Assistances inquiétantes pour le Blizzard

C'est devant un aréna presque vide que le... (Olivier Croteau)

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C'est devant un aréna presque vide que le Blizzard a disputé ses deux derniers matchs à domicile.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) La saison du Blizzard n'est vieille que de quelques matchs mais déjà, c'est le branle-bas dans les bureaux administratifs de l'équipe.

Après huit matchs, les hommes d'Alain Côté occupent le premier rang du classement général. Pourtant, les revenus aux guichets ont fondu de moitié par rapport à l'an dernier! Vendredi, Il n'y avait même pas 500 personnes dans le vieux Colisée pour voir le Blizzard renverser les River Kings de Cornwall. Pour les actionnaires locaux, qui ont pris l'équipe en main il y a deux ans, c'est la surprise totale. Une bien désagréable surprise.

«C'était impossible de s'attendre à ça. Une baisse, c'est toujours possible. Mais une baisse aussi dramatique? C'est sûr qu'on se pose des questions», lance le directeur-gérant Sylvain Robert, l'un des actionnaires de l'équipe. «Nous sommes en mode solution. Avant chaque match local, on se réunit, on tente de mettre sur pied des promotions. Mais il y a quand même une limite à ce qu'on peut faire.»

Ça prend un peu plus de 1000 personnes par match pour boucler le budget de l'équipe. L'an dernier, la moyenne des foules oscillait autour de 900. Il est un peu tôt pour tirer la sonnette d'alarme, mais Robert convient que si les revenus aux guichets ne s'améliorent pas, le manque à gagner sera important.

«Pour l'instant, ça va. On peut travailler avec nos revenus provenant des commanditaires. Mais si ce bout-là s'épuise et qu'il faut réinjecter des sommes de nos poches, on va devoir prendre des décisions. Au moment où on se parle, on va finir la saison, il n'y a pas d'inquiétude à ce niveau. Une réflexion sera toutefois nécessaire à la fin de l'année, pour voir si ça vaut la peine de continuer.»

Une équipe compétititve

Ce qui est troublant pour le Blizzard, c'est qu'il a l'impression d'offrir un spectacle à la hauteur des attentes. L'équipe est au sommet du circuit Godin, avec un bon mélange de talent et de robustesse selon Robert. «Nous misons sur un club jeune, rapide et explosif à l'attaque. En Marco Cousineau, nous avons l'un des meilleurs gardiens. On n'a pas de problème non plus côté robustesse. C'est dur pour nous de savoir pourquoi il y a si peu de gens au Colisée depuis le début de la saison mais nous sommes sûrs d'une chose, ça n'a rien à voir avec la qualité du spectacle.»

Robert et ses partenaires espèrent donc que les brebis égarées vont finir par rentrer  au bercail, avec l'hiver qui finira bien par s'installer. «On regardait tout ce qui se passe dans la région en octobre, il y a du stock! Le dollar-loisir a été très sollicité, on a plus de chances de tirer notre épingle du jeu au cours des prochaines semaines. Je me souviens par ailleurs d'une année à l'époque du Viking où ce fut très difficile dans les premières semaines, et qui s'était très bien terminée. On va se retrousser les manches, et mettre de l'avant le plus d'initiatives possibles pour attirer les gens», martèle Robert, en défendant l'idée du Blizzard d'abandonner ses matchs le dimanche après-midi afin de les reprogrammer le samedi soir.

«L'an dernier, dans la LNAH, les plus petites foules ont été enregistrées le dimanche après-midi. On pense que ça valait la peine d'être essayé. Bien sûr, le samedi soir, on est parfois en compétition avec le Canadien à la télévision. Sauf que le dimanche après-midi, il y a les chalets, le ski de fond, Star Académie. Peu importe la journée choisie, ce n'est jamais parfait! La question, c'est de savoir si les amateurs de hockey ont encore de l'appétit pour la LNAH...»

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