Les Dumoulin près du but

Jean-François Dumoulin rencontrera, la semaine prochaine, les dirigeants...

Agrandir

Jean-François Dumoulin rencontrera, la semaine prochaine, les dirigeants des Industries Spectra Premium.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Ils ont encore du pain sur la planche, mais Jean-François et Louis-Philippe Dumoulin se rapprochent du but ultime: posséder leur propre écurie en NASCAR Canada. Le plus jeune des deux frères a confirmé mardi qu'il s'attend à une importante annonce d'ici la fin du mois.

«Plus on met de chiffres sur la table, plus on s'aperçoit que ce n'est pas donné», sourit le champion de 2014, quand même encouragé par les récentes discussions avec les commanditaires en place... et les autres, potentiels.

«Nous voulons être prudents et prendre les bonnes décisions. Mais le dossier progresse. Il reste encore beaucoup d'argent à aller chercher, sauf que je suis confiant que tout se règle dans les bons délais.»

Le clan aurait déjà trouvé un terrain d'entente pour trouver un garage permanent à Trois-Rivières. Le Groupe Bellemare, un partenaire majeur de Dumoulin Compétition, serait évidemment impliqué.

L'opération séduction se poursuit

À la recherche d'un allié digne d'un WeatherTech comme son frère Louis-Philippe, Jean-François Dumoulin rencontrera, la semaine prochaine, les dirigeants des Industries Spectra Premium. Cette compagnie québécoise, oeuvrant dans la distribution mondiale et la fabrication de pièces automobiles, avait été approchée par le pilote au cours de la dernière saison. On les avait vus ensemble pendant le Grand Prix de Trois-Rivières.

Si les deux parties parviennent à s'entendre, il s'agirait d'une grande victoire pour Dumoulin. Du coup, les deux coureurs seraient assurés d'avoir un volant à temps plein en NASCAR Canada en 2016.

Selon les chiffres qui circulent, il en coûterait entre 375 000 $ et 500 000 $ pour opérer une équipe dans la plus importante série canadienne de course automobile. Ce montant d'un demi-million inclut tous les équipements dans l'atelier et les pièces de rechange.

«La mécanique demande beaucoup de temps et d'énergie, ça va nous prendre un bon chef d'équipe», opine Louis-Philippe. «Mais l'avantage qu'on a par rapport à il y a trois ans, c'est qu'on connaît beaucoup mieux les circuits de type ovale. Nous sommes donc pas mal plus confiants avec le rendement de la voiture dans ces conditions.»

Fugère salue l'initiative

Mis au courant du projet des Dumoulin dans ses premiers balbutiements, le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières, Dominic Fugère, salue l'initiative des deux frangins.

«Dès la création de Dumoulin Compétition, c'était l'objectif visé», rappelle le grand manitou du GP3R.

«Ils sont rendus là! Avec leur expertise, les Dumoulin deviennent des pilotes avec qui les chefs d'équipe veulent travailler. Ils savent qu'ils seront en mesure d'exploiter au maximum la voiture qu'on leur offre.»

D'ailleurs, Fugère estime que Jean-François possède une expertise semblable à celle d'un chef d'équipe de NASCAR Canada. «Il ne lui manque pas grand chose pour le devenir en tout cas.»

L'arrivée des Dumoulin dans le cercle des écuries s'inscrit dans une tendance générale observée depuis quelques années: les Québécois prennent de plus en plus leur place en NASCAR.

L'ajout d'une course de la série à Granby, qui pourrait être annoncée bientôt, confirme cette tendance.

«Ce serait un gros plus, l'arrivée de Granby, convient Fugère. Après Vallée-Jonction, Mirabel, Saint-Eustache et Trois-Rivières, ça centrerait encore davantage les activités de la série au Québec.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer