Venu de loin pour gâcher la fête

Même s'il ne compte qu'un combat de boxe... (Stéphane Lessard)

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Même s'il ne compte qu'un combat de boxe en carrière, Balázs Bodó possède un palmarès bien garni en kickboxing et en kung fu.

Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Quand il a commencé à s'entraîner pour devenir boxeur professionnel, Balázs Bodó souhaitait parvenir à disputer un combat d'envergure internationale, un jour. Cependant, le Hongrois de 22 ans était loin de se douter que son téléphonesonnerait à peine trois mois après le début de son entraînement entre les câbles, pour venir défierun redoutable olympien, à l'intérieur de son château-fort, au Canada.

Ne vous laissez toutefois pas endormir par son peu de vécu dans le monde du Noble art. Cet étudiant en finances à l'Université de Budapest est très familier avec les sports de combat. Comptant une dizaine d'années d'expérience en kickboxing et en kung fu. Il a même déjà participé aux Championnats européens.

S'il a récemment choisi de réorienter sa carrière vers la boxe, c'est en raison des ouvertures plus attrayantes dans cette discipline, au coeur d'un pays où le soccer est roi et maître.

«Au début, c'était un peu étrange comme sensation en comparaison aux autres sports de combat auxquels j'étais habitué. Mais je pense m'être bien ajusté à la différence. J'ai confiance en ma main droite», mentionnecelui qui a mis les pieds en Amérique du Nord pour la première fois, lundi soir.

En entrevue au Nouvelliste à peine quelques heures après avoir atterri à Montréal, le Hongrois avoue avoir été franchement surpris par la feuille de route de l'adversaire avec qui il croisera le fer vendredi soir à la Bâtisse industrielle, dans le cadre du premier gala professionnel à être présenté à Trois-Rivières depuis 2009. Il faut dire que Bodó concédera trois pouces et près d'une quarantaine de livres au Trifluvien Simon Kean.

«J'ai vu ce qu'il a fait dans sa carrière. Je suis allé le voir sur Youtube... Disons que c'est impressionnant. Je pense qu'il a de meilleures chances que moi de l'emporter, mais tout est possible une fois le combat commencé», philosophe celui quia remporté son seul combat professionnel en carrière, par TKOau deuxième assaut, le 13 septembre dernier dans la capitale hongroise.

Si le premier rival boxeur à se trouver sur la route professionnelle de Kean demeure une verte recrue, son entourage possède néanmoins un bagage intéressant entre les câbles. L'entraîneur de Bodó, Zoltán Séra, totalise notamment 27 combats chez les professionnels (21-6, 12 K.-O.).

En août dernier, il était d'ailleurs à l'affiche en sous-carte au Centre Bell lorsque Lucian Bute a effectué son retour victorieux dans l'arène. «Je suis entre bonnes mains», rigole-t-il.

Bien conscient qu'il sera l'ennemi numéro un à la Bâtisse industrielle vendredi soir, Bodó ne semble pas s'en faire outre mesure avec cet aspect.

«J'ai hâte de vivre l'expérience. J'espérais que ma carrière en boxe me permette de voyager, mais je ne m'attendais vraiment pas à recevoir un appel aussi tôt!», ajoute le pugiliste natif de Mosonmagyaróvár, une petitemunicipalité de quelque 40 000 âmes dans le nord-ouest de la Hongrie.

Fiche de son entraîneur, qui est aussi boxeur professionnel

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