De nouveaux programmes dans la mire

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Le Nouvelliste

Afin d'attirer d'avantage de joueurs à Trois-Rivières, la corporation pour le retour du football à l'UQTR espère que l'institution mettra de l'avant deux nouveaux champs d'études susceptibles d'intéresser cette clientèle.

Ces deux nouvelles formations,une maîtrise en thérapie sportive et une maîtrise en coaching s'adresseraient autant au monde du sport que des affaires. Pour l'équipe, l'avantage d'ajouter des programmes de maîtrise est que le tout s'adresse aux étudiants de quatrième et cinquième année, ce qui permettra ainsi de garder les joueurs un peu plus longtemps à l'université, plutôt que de les voir quitter après leur baccalauréat.

«C'est 80 nouveaux étudiants. En plus, par 20 étudiants, c'est un professeur de plus. Tout le monde y trouve son compte», rappelle Jean-Guy Paré, un des instigateurs du projet.

Celui-ci ajoute que les baccalauréats uniques à l'UQTR, tel que chiropractie et podiatrie, permettra aussi aux Patriotes de compter sur un avantage face à d'autres universités en termes de recrutement.

Accompagnement pour les étudiants

Si une équipe devait voir le jour à l'UQTR, la corporation promet qu'un système d'aide aux étudiants-athlètes serait mis de l'avant afin d'aider à leur réussite. Pas question de compter dans les rangs des joueurs qui passeront cinq ans sur les bancs d'école à titre d'étudiant libre, sans décrocher un diplôme.

«Ce qu'on veut, ce sont des étudiants-athlètes qui sont avant tout, des étudiants. Il ne faut pas que ce soit le contraire», prévient Pierre Richard, qui devrait être en charge de mettre sur pied ce programme, lui qui fait partie du groupe des donateurs. Et le tout de manière entièrement bénévole.

L'ancien professeur du Cégep de Trois-Rivières et de l'UQTR - il enseigne toujours à l'Université de Sherbrooke - s'y connaît dans le domaine, puisqu'il a tenu ce rôle avec les Diablos pendant de nombreuses années.

«Quand j'ai commencé, je n'avais pas de libération pour le faire, je le faisais bénévolement. Mon fils jouait pour l'équipe et j'étais prêt à le faire.»

Son fils, c'est Jonathan Beaulieu-Richard, qui évolue avec le Rouge et Noir d'Ottawa dans la Ligue canadienne de football, mais surtout, qui a complété ses études en pharmacie tout en étant un joueur-clé des Carabins de Montréal.

Le paternel utilise d'ailleurs la même technique avec ses protégés qu'il ne le faisait avec son fils.

«Je travaille comme un bon père de famille et on rencontre les joueurs individuellement, pratiquement chaque semaine, explique-t-il.

Habitué de travailler avec des étudiants-athlètes cégepiens, moins autonomes que les collègues féminines, Richard estime que ce type de programme peut grandement aider de jeunes adultes à avoir du succès autant sur que hors du terrain. «Quand je regardais au niveau collégial, ils étaient un peu plus à risque. Au niveau universitaire, je n'en suis pas certain, ils ont plus de maturité. On a obtenu au niveau collégial des taux de réussite très intéressants, sans mesure coercitive.»

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