NFL: l'effet Peterson

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À l'image de son équipe, le quart des Bengals de Cincinnati Andy Dalton connaît un excellent début de saison avec un coefficient de 121,0 ainsi que 866 verges et huit passes de touché.

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(Trois-Rivières) Il n'y a pas de doute. Adrian Peterson a la ferme intention de reprendre son titre de meilleur porteur de ballon de la NFL.

À pareille date l'an dernier, le moteur offensif des Vikings du Minnesota nageait en plein scandale. Accusé d'avoir corrigé son fils de quatre ans avec une branche, le demi offensif de 30 ans avait été suspendu pour le reste de la saison, au terme de la première semaine d'activité.

Il faut dire que Peterson n'a pas eu la vie facile au cours des deux dernières années. En 2013, un de ses fils, Tyrese, âgé de deux ans, était assassiné par le conjoint de son ancienne femme - ce dernier a été trouvé coupable de meurtre au second degré cette semaine.

En ajoutant à cela son épisode de 2014 qui l'a contraint de regarder l'action loin de la surface de jeu, on peut comprendre AP d'être aussi fringant à son retour au jeu cette année.

Dans l'univers des Vikings, la présence de Peterson est vitale au coeur du champ arrière. Joueur par excellence de la NFL en 2012, il permet à son équipe de se maintenir parmi les équipes les plus redoutables par la voie terrestre, année après année. Sans lui l'an dernier, les Vikings ont plutôt dû partager la tâche entre Matt Asiata et Jerick McKinnon avant de terminer au 14e rang de la ligue à ce chapitre, un recul considérable pour une organisation qui ne mise pas nécessairement sur une attaque aérienne menaçante. Le brio de Teddy Bridgewater au poste de quart a toutefois permis de sauver la mise et livrer un dossier de 7-9.

Cette saison Purple Jesus n'a pas mis de temps à faire sentir sa présence. Après un premier match en demi-teinte contre les 49ers de San Francisco (31 verges), le 28 des Vikings a retrouvé ses repères avec des performances de 134 et 126 verges dans des victoires des siens.

Après trois semaines de jeu, Adrian Peterson a déjà repris sa place au sommet des demis offensifs de la NFL, avec 291 verges et deux touchés. Depuis 2008, il a terminé quatre fois parmi le top-5 de la ligue en six saisons complètes en plus de ravir deux fois le premier rang, dont son année mémorable de 2012 alors qu'il avait franchi le prestigieux cap des 2000 verges (2097).

Cette semaine à l'entraînement, Peterson a même évoqué la possibilité d'atteindre les 2500 verges, un exploit jamais encore réussi dans l'histoire de la NFL. La meilleure marque de tous les temps appartient toujours Eric Dickerson des Rams de Los Angeles (2105 verges) et seulement sept joueurs ont réussi à atteindre les 2000 verges en une saison.

«C'est un de mes objectifs de remporter le titre des porteurs de ballon. Je vise toujours la barre des 2500 verges, chaque année. Si je m'en approche, ça sera bien», a-t-il déclaré aux médias, débordant de confiance.

Demain, AP et sa ligne offensive auront droit à leur plus important test de la saison alors qu'ils se frotteront au meilleur front défensif depuis de début de la campagne, les Broncos, à Denver, sixièmes contre le jeu au sol.

Évidemment, les Vikings ont bien peu de chances de rivaliser avec les Packers de Green Bay pour ravir la division Nord de la Nationale. Cependant, avec un Peterson au sommet de sa forme, tout semble permis pour le Minnesota afin de devancer les Lions de Detroit et les pauvres Bears de Chicago et espérer jouer en séries éliminatoires.

Après avoir passé la dernière saison loin du... (Photo: Associated Press) - image 2.0

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Après avoir passé la dernière saison loin du terrain, Adrian Peterson a retrouvé son rythme effréné au coeur de l'offensive des Vikings du Minnesota, avec 291 verges au sol en trois matchs.

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Les Tigrés sont en appétit

Trois semaines sont déjà écoulées dans la Ligue nationale de football et quelques équipes se détachent lentement du peloton. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les Packers de Green Bay et les Broncos de Denver ne sont guère étrangers aux échelons supérieurs. Mais les Bengals de Cincinnati, eux, s'avèrent une belle révélation cet automne.

Dans une division qui comprend les Steelers de Pittsburgh et les Ravens de Baltimore, il n'est pas toujours évident de se faufiler en séries. Pourtant, la bande à Marvin Lewis a réussi à s'y qualifier cinq fois au cours des six dernières saisons. Cependant, c'est la piètre fiche de 0-5 qui frappe l'imaginaire (0-6 en incluant la saison 2005).

Cette année, la porte semble non seulement ouverte pour les Tigrés - avec la blessure de Ben Roethlisberger chez les Steelers, le départ atroce des Ravens (1-3) et les Browns qui font de leur mieux pour demeurer en queue de peloton - mais la qualité de leur jeu est franchement impressionnante.

À commencer par Andy Dalton, un quart dont on entend rarement du bien. Le rouquin forme un duo explosif en compagnie de sa cible favorite A.J. Greeen. Dalton affiche le deuxième meilleur coefficient du circuit Goodell (derrière Aaron Rodgers) pendant que Green fraye avec les meilleurs receveurs en vertu de 335 verges, dont trois attrapés de plus de 20 verges, et trois touchés.

Outre les prouesses aériennes, le brio de Giovanni Bernard dans le champ-arrière vient offrir un second souffle à l'attaque des Bengals. On le retrouve au cinquième rang de la NFL avec 235 verges, même si, allez savoir pourquoi, l'état-major considère toujours Jeremy Hill (100 verges de moins en autant de portées) comme demi offensif principal. Peu importe, ce genre de diversité ne peut certainement pas nuire lorsque la compétition se resserre en janvier.

Même si les Bengals n'ont pas rencontré de formation élite (Raiders, Chargers, Ravens), ils n'ont pas eu un calendrier de tout repos non plus. Un autre test intéressant les attend d'ailleurs demain alors qu'ils recevront les Chiefs de Kansas City.

S'il y en a un qui doit se croiser les doigts pour que les Bengals maintiennent la cadence et savourent une première victoire en séries éliminatoires depuis 1990, c'est bien Marvin Lewis. En poste depuis 2003, il n'a pas fait un mauvais boulot en Ohio - un dossier de 103-90-2 - mais cette incapacité à s'imposer à compter du mois de janvier viendra assurément à bout de la patience de ses patrons qui attendent depuis assez longtemps déjà.

Plusieurs se demandent d'ailleurs comment il a réussi à conserver son poste aussi longtemps...

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