Deux tours jumelles pour les Diablos

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La qualité de l'encadrement académique a attiré les jumelles Fredlyne et Fredlaine Verrier chez les Diablos de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Depuis le début de l'été, Faisal Docter a parfois l'impression de voir double à la barre de la formation féminine de basketball des Diablos. C'est normal, deux grandes recrues de 18 ans sortent du lot, tant par leur stature que leur ressemblance: les jumelles Fredlaine et Fredlyne Verrier.

Rarement les Diablos réussissent à attirer dans leur giron l'élite du basketball féminin de la région métropolitaine. Ça se comprend, avec six équipes de calibre collégial division 1 à Montréal et les environs, il est bien difficile de déraciner les meilleures.

Cependant, un élément favorisait l'institution trifluvienne cette fois: la qualité de l'encadrement académique. Pas nécessairement les plus assidues dans leurs bouquins, de leur propre aveu, les deux jumelles s'accrochent à leurs études grâce au sport. «Ce sont de très bonnes filles qui avaient besoin d'encadrement. Dès qu'elles sont arrivées ici, ç'a cliqué avec avec l'équipe.», note l'entraîneur des Diablos.

Débarquée dans la cité de Laviolette au début de l'été afin de compléter certains cours obligatoires pour accéder au collège, Fredlaine est catégorique: choisir les Diablos était essentiel à sa réussite. «C'est le meilleur choix de ma vie!», lance, sans détour, celle qui rêve de joindre les rangs d'une université americaine.

D'ailleurs, elle n'hésite pas à remercier ses coéquipières pour la réussite de son cours de français de secondaire 5 au cours de l'été. «Pendant qu'on était en tournoi aux États-Unis, les filles se levaient tôt le matin pour m'aider. C'est grâce à elles que j'ai réussi. Et maintenant, comme elles sont très studieuses et que je suis compétitive, ça me force à vouloir me dépasser dans les études», sourit-elle.

Pour leur entraîneur et mentor, les deux soeurs représentent un bel exemple des bienfaits du sport sur le rendement académique. «Je ne pense pas que j'aurais eu de diplôme universitaire sans le basket. Alors c'est plaisant de pouvoir transmettre ces valeurs à mon tour.»

Si leur physique semble destiné au basketball, les jumelles Verrier ont pourtant goûté à cette discipline sur le tard. Fredlaine dispute sa troisième saison, après plusieurs années passées sur les terrains de soccer, tandis que sa frangine Fredlyne a commencé à lancer des ballons dans le panier l'an dernier seulement, après avoir délaissé le volleyball.

L'an passé, même si elles évoluaient avec une formation civile de LaSalle puisque leur école secondaire, à Anjou, n'avait pas de programme de basketball, Fredlaine a néanmoins réussi à attirer les regards des recruteurs américains. Quelques universités du pays de l'Oncle Sam l'ont déjà dans leur mire.

À Trois-Rivières, elles n'ont pas tardé à s'intégrer au sein de la communauté étudiante. Elles travaillent régulièrement comme marqueuses dans divers sports scolaires en plus de donner un coup de main aux concessions lors de matchs de football.

Les soeurs Verrier admettent que leur vie n'est pas de tout repos dans la cité de Laviolette. En plus du temps passé le nez dans les livres, elles doivent se familiariser avec la vie autonome en appartement. Heureusement pour Fredlaine, sa soeur veille sur elle et s'occupe de l'aspect gastronomique de leur colocation. «C'est moi qui fait tout! Pas seulement la cuisine!», rigole Fredlyne, en avouant du même souffle que les désaccords sont plus fréquents maintenant qu'elles habitent ensemble.

«C'est vrai qu'il y a plus de chicanes, mais en même temps c'est beaucoup plus facile de s'intégrer à deux que toute seule.», concède Fredlaine.

Ouverture locale

Les jumelles Verrier et leurs coéquipières amorceront leur saison 2015 samedi après-midi au pavillon des Sciences du Cégep de Trois-Rivières, en recevant l'Arsenal du Collège Nouvelles-Frontières, à 13 h. Cette année, l'entraîneur des Trifluviennes misera sur un noyau expérimenté avec les Carrie-Ann Auger, Alexe Dufresne, Koralie Mélançon, Amélie Hachey et Carolanne Croteau de retour. L'an dernier, les Diablos s'étaient inclinées au premier tour éliminatoire après avoir conclu leur calendrier régulier avec un dossier de 7-9.

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