Performance gênante du Blizzard

Les Prédateurs de Laval sont venus chercher deux... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les Prédateurs de Laval sont venus chercher deux points sans trop de difficulté vendredi soir au Colisée de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Les amateurs qui ne se sont pas déplacés vendredi au Colisée pour assister au match entre le Blizzard de Trois-Rivières et les Prédateurs de Laval pourront se consoler, ils n'ont pas raté un grand spectacle. Dans un match terne, décousu et où l'indiscipline a été la norme, les Trifluviens se sont inclinés par la marque de 5-3 devant 709 spectateurs.

Jamais dans cette rencontre le Blizzard n'a été en mesure  de prendre l'avance. Les Prédateurs ont marqué deux fois dans les dix premières minutes, mais la troupe d'Alain Côté a été en mesure de niveler le pointage sur des buts de Thomas Beauregard et Yann Joseph. Une égalité qui s'est maintenue jusqu'en fin de deuxième tiers-temps.

La dernière portion de ce deuxième engagement a toutefois souri aux Prédateurs, qui ont fait preuve d'opportunisme pour battre Marco Cousineau à deux reprises et s'emparer d'une avance qu'ils n'allaient plus perdre.

«La consigne ce soir était de mettre du trafic devant Cousineau et de prendre des tirs. Si tu ne le fais pas, tu ne marqueras pas contre le meilleur gardien de la ligue», a souligné le pilote des visiteurs, Serge Forcier, qui a profité de l'apport de Pierre-Luc Sleigher, avec deux buts, dont le cinquième dans un filet désert.

Le Blizzard a bien tenté une remontée au dernier engagement, parvenant même à réduire l'écart à 4-3 grâce à Mathieu Guertin. Ils n'ont toutefois pas été en mesure de profiter de deux séquences en avantage numérique, mettant fin à une en écopant d'une pénalité. Non, le jeu des Trifluviens n'était pas le plus futé vendredi.

Dans le vestiaire des vaincus, l'ambiance était glaciale. Alain Côté n'a visiblement pas apprécié cette sortie de sa troupe, la deuxième dans une cause perdante en autant de jours.

« Il n'y avait pas de désir de vaincre. Quand tes meilleurs joueurs ne sont pas tes meilleurs, tu ne peux pas gagner. C'est ça le hockey. Tu ne peux pas espérer gagner une partie en jouant 15 minutes en la troisième période.»

Les locaux ont pêché d'indiscipline à plusieurs reprises, mais ils n'ont pas été les seuls, puisque les Prédateurs ont réussi à se mettre dans le pétrin à ce chapitre, en écopant de trois punitions qui ont mis fin à une séquence en avantage numérique.

«C'était des mauvais deux minutes, des punitions de frustration qui n'ont pas lieu d'être. Des deux minutes de mauvais jugement. C'est plate, ils jouaient à cinq défenseurs, il n'y avait pas de raison de ne pas se présenter», pestait Côté.

Un Hubert Poulin nouveau

Les partisans ont peut-être eu droit à une nouvelle mouture du dur à cuire Hubert Poulin lors de la deuxième période. L'homme fort avait maille à partir avec Chris Cloutier, une des plus grandes pestes de la ligue. Après l'avoir invité à plusieurs reprises au combat, Poulin a été en mesure de garder son calme et ne pas se mettre dans le pétrin, chose qu'il a fait trop souvent l'année dernière, et ainsi éviter le banc de punition.

Boby Fugère s'est toutefois rué sur Cloutier quelques secondes plus tard, sans raison, écopant d'une pénalité de quatre minutes, anéantissant les efforts disciplinaires de son coéquipier.

«C'est correct de perdre un match, toutes les équipes vont le faire, mais c'est juste plate de commencer la saison comme ça. Nous n'avions pas la défaite d'hier dans les jambes, mais nous l'avions dans la tête. Il y a eu beaucoup de changements en défensive et il nous reste beaucoup de travail à faire. Ce soir, on garrochait la rondelle, on paniquait et on tenait notre bâton serré», a conclu Côté.

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