Football à l'UQTR: pas de décision avant le 21 novembre

Principal instigateur du projet d'équipe de football, Jean-Guy... (Olivier Croteau)

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Principal instigateur du projet d'équipe de football, Jean-Guy Paré a pris part à une rencontre de plus d'une heure avec les membres du conseil d'administration de l'UQTR, lundi soir.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La corporation visant un retour du football à l'Université du Québec à Trois-Rivières devra patienter de nouveau. Selon ce que Le Nouvelliste a appris, l'UQTR ne rendra pas de décision avant le 21 novembre dans ce dossier. 
Alors que le conseil d'administration devait statuer sur ce projet en début d'été, la corporation a été victime de plusieurs reports et celui d'hier en est un nouveau.

Toutefois, le temps presse, puisque la corporation et l'UQTR doive présenter une lettre d'intention au Réseau du sport étudiant du Québec le 26 novembre, lors du banquet de la Coupe Vanier, afin qu'une équipe foule le terrain en 2017.

Le principal instigateur du projet et président du conseil d'administration de la Fondation de l'UQTR, Jean-Guy Paré, était pourtant optimiste au terme de la présentation de lundi devant le conseil d'administration. «On a eu une excellente rencontre. On était très confiant pour la présentation. On a eu plusieurs questions, toutes pertinentes, et nous y avons répondu. Il n'y a pas eu de questions où nous avons dit que nous allions répondre dans les prochaines semaines, au contraire.»

Celui-ci était accompagné du directeur général de la Fondation, Daniel Milot, lors de la présentation au conseil d'administration. La rencontre, qui s'est déroulée à huis clos, a duré plus d'une heure.

Un plan d'affaires modifié

Une chose est certaine, si la corporation espère que son projet sera accepté par l'UQTR, elle devra assumer toutes les dépenses qui y seront reliées. À l'origine, une participation annuelle de 150 000 $ était demandée à l'institution à partir de 2017, mais cette option a été remisée au placard au terme de la rencontre de lundi, a annoncé l'un des instigateurs du projet, Jean-Guy Paré. Dans le contexte de compressions dans le monde de l'éducation, l'UQTR a clairement indiqué qu'il serait mal vu d'investir de l'argent dans une nouvelle équipe sportive. 

«Dans les prochains mois, il va y avoir des efforts demandés aux différents syndicats. Donc quand on veut engager des gens, c'est la corporation qui devra le faire, pas l'Université.»

Toutefois, l'UQTR devrait s'impliquer dans la construction d'un nouveau pavillon qui servirait, entre autres, de vestiaire au stade Diablos, où les Patriotes joueront leurs matchs.

Jusqu'à présent, 35 investisseurs ont levé la main pour se joindre à l'aventure, mais la corporation tentera d'atteindre le chiffre de 100 d'ici à la fin 2016. Des entreprises de la région promettent aussi de mettre l'épaule à la roue de manière substantielle. C'est de cette manière que les instigateurs du projet espèrent joindre les deux bouts sans l'aide de l'Université. «Quand il fait chaud dans la cuisine, tu dois être capable de faire face à la chaleur sinon tu sors. Dans notre cas, on reste dans la cuisine. C'est un défi», a souligné Paré.

Les étudiants entrent dans la danse

Les étudiants devraient aussi participer au financement de l'équipe par la voie de leur cotisation envers les Patriotes, qui est actuellement fixée à 3 $ par session et qui est volontaire. Ces sommes seront par la suite utilisées afin de donner une trentaine de bourses aux nouveaux étudiants-athlètes qui adopteront le ballon ovale. En échange, les étudiants pourront assister aux matchs gratuitement. «Ce que la corporation propose est de faire passer la cotisation à 5 $ (par session) et de la rendre obligatoire. C'est probablement le seul frais institutionnel obligatoire qui respecte notre mission, soyons honnêtes, parce que ce sera redonné en bourses à des étudiants qui ne peuvent pas nécessairement travailler», explique le président de l'Association générale étudiante de l'UQTR, Jean-René Leblanc-Gadoury.

Actuellement, environ 45 % des étudiants choisissent de ne pas verser cette cotisation. «Le tout devra être adopté en assemblée générale. Personnellement, je crois que je vais pouvoir défendre cette idée en assemblée générale, mais la décision ne m'appartient pas», ajoute le président.

«On va faire les choses différemment et on sera très créatif afin de connaître du succès», dit Jean-Guy Paré, à propos de ces bourses qui permettront d'attirer des joueurs à l'UQTR.

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