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Basketball collégial: un parcours atypique qui sourit aux Diablos

La fermeture du programme de basketball division 1... (Olivier Croteau)

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La fermeture du programme de basketball division 1 à Sherbrooke a conduit au transfert d'Amélie Hachey vers les Diablos de Trois-Rivières, où elle est devenue la meilleure marqueuse cette saison.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Rien ne laissait présager qu'Amélie Hachey endosserait l'uniforme des Diablos. Après deux saisons dans les rangs secondaires à la polyvalente Marie-Rivier à Drummondville, d'où elle est native, elle avait mis le cap sur Sherbrooke pour défendre les couleurs des Volontaires en division 1 du réseau provincial de basketball collégial.

Cependant, la fermeture subite du programme et des atomes crochus avec l'entraîneur Faisal Docter l'ont amenée à devenir la meilleure marqueuse de la formation trifluvienne.

«J'ai passé un an à Marie-Rivier en même temps qu'elle était là. Quand j'ai su que Sherbrooke fermait l'équipe, je lui ai parlé pour lui dire que je trouvais ça dommage. Elle a ensuite contacté le Cégep pour être transférée ici», raconte son entraîneur.

En plus de ce changement de paysage soudain à l'été 2013, la Drummondvilloise a également eu un parcours peu commun sur le campus trifluvien. Une réorientation sur les bancs d'école a prolongé son séjour dans la cité de Laviolette. Or, un règlement du RSEQ stipule qu'une athlète ne peut disputer plus de quatre saison en division 1. Compte tenu de son passé sherbrookois, il ne lui restait que deux ans d'éligibilité dans le plus haut calibre des Diablos.

Après une première saison avec les Rouges, une mononucléose l'a placée sur la touche au début de la campagne 2014-15. Ne se sentant pas suffisamment au niveau pour réintégrer l'équipe, elle opte pour la division 2, ce qui lui permet aujourd'hui de s'aligner en bonne et due forme avec les Diablos de division 1, pour une dernière fois.

Cet automne, Hachey n'a pas tardé à s'ajuster à la cadence du meilleur calibre de basketball collégial dans la province. Après trois matchs, non seulement elle se retrouve au sommet des marqueuses des Diablos, mais elle occupe aussi le deuxième rang du RSEQ avec 18 points par match. Son entraîneur est d'ailleurs estomaqué par son rendement. «Quand elle m'a dit qu'elle allait jouer en division 2 l'an passé, ça m'a inquiété pour le niveau de jeu qu'elle allait offrir cette année. C'est incroyable ce qu'elle fait. Disons que nous sommes très contents de l'avoir aujourd'hui!», rigole Docter.

Pour la prolifique marqueuse au dossard numéro 11, ces statistiques la réjouissent également. «En division 2, j'en avais un peu plus sur les épaules. Ici, je suis un peu moins au centre de l'attention. On a plusieurs marqueuses dans l'équipe. On a une belle profondeur qui profite à tout le monde.»

Le week-end de la mort

Si à la Coupe du monde de soccer, il y a des groupes de la mort - pour qualifier les poules très relevées en compétition - les Diablos, elles, auront droit au week-end de la mort. Vendredi, elles accueilleront au Cégep de Trois-Rivières les meneuses au classement général, les Dynamiques de Sainte-Foy (4-0), classées deuxièmes au Canada. Dimanche, la commande sera tout aussi corsée avec une visite chez les Nomades de Montmorency (2-1), cinquièmes au pays et quatre fois championnes nationales en cinq ans.

Pour Docter et ses équipières, ces deux rendez-vous sont très motivants. Malgré trois victoires en autant de matchs et le deuxième rang en division 1 du RSEQ, les Trifluviennes sont introuvables au classement national alors que quatre équipes du Québec s'y trouvent.

«On aime ça! En ce moment, les seules personnes qui croient en nous, c'est nous-mêmes. On a rien à perdre, toute la pression est sur nos adversaires!», sourit l'entraîneur.

Amélie Hachey est également emballée par l'ampleur du défi. «J'ai hâte de voir comment on va réagir. On peut certainement donner de bons matchs à ces grosses équipes.»

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