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Scandale sexuel au Comité olympique canadien: Éric Myles regarde en avant

Fier du travail accompli depuis son entrée en... (François Gervais)

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Fier du travail accompli depuis son entrée en poste il y a près de deux ans au Comité olympique canadien, Éric Myles concède néanmoins que l'affaire Marcel Aubut entraînera d'importantes discussions à l'interne.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Les deux dernières semaines ont été éprouvantes pour les employés du Comité olympique canadien. Directeur exécutif sport de l'organisation, le Trifluvien Éric Myles ne cache pas que l'affaire Marcel Aubut entraînera de grandes discussions à l'interne. Des discussions déjà amorcées entre les membres du conseil d'administration et les hautes instances du COC.

«Nous allons sortir grandis de cette période difficile», juge l'ancien directeur général de Québec en forme, qui a accepté de relever le défi de l'olympisme en janvier 2014, à quelques jours du début des Jeux de Sotchi.

Dans une entrevue avec Le Nouvelliste à l'époque, Myles expliquait son choix en vantant le dynamisme et la synergie qui régnait dans les bureaux du COC, quatre ans après le succès des Jeux de Vancouver. «Marcel Aubut veut amener notre système sportif à un autre niveau et c'est là-dessus que je veux travailler», soulignait-il alors dans nos pages.

Dans le cadre de ses fonctions, Éric Myles a souvent côtoyé l'ancien propriétaire des Nordiques de Québec. «C'était un bénévole dévoué dans notre petite équipe. Il était très actif au sein du comité.»

Un comité qu'il aura dirigé pendant plus de six ans, avant qu'un scandale sexuel ne l'oblige à quitter.

Avocat influent, Marcel Aubut se destinait à un poste exécutif au Comité international olympique. Avec lui, le COC a fait des pas de géants en termes de visibilité et de crédibilité, comme le rappelait récemment l'auteur Paul Ohl, un spécialiste du Mouvement olympique canadien, dans Le Journal de Québec.

Selon lui, les commandites amassées par Aubut se calculent en centaines de millions de dollars. Il entrevoit avec une certaine inquiétude les mois à venir pour le COC, et ce à environ un an des Jeux de Rio. La question de la confiance des partenaires refait surface. «Pour ce qui est des commanditaires, je ne pense pas que cela ait un impact à moyen et long terme. Il y a beaucoup d'enjeux et d'ajustements à venir, mais comme je dis, je demeure confiant qu'on traverse cette période et qu'on en sorte plus forts», s'est contenté de dire Éric Myles

Du progrès en un an

Myles se montre beaucoup plus loquace en dressant les grandes lignes du cheminement effectué dans la dernière année avec son équipe.

À ses yeux, plusieurs dossiers évoluent rondement, entre autres pour le développement des jeunes athlètes et l'encadrement que ceux-ci reçoivent.

«Le Québec, la Colombie-Britannique et l'Ontario se sont dotés de plans clairs qui touchent le développement jusqu'à la haute performance. Avec ces trois provinces, on parle de 85 ou 90 % des représentants de l'équipe canadienne», s'enthousiasme le directeur exécutif, qui a opéré une stratégie de relations avec l'ensemble des provinces, Sports Canada et l'organisme À nous le podium.

«On a revu l'image de plusieurs fédérations et la relation créée avec les athlètes dans la communauté est bien vivante. Les athlètes collaborent désormais à nos campagnes pour faire bouger davantage les jeunes. Nous avons d'ailleurs remis pas loin d'un million de dollars à nos représentants sur la scène sportive, à la suite de leurs implications dans certaines activités. C'est de l'argent direct pour eux, donc tout le monde en sort gagnant.»

Ajoutés au succès encouru par les Jeux panaméricains de Toronto et l'inauguration de la Maison olympique de Montréal, on a réussi, estime Éric Myles, à faire parler des athlètes sur une base régulière, voire quasi quotidienne, un autre objectif qu'il s'était fixé en 2014.

Au Gala des Pythagore jeudi

À l'instar de six autres diplômés, Éric Myles sera honoré, jeudi, lors du Gala des Pythagore, un événement célébrant l'excellence d'ex-étudiants de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

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