Ivan Suaza confiant pour les Herrera

Ivan Suaza... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Ivan Suaza

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La famille Herrera mise sur un dossier crédible et étoffé, ce qui devrait l'aider dans la quête du statut de réfugié. C'est du moins l'avis d'Ivan Suaza, directeur général du Service d'accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières.

Ce Colombien d'origine, bien au fait du processus de demande du statut de réfugié, se montre optimiste devant le cas de Javier Herrera. Ayant lui-même fui son pays au début des années 2000, l'ex-journaliste est bien placé pour comprendre la situation du joueur de baseball.

«L'instabilité politique reste un enjeu majeur dans certains pays d'Amérique du Sud. Au Venezuela entre autres, des gens se retrouvent coincés. Le dossier qui nous préoccupe en ce moment en est un solide, nous avons la preuve que des gens, en l'occurrence des enfants, sont en péril.»

Ivan Suaza l'admet, les demandes d'asile sont très rares en Mauricie. «Ça prend des preuves, mais les histoires touchant des enfants se règlent souvent plus rapidement. Monsieur Herrera fera traduire les documents envoyés par l'école et confirmant que ses deux jeunes n'étaient plus en sécurité. Là-bas, il était laissé à lui-même. Je le crois sur parole quand il parle de la corruption au sein de la police.»

Un demandeur d'asile ne jouit pas de beaucoup de droits. En attendant sa rencontre avec le juge, Javier Herrera ne devrait pas pouvoir travailler non plus. 

«Seulement faire du bénévolat. Si le juge le reconnaît comme réfugié selon les Conventions de Genève, les portes s'ouvriront pour lui et ses proches.»

La bonne nouvelle, c'est que le puissant frappeur des Aigles n'a jamais caché sa motivation. «Il est déjà très engagé. Le plus difficile reste ces fameux trois premiers mois, au cours desquels le statut est incertain. Mais il aura du temps pour apprivoiser le français et faciliter l'intégration de ses enfants à l'école.»

L'éducation, voilà un aspect fondamental pour la famille vénézuélienne. Provenant d'un milieu défavorisé, Javier Herrera a dû travailler très jeune pour aider ses proches. À la fin de son adolescence, voué à un bel avenir au baseball, il s'entendait sur les termes d'un premier contrat avec l'organisation des A's d'Oakland.

«Plusieurs portes sont fermées pour moi dans le monde du travail, mais je suis prêt à m'engager quelque part pour gagner ma vie tout en poursuivant ma carrière de joueur avec les Aigles le plus longtemps possible», affirme Herrera, qui partage sa vie avec sa conjointe depuis 16 ans.

Des dons

Nicole Girard et Bob McDuff étaient heureux mercredi d'annoncer que quelques personnes avaient manifesté de l'intérêt pour aider les Herrera, que ce soit pour les vêtir ou les nourrir. Les dons en argent feront aussi le plus grand bien, comme le rappelle l'ancien directeur général. 

«Le principal enjeu, c'est celui de la nourriture. Ils partent sur de bonnes bases pour les trois premiers mois et leur appartement est semi-meublé.»

Les gens intéressés à contribuer à l'intégration des Herrera peuvent contacter la famille McDuff au 819 691-0642 ou au 819 609-5000.

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