Les Broncos retiennent leur souffle

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Le rendement de Peyton Manning est inquiétant depuis le début de la saison, même si les Broncos de Denver sont toujours invaincus après six matchs.

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Le Nouvelliste

Les partisans ont beau grimacer à chaque fois que Peyton Manning lance le ballon cette saison - et avec raison - les Broncos de Denver jouissent encore d'un dossier parfait. Compte tenu que leur moteur offensif dispute présentement le pire football de son illustre carrière, ce sont là des résultats inespérés.

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Peyton Manning

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Ces six victoires en autant de sorties, l'entraîneur Gary Kubiak les doit entièrement à son unité défensive, la plus étanche du circuit Goodell. Un groupe qui accorde en moyenne 17 points et 281,3 verges à ses rivaux, ce qui permet à l'attaque de respirer un peu plus librement pendant cette léthargie du légendaire quart au numéro 18.

D'ailleurs, la mouture défensive 2015 des Broncos pourrait bien être la meilleure à avoir évolué aux côtés de Manning au cours de sa carrière, ce qui n'est pas peu dire.

Consultez les statistiques de Peyton Manning

N'empêche que le rendement de Manning est franchement inquiétant. La fin de la dernière saison avait laissé un goût amer dans l'entourage des finalistes en titre du Super Bowl 48. Leur élimination aux mains des jeunes Colts d'Indianapolis avait mis en relief un ralentissement criant de leur attaque.

L'entre-saison terminée, les adorateurs du célèbre 18 espéraient de tout coeur qu'il ne s'agissait-là que d'un petit creux de vague, malgré les départs de Wes Welker et Julius Thomas. Malheureusement pour eux, les six premières semaines du calendrier régulier ont plutôt confirmé une tendance. Manning n'a plus l'étoffe qui a fait sa renommée.

Physiquement, l'usure du temps le rattrape. Il n'a notamment plus de sensation dans le bout des doigts - une conséquence directe de l'opération au cou qui l'avait forcé à rater la saison 2011 - ce qui lui complique considérablement la tâche lorsque vient le temps de dégainer. Ça se voit facilement puisqu'il a toutes les misères du monde à compléter des passes de plus de 10 verges.

Comme Manning a toujours été réputé pour repérer ses coéquipiers avec une précision chirurgicale, sa perte de puissance et de sensation du ballon offre à ses rivaux une fraction de seconde d'ajustement supplémentaire qui s'avère très coûteuse jusqu'à maintenant.

Contrairement à ses 16 premières saisons, l'aîné des frères Manning ne représente plus nécessairement le coeur de la formation. Avec des chiffres inquiétants (7 passes de touché contre 10 interceptions), il a souvent placé son équipe dans l'embarras, forçant ses coéquipiers défensifs à se surpasser. Le jeu au sol est également sollicité davantage.

Sans surprise, les médias ont interrogé Manning à répétition sur ses ennuis à lancer le ballon avec la même efficacité qu'autrefois. À chaque occasion, le sympathique quart-arrière a référé les journalistes au dossier collectif de l'équipe. D'une certaine façon, il a bien raison de réagir de la sorte. Malgré de nombreux ratés à l'attaque, le dossier des Broncos est toujours intact. Cependant, les résultats camouflent l'inquiétant déclin du général offensif.

Après une fin de semaine de repos, il sera intéressant de voir si Manning a réussi à refaire le plein d'énergie et parfaire son jeu, dans ses nouvelles limites physiques. C'est à souhaiter pour les Broncos qui ont rendez-vous avec les Packers de Green Bay, dimanche soir. Ce duel au sommet devrait s'avérer révélateur quant aux véritables chances des Broncos de veiller tard en janvier.

Avant même la fin de sa carrière, l'héritage de Manning dans les livres de la NFL est grandiose. Il n'y a pas de doute là-dessus. Déjà meilleur quart de l'histoire pour le nombre de passes de touché (537), il ne lui manque que 624 verges pour devenir devancer Dan Marino au chapitre des verges amassées par la voie des airs. Un accomplissement qu'il devrait réaliser sans trop forcer.

Cependant, il ne faudrait pas que sa fin de carrière tourne au vinaigre et qu'on se rappelle de lui comme étant celui qui aura disputé une saison de trop.

Ce stade n'a pas encore été atteint, mais si les interceptions continuent de s'accumuler au même rythme, l'étoile de Peyton Manning perdra de son lustre, semaine après semaine.

Voilà qui serait bien dommage.

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