Mondou en faveur d'un complexe multi-glaces

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Martin Mondou aimerait voir Yves Lévesque privilégier un projet complémentaire aux installations actuelles en Mauricie.

Stéphane Lessard

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(Shawinigan) Alors que la Ville de Trois-Rivières doit déposer avant les Fêtes son projet de Colisée de 56 millions $, qui serait érigé au District 55, Martin Mondou s'invite dans le dossier. Pour le Grand Manitou des Cataractes de Shawinigan, le maire Yves Lévesque aurait intérêt à faire un pas de côté et façonner un projet qui permettrait de positionner la Mauricie au plan provincial et canadien. Comment? En bâtissant un complexe multi-glaces plutôt qu'un amphithéâtre de 5000 places.

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Le projet actuel au District 55 tourne autour d'un aréna de 5000 places.

«C'est encore le temps d'être visionnaire. De penser à ce qu'on pourrait faire ensemble s'il choisit de bâtir quelque chose de complémentaire à ce qui existe déjà à Shawinigan. Ça pourrait être très payant pour la région au complet si Trois-Rivières avait un complexe de quatre glaces.

Trois-Rivières pourrait attirer des gros tournois de hockey mineur, des championnats de plusieurs sports. Ça ferait beaucoup de pieds carrés pour des salons. Et on pourrait collaborer de façon à amener des événements encore plus gros dans nos deux villes, comme des championnats du monde. Tout ça amènerait beaucoup de retombées économiques. Je pense que les gens d'affaires de toute la région appuieraient ce positionnement», fait valoir Martin Mondou. 

«Personne ne nie que Trois-Rivières a besoin d'un nouveau Colisée. Dans ce que je propose, il y a de la place pour une glace avec 2000 sièges, ce qui servirait bien les Patriotes. Je ne veux pas dire à Trois-Rivières comment gérer ses affaires. Je veux juste faire remarquer qu'il y a moyen de ficeler quelque chose qui rendrait la Mauricie unique par ses installations sportives de haut niveau.»

Si Lévesque garde le cap, Mondou répète qu'il trouvera les Cataractes sur son chemin dans sa volonté de ressusciter les Draveurs. 

«On l'a vu cette semaine avec le dévoilement du rapport des assistances dans la LHJMQ, ce n'est pas facile de faire du hockey junior en 2015. Chez nous, on se débrouille bien, parce que nos efforts pour régionaliser l'équipe portent fruit. Déjà, sans l'appui des amateurs de hockey de Trois-Rivières, on serait dans une position très précaire. Avec les budgets d'opération maintenant en vigueur dans la LHJMQ, c'est impossible pour la Mauricie de faire vivre deux concessions», martèle Mondou, qui ne s'inquiète pas du tout du fait que les Cataractes ne disposent plus d'un veto territorial pour bloquer seuls d'éventuels promoteurs trifluviens. 

«Les nouvelles règles font en sorte que j'aurais besoin de très peu d'appuis (2) autour de la table pour bloquer un projet semblable. Nos partenaires sont bien conscients des contraintes économiques actuelles, alors je n'aurai aucun problème à récolter ces appuis», prévient-il.

Mondou dit ne pas croire non plus au produit de la Ligue américaine de hockey dans la cité de Laviolette. «Quand tu vois de gros marchés de hockey comme Moncton, Halifax et St-John qui n'ont pas été en mesure de faire vivre une concession de la Ligue américaine, je ne vois pas comment ça pourrait fonctionner à Trois-Rivières...»

Or si la LHJMQ et la Ligue américaine ne s'installent pas dans le nouveau Colisée, dépenser des dizaines de millions$ pour un amphithéâtre de 5000 places est-il justifié, questionne Mondou. «La réponse ne m'appartient pas. Mon point, c'est qu'il y a une opportunité pour s'entraider sur le plan régional. Chez nous, on encourage le GP3R et les Aigles Can-Am, deux produits bien distincts. Personne ne pense à les concurrencer, au contraire, on se réjouit et on participe à leurs succès.

Les Cataractes sont dans le même bateau, il y a encore de la place dans nos gradins pour accueillir les fans! Avec un complexe multi-glaces, Trois-Rivières ouvrirait bien des fenêtres pour des opportunités dans sa ville, mais aussi dans toute la région. Pourquoi ne pas choisir une voie où on peut s'entraider?», poursuit l'hommes d'affaires de Shawinigan, qui espère que son message sera perçu comme positif. «Si Yves Lévesque veut en parler, ça va me faire plaisir de le rencontrer.»

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