Les Herrera ne sont pas seuls

Javier Herrera, sa femme Ludzmy et leurs deux... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Javier Herrera, sa femme Ludzmy et leurs deux enfants, Katie et Jaycob.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un vent de générosité souffle sur la famille de Javier Herrera, dont l'histoire racontée dans Le Nouvelliste de jeudi a touché un grand nombre de personnes en Mauricie. En début de soirée, l'instigateur du mouvement afin de venir en aide aux quatre Vénézuéliens, Bob McDuff, annonçait avoir reçu plus de 1000 $ en dons.

C'est sans compter les meubles et certains électroménagers qui ont fait leur apparition dans l'appartement depuis mardi. Aucun doute, les citoyens ont répondu en grand nombre, constate avec fierté l'ancien directeur général des Aigles de Trois-Rivières.

«Ça n'arrête pas! Les gens sont incroyables. Je cherchais un réfrigérateur, j'en ai trouvé un très rapidement. En plus de l'argent, la famille a reçu des cartes-cadeaux et certains restaurateurs nous ont offert de venir manger chez eux. L'école Vision a même suggéré d'intégrer ses deux enfants, mais ils doivent passer par le processus de francisation à l'école Sainte-Thérèse. Tout ça pour dire que nous sommes vraiment heureux de la réponse du public. C'est inespéré.»

La femme de Javier Herrera, Ludzmy, fondait en larmes chaque fois qu'un nouveau don était confirmé. «Javier remercie le ciel de rester à Trois-Rivières, d'être entouré par autant de bon monde, souligne McDuff, qui se cherche encore une laveuse et une sécheuse, soit dit en passant. 

«Mais pour le reste des meubles, les dossier progressent bien! Nous allons toujours accepter les dons monétaires par contre.»

McDuff a entrepris jeudi une tournée des autres médias régionaux. Les Aigles ont également partagé l'information. Bref, le message se passe dans la région. Jeudi, le téléphone de l'ex directeur-gérant n'a pas dérougi de la journée. Au moment de l'entrevue, il s'apprêtait à quitter son domicile pour entamer une collecte de dons monétaires. «Nous avons plusieurs maisons à visiter, des gens qui nous ont appelé aujourd'hui, ils veulent qu'on passe prendre l'argent. Cette générosité m'impressionne et touche les Herrera.»

Parmi les projets soumis par la population, l'Association de baseball mineur du centre-ouest de Trois-Rivières propose d'inviter les jeunes Herrera à l'école de baseball que l'organisme tient chaque semaine. Il n'est pas impossible que Javier Herrera participe à ces cliniques en tant que bénévole. Une levée de fonds devrait aussi avoir lieu au IGA Jean-XXIII ce samedi.

Par ailleurs, les Herrera ont visité la Société Saint-Vincent-de-Paul pour se vêtir en vue de l'hiver. Un premier pour eux.

Les enfants, Katie et Jaycob, pourront quant à eux fréquenter l'école Sainte-Thérèse très bientôt.

Les Herrera sont arrivés au Canada lundi après-midi, après avoir fui le Venezuela en raison de menaces proférées contre les deux jeunes. Croyant Javier Herrera riche en raison de son statut de joueur de baseball professionnel, des criminels se sont pointés à l'école du quartier et ont demandé à voir les enfants. Craignant pour la sécurité de sa famille, le numéro 13 des Aigles a entamé, avec l'aide de McDuff, des procédures afin de quitter le Venezuela.

Établis à Trois-Rivières depuis mardi, les Herrera ont fait une demande d'asile et leur cause sera entendue par un juge de l'immigration le 21 décembre. D'ici là, ils vivent grâce à la générosité du public. 

Il est toujours possible de faire un don en contactant Bob McDuff au 819 691-0642 ou au 819 609-5000.

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