Simon Kean est gonflé à bloc

Le Hongrois Balázs Bodó concédait une quarantaine de... (Olivier Croteau)

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Le Hongrois Balázs Bodó concédait une quarantaine de livres à son adversaire trifluvien Simon Kean, jeudi lors de la pesée officielle.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) «Je veux me rendre au top, et c'est là que ça commence.»

De l'enthousiasme, Simon Kean en a à revendre cette semaine. À la veille de son premier combat chez les professionnels, le colosse a savouré chaque instant de la pesée officielle, jeudi, au cours de laquelle il a pu se mesurer, visuellement du moins, à son rival hongrois de 22 ans, Balázs Bodó (1-0, 1 K.-O.).

Devant une foule évidemment partisane rassemblée au resto-bar El Diablo, l'olympien a fait osciller la balance à 257 livres, soit une quarantaine de livres de plus que son adversaire (213 livres) qui lui concède également trois pouces de grandeur.

Vendredi soir à la Bâtisse industrielle du parc de l'Exposition, cet écart pourrait être déterminant lors du combat qui couronnera cette première soirée de boxe professionnelle en six ans à Trois-Rivières.

«J'ai trouvé qu'il avait l'air intimidé. Ça ne veut peut-être pas dire grand-chose, mais il a été le premier à détourner le regard...», a souri le colosse de 6pi 5po, quelques minutes après la pesée.

Si au premier coup d'oeil, Kean paraît largement avantagé par son physique, le principal intéressé ne veut surtout pas pécher par excès de confiance et se montre prudent devant cet inconnu venu d'Europe pour le défier. «Il y a plusieurs poids lourds plus petits, comme lui, qui ont connu de belles carrières. Ça va être un meilleur test pour moi, avec un gars rapide et agile, que ça l'aurait été avec un gros lent.»

Une fois dans l'arène, l'ancien champion canadien des super lourds chez les amateurs croit qu'il aura besoin de quelques minutes pour se sentir complètement à l'aise. «Après un round, je vais être dans mon élément. Au départ, je vais m'assurer de bien me défendre avant de passer à l'attaque au deuxième», prévoit-il.

Devant parents et amis, la tentation sera grande pour Kean d'épater la galerie. Le boxeur de 26 ans rappelle néanmoins qu'il a un plan de match à respecter... mais aussi des fans à combler! «Il ne faut jamais chercher à tout prix à aller chercher le K.-O. C'est la meilleure façon de ne pas réussir à l'avoir. Le K.-O. va venir en boxant à ma façon, pas en forçant les choses. Il y a beaucoup de stress à gérer. Être en finale du gala, chez moi, c'est un bon test. Les gens vont voir de quoi je suis fait mentalement.»

De son côté, le Trifluvien François Pratte n'en peut plus d'attendre. Il a hâte de démontrer son savoir-faire face au Shawiniganais Michaël Gargouri, avec qui il a eu l'occasion d'échanger quelques regards intenses à la pesée officielle. «Je suis habitué aux face-à-face, mais pas avec autant de caméras», a-t-il confié. «Il y a un petit stress à l'approche du combat, mais dès que la cloche sonne, tout ça va disparaître. On boxe et on pense juste à ça.»

Un promoteur ravi

À quelques pas du pèse-personne, le président d'Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, affichait un large sourire de satisfaction, à la veille du gala. Pour le promoteur, il ne fait pas de doute que la soirée sera couronnée de succès, autant sur le ring que dans les gradins. 

«Il y a plusieurs gros combats à l'affiche qui s'annoncent très serrés. Simon est un super prospect, dans la division reine de la boxe. Après son beau parcours amateur, les gens ont hâte de le voir chez les pros, ça se sent», mentionne Estephan, qui n'a pas hésité à mettre la main dans sa poche pour offrir une touche internationale à une carte qui totalise sept combats. 

En plus des huit boxeurs du Québec, les six autres pugilistes proviennent de la Hongrie (2), du Mexique (2), de l'Espagne et de la France. «Ça coûte plus cher de faire venir des boxeurs de plusieurs pays, mais on voulait investir pour offrir le meilleur spectacle possible aux amateurs. La réponse est très bonne, on pense avoir une salle comble.»

Son bras droit, Antonin Décarie, était également très heureux de voir la boxe renaître dans la cité de Laviolette. «Au cours des dernières années, la boxe a très bien fonctionné à Montréal, mais a quelque peu été négligée en région. Des galas professionnels du genre, c'est excellent pour permettre aux boxeurs de faire leur apprentissage.»

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