Kean emballé par son baptême

Simon Kean a pris part à un entraînement... (Olivier Croteau)

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Simon Kean a pris part à un entraînement public, mercredi, en compagnie de son entraîneur Jimmy Boisvert.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le cirque de la boxe professionnelle a commencé à prendre d'assaut la cité de Laviolette mercredi après-midi alors que les boxeurs se sont livrés à un entraînement public en prévision du premier gala à être présenté à Trois-Rivières depuis 2009.

À 48 heures de ses débuts chez les pros, le Trifluvien Simon Kean a eu l'occasion de croiser son rival hongrois pour une première fois, sur la scène du restaurant l'Oriflamme, devant quelques dizaines de curieux. Plongé dans sa bulle, l'olympien de Londres 2012 n'a toutefois pas semblé trop s'attarder aux prouesses de Balázs Bodó.

Devant son public, le colosse de 6pi 5po veut surtout laisser une bonne impression pour lancer sa carrière... avec une victoire, bien entendu. «Je veux faire un bon combat pour mes débuts. Je veux gagner, j'aimerais aller chercher le K.-O. c'est certain. Mais je veux surtout sortir du ring et être fier de moi», mentionne le pugiliste de 26 ans, tout en rappelant l'importance de se porter à l'attaque lors de son combat prévu pour quatre rondes.

Misant sur un physique plus imposant, Kean entend tenir son rival à distance grâce à sa portée. «Je vais devoir utiliser mon jab en partant et aussi jouer le rôle de l'agresseur. Si je ne fais pas ça, je vais être désavantagé. Il faut que je m'impose», juge-t-il.

Non loin de Kean, son rival européen paraissait quelque peu impressionné par cette sortie publique. Son seul combat professionnel, disputé en Hongrie le mois dernier, s'était déroulé dans une ambiance timide. «Je n'ai vraiment pas l'habitude de m'entraîner devant des gens. C'est spécial», raconte le boxeur de 22 ans.

À l'inverse, Kean semble carburer à ce genre d'événement promotionnel. Il avoue du même souffle devoir apprendre à composer avec les attentes des partisans. 

«C'est une semaine trippante. C'est médiatisé, c'est chez nous. Tout le monde m'encourage. Les gens me disent qu'ils sont fiers de moi. Ça va être plein vendredi! Je dois combattre le stress et m'habituer à travailler sous pression. Je n'ai pas le choix de m'y faire car je vais devoir vivre avec ça quand je vais me battre au Centre Bell et que ça va être plein.»

Gadbois a faim

Alors que les projecteurs sont davantage tournés vers les deux Trifluviens qui amorceront leur carrière vendredi soir, un duel s'annonce particulièrement intéressant en sous-carte, soit celui qui mettra aux prises Mick Gadbois, une vedette montante de l'écurie Eye of the Tiger, et l'Espagnol David Martin Campillo. 

Le Québécois originaire de Saint-Hyacinthe s'est récemment battu pour le titre WBC International Silver, arrachant un verdict nul à Steven Wilcox.

Gadbois, dit «L'Unique», compte bien en mettre plein la vue aux amateurs. «Je suis prêt pour aller à la guerre. On ne s'ennuie pas pendant mes combats!»

Jeudi, ce sera au tour de la pesée officielle qui mettra en vedette les 14 boxeurs du gala, sur le coup de 13 h au resto-bar El Diablo.

Par ailleurs, les promoteurs avançaient mercredi avoir écoulé plus de 500 billets en prévision du gala qui présentera sept duels professionnels à la Bâtisse industrielle. 

Jimmy Boisvert se disait confiant d'atteindre le millier de spectateurs au coeur d'un édifice pouvant en accueillir jusqu'à 1200.

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