Qui prend parti prend pays

Justin Trudeau... (Photo François Gervais, archives Le Nouvelliste)

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Justin Trudeau

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Le Nouvelliste

C'est ce que les Québécois ont fait le 19 octobre en faisant élire 40 députés libéraux, 12 conservateurs, 16 NPD et 10 bloquistes.

Eh oui! Qui prend parti (fédéraliste) prend pays (Canada), pour paraphraser le slogan du Bloc québécois en campagne électorale lequel s'applique davantage aux gains des partis fédéralistes.

Bernard Landry a dit un jour: «Quand le peuple parle, le peuple dit vrai, a raison». Va falloir que le Bloc québécois arrête de s'accrocher au passé et regarde la réalité en face. Va falloir que le chef du PQ, Pierre-Karl Péladeau modernise son discours.

Les médias, les réseaux sociaux ont parlé de l'appui de monsieur Péladeau à Gilles Duceppe au cours de la campagne. Monsieur Péladeau a soufflé dans le dos du chef du Bloc, mais ça n'a rien changé. PKP accuse le fédéral d'être la cause des déboires au Québec. Quel raisonnement tout croche!

Pire encore, la seule raison pour le Bloc et les souverainistes de la présence du Bloc à cette élection du 19 octobre, toujours selon monsieur Péladeau, c'était de se débarrasser des conservateurs. C'est pas fort comme argumentation quand je constate que le chef a perdu dans son comté et qu'environ 80 000 soi-disant souverainistes ont accordé leur appui aux partis fédéraux (libéral et NPD), alors que dans les élections précédentes, c'était des votes pour le Bloc.

Des signaux forts en disent long sur le mouvement souverainiste en crise. La souveraineté est en perte de vitesse: de 35% en 2008, 32% en 2012, l'appui au PQ n'a été que de 25% à l'élection de 2014 au Québec. Pendant ce temps, le Bloc a récolté 23% des votes en 2011 et 19% cette année. Un autre signe: et le PQ et le Bloc sont complètement déconnectés de la jeunesse québécoise. À preuve, la simulation électorale où on a invité quelque 850 000 jeunes du secondaire à travers le Canada à s'exprimer sur les élections. Or, au Québec seulement, sur 52 800 jeunes, quelque 11,5% ont choisi de faire confiance au Bloc, ce qui est moins que les 19% récoltés lors du vote du 19 octobre.

Les jeunes Québécois voient l'avenir avec d'autres préoccupations telles l'économie, le travail, la famille, etc. Le dernier signal et non le moindre est la démission de Stéphane Bédard du caucus du PQ.

Les Québécois sont passés à autre chose en politique fédérale. Le Québec est en position de force. Donnons sa chance au coureur Justin Trudeau.

André Gendron

Shawinigan-Sud

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