La petite meneuse aux grandes ambitions

Carrie-Ann Auger deviendra la première joueuse issue du... (Olivier Croteau)

Agrandir

Carrie-Ann Auger deviendra la première joueuse issue du programme basketball des Diablos à évoluer en division 1 de la NCAA alors qu'elle défendra les couleurs de l'Université du Vermont, à compter de l'automne 2017.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Pour la plupart des joueurs de basketball, le rêve d'évoluer en NCAA se révèle à l'adolescence, quelque part entre les réseaux secondaires et collégiaux. Pour Carrie-Ann Auger cependant, cet objectif germe depuis tellement longtemps en elle qu'on peut pratiquement dire que c'était devenu une certitude. Qu'il ne s'agissait que d'une question de temps.

«J'ai commencé à rêver de jouer aux États-Unis quand j'étais encore au primaire», lance l'explosive meneuse de jeu des Diablos, du haut de ses 5 pieds et 3 pouces.

À sa deuxième saison seulement au sein de la formation féminine des Diablos, en division 1, la Trifluvienne est déjà en voie de marquer l'histoire.

Au cours de l'été, l'ancienne porte-couleurs du Collège Marie-de-l'Incarnation a conclu une entente verbale avec les Catamounts de l'Université du Vermont pour y décrocher une bourse d'études complète, devenant ainsi la première joueuse issue du programme des Diablos à accéder à la division 1 du prestigieux réseau NCAA.

Avant elle dans la région, la Shawiniganaise Élise Caron avait évolué quatre ans avec le Marist College (2007-2011), dans l'État de New York. Elle n'était toutefois pas passée par les Diablos avant de mettre le cap sur le pays de l'Oncle Sam, mais plutôt par le programme des Lynx du Cégep Édouard-Montpetit. 

En basketball masculin, les Trifluviens Alex Bougaïeff (Université Rice) et Sébastien Salois (Université Northern Michigan) ont aussi goûté à l'aventure universitaire américaine, sans revêtir l'uniforme rouge et blanc.

Les pommettes de Carrie-Ann Auger rougissent immédiatement lorsqu'on lui fait remarquer qu'elle marquera à sa façon le programme trifluvien.

«Je ne serai certainement pas la dernière», réplique-t-elle, bien humblement. «C'est un niveau quand même difficile à atteindre. Ce n'est pas tout le monde qui a la chance d'y accéder. Quand j'ai eu mon entente, c'était un véritable rêve qui se réalisait. Je pense bien avoir fait le bon choix. Les entraîneurs ont été très accueillants et c'est un bon campus pour l'éducation aussi. L'avenir s'annonce bien». indique celle qui souhaite étudier en droit pour devenir notaire.

Pour son entraîneur chez les Diablos, Faisal Docter, la progression de sa meneuse de jeu a été spectaculaire. «Les attentes étaient énormes envers elle. Déjà, en secondaire 2, les gens parlaient d'elle comme la future Élise Caron. Carrie-Ann est toujours dans le gymnase. Elle est la personne la plus exigeante envers elle et ça rapporte. Elle développe de nouvelles façons de passer le ballon et de marquer, en plus d'afficher une maturité impressionnante.»

Avant de fouler le terrain une première fois dans l'uniforme des Catamounts de l'Université du Vermont sous les ordres de Lori Gear McBride (ancienne championne nationale avec l'Université de la Caroline du Nord), Auger a encore deux saisons à disputer dans son patelin, au sein de la crème du réseau collégial. 

Après une acclimatation fort réussie à son année recrue (12,4 points par match, 7 fois meilleure marqueuse de son équipe et meilleure passeuse), l'athlète-étudiante de 18 ans aimerait voir son équipe participer au Championnat provincial du RSEQ.

«Même si j'ai une entente pour la NCAA, je dois continuer de performer. Par contre, c'est un stress de moins qui va me permettre d'avoir encore plus de plaisir sur le terrain», souligne la native d'Ottawa qui a brièvement grandi aux États-Unis avant de déménager à Trois-Rivières au début de son parcours scolaire.

Auger et les Diablos (1-0) disputeront d'ailleurs leur deuxième match de la saison vendredi soir alors qu'elles recevront la visite d'Édouard-Montpetit (1-1) sur le coup de 19 heures.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer