Rémi Doucet quitte les Aigles

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Rémi Doucet était des plus émotifs en annonçant qu'il quittait son poste de gérant des Aigles juniors, qu'il a dirigés pendant 10 ans.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Après 12 ans dans l'organisation des Aigles Plante Sports, dont une décennie à la barre de l'équipe, Rémi Doucet a annoncé mercredi matin qu'il abandonnait son poste de gérant.

Le Trifluvien a établi un record de longévité au sein de l'organisation, en plus de diriger une équipe constante comme un métronome. Doucet a une fiche de 317 gains contre 181 revers en saison régulière, avec deux championnats. Son équipe a de plus été finaliste à cinq reprises en séries. Même s'il n'a jamais gagné le dernier match de l'année comme gérant, Doucet disait quitter sans regret.

«Parce que pour moi, le championnat de 2005 alors que j'étais adjoint a autant de valeur que si je l'avais gagné comme gérant. Dans un championnat, toutes les pièces sont importantes, tout le monde a la même bague», fait-il valoir, en soulignant que la conquête de la médaille d'or au dernier championnat canadien junior fut le déclic pour renoncer à son job de gérant pour mieux camper celui de papa de famille. «C'est le seul titre qui me manquait. J'ai fait le tour, je suis rendu là. J'ai deux enfants qui grandissent, qui ont commencé à faire du sport. Je veux vivre ça avec eux.»

Bien sûr, Doucet a eu du mal à digérer la défaite des siens au match ultime de la grande finale face aux Diamants de Québec. Sa garde rapprochée savait qu'il allait gérer son dernier match en carrière dans la LBJEQ, mais il n'a pas voulu en faire un plat dans le vestiaire. «J'ai juste voulu tirer le maximum de plaisir. C'est comme ça qu'on a abordé toute notre saison. Bien sûr, ça ne s'est pas terminé comme on le souhaitait, mais ça fait partie du baseball! Ça ne diminue en rien le reste de notre année. Les gros matchs, on les a tous gagnés, sauf celui-là», racontait Doucet, qui a notamment vu son équipe inscrire un nouveau record de 32 victoires consécutives. 

Doucet a été particulièrement émotif pour ses adieux. Il a remercié ses parents, qui lui ont fait découvrir les Aigles à l'âge de cinq ans, après son déménagement de La Tuque. Il a remercié tout le monde dans la grande famille des Aigles, notamment son vieux compagnon d'armes Mathieu Hamelin. À ses côtés, le président Réal Lajoie était lui aussi un peu chamboulé. Faut dire que c'est Lajoie qui avait fortement suggéré à Jean-François Picard d'engager Doucet comme adjoint. Mercredi, il a dit au revoir à un gars avec qui il a vécu beaucoup de grands moments. 

«Je savais qu'il était indécis sur son avenir. J'ai espéré jusqu'à la fin qu'il accepte de revenir l'an prochain. Mais quand il m'a expliqué pourquoi il quittait, j'ai tout de suite compris. J'ai passé à côté de moments importants avec mon gars quand il était jeune, je le comprends de ne pas vouloir mettre ça de côté...»

Lajoie se met donc à la chasse pour dénicher celui qui pourra chausser ces grands souliers. Il dit vouloir tout d'abord explorer les possibilités à l'interne, où un gars comme Jean-Philippe Lemay se trouve depuis quelques années. Chose certaine, ce serait le choix de Doucet s'il avait son mot à dire. «Je pense qu'il est le candidat idéal. Il connaît très bien notre équipe, notre culture. En tant qu'adjoint, il a fait partie intégrante de nos succès.»

Chose certaine, le processus ne devrait pas s'éterniser. Lajoie prévoit nommer son nouveau pilote avant les assises de la LBJEQ, programmées les 5-6 novembre à Trois-Rivières. Le lendemain, Doucet sera en nomination pour le titre de gérant de l'année au gala Méritas.

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