions qu'elle doit disputer à Paris-Saint-Germain (PSG), le lendemain.

Évidemment, la tuerie de vendredi dernier, qui a coûté la vie à plus de 120 personnes, occupera une grande place dans ses pensées au moment fouler le terrain du stade Charléty, situé à proximité de la salle de spectacle Le Bataclan, endroit où les terroristes ont fauché le plus grand nombre de vies dans leur funeste stratagème. Bien consciente que les mesures de sécurité ont été renforcées au maximum depuis les attentats, Nault se questionne néanmoins à savoir pourquoi le match n'a pas été remis à une date ultérieure ou à tout le moins présenté dans un autre stade, en banlieue de Paris.

«Je ne sais pas qui a pris la décision finale, mais j'imagine que ces options ont été considérées. J'ose espérer que oui. Ça ne sera pas évident pour nous de se rendre là-bas pour jouer un match de soccer, mais ça va être encore pire pour les joueuses du PSG. Chaque personne a sa réaction face à une situation du genre. Il y en a qui sont plus affectées que d'autres», a-t-elle confié en entrevue avec Le Nouvelliste.

Malgré des dispositifs de sécurité bonifiés, le Trifluvienne admet qu'elle ne sera jamais complètement rassurée en sol français. «C'est impensable d'embarquer dans l'avion et se sentir en sécurité à 100%. Il y a toujours une certaine crainte qui va demeurer», avoue la défenseure qui a défendu les couleurs du Canada à la dernière Coupe du monde.

Vendredi, Nault indique avoir suivi attentivement les développements par l'entremise des réseaux sociaux. «Quand j'ai appris ça, je suis restée longtemps accrochée à Twitter pour savoir ce qui se passait. C'est tellement incompréhensible tout ça. Je m'explique mal comment des gens peuvent en arriver à commettre des actes aussi sombres.»

Une fois en terre parisienne, Nault ne pense pas pouvoir jouer les touristes, contrairement aux visites habituelles du KIF Örebro aux quatre coins de l'Europe. «On va voir l'atmosphère une fois rendues là-bas. Mais je ne pense pas qu'on va s'aventurer bien loin de l'hôtel, avec toute la sécurité qu'il va y avoir. C'est dommage de ne pas pouvoir visiter une aussi belle ville.»

Participation historique

Dans cette ambiance particulière, Nault et sa troupe suédoise ont donc rendez-vous mercredi soir avec le PSG pour le match retour de leur série huitième de finale en Ligue des champions de l'UEFA.

La semaine dernière, les deux formations ont fait match nul 1-1 en Suède, ce qui représente un excellent résultat pour KIF Örebro compte tenu de la feuille de route de ses rivales françaises.

«PSG a atteint la finale de la Ligue des champions l'an passé. Nous, c'est la première fois de l'histoire que le club accède à cette compétition», note la Trifluvienne.

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