Blizzard: Gélinas a déjoué les pronostics

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Malgré une grave blessure à la jambe gauche, Marc-Antoine Gélinas se promet de regagner sa place devant la cage du Blizzard.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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(TROIS-RIVIÈRES) «Plus jamais il ne jouera au hockey.» C'est à cette phrase qu'ont eu droit les proches de Marc-Antoine Gélinas après que le gardien du Blizzard de Trois-Rivières se soit gravement fracturé la jambe gauche lors d'un accident de véhicule tout-terrain en janvier dernier. Neuf mois plus tard, le portier est de retour sur la glace et tentera de garder sa place dans la LNAH.

Gélinas revient de loin, très loin. Ce qui devait être une petite promenade de véhicule tout-terrain en famille a mal tourné, le véhicule se renversant sur sa jambe après une perte de contrôle dans des sentiers de Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

«Le châssis au complet m'est tombé sur le genou et la jambe s'est fracturée à plusieurs endroits, elle s'est égrainée aussi. Quant au ligament, il aurait dû se déchirer, mais il s'est arraché de l'os», explique l'athlète qui avait alors 25 ans.

La blessure est si grave qu'elle a nécessité 4 h 30 d'opération.

«Ils ont même pensé à m'installer un genou de plastique tellement le genou était fini, mais je suis encore jeune, c'était risqué pour mes capacités.»

Pire encore, sa situation se dégrade après être passé sous le bistouri. Sa jambe est si enflée qu'il passe près de la perdre. La plaie devra d'ailleurs rester ouverte et une greffe de peau sera nécessaire pour refermer le tout. Ce que Gélinas ne sait pas à ce moment, c'est que les docteurs ont annoncé à sa famille que sa carrière de hockeyeur était terminée, la blessure étant trop grave.

«Ma famille me l'a dit un mois et demi après, ils ne voulaient pas me le dire à l'hôpital. Mais à ce moment, j'étais déjà dans le gymnase, même si je ne pouvais pas marcher.»

Depuis, le gardien déjoue tous les pronostics. À l'origine, les médecins avaient estimé qu'il ne pourrait marcher normalement avant neuf mois. Pourtant, après cinq mois, il obtenait le feu vert pour enfiler les patins et les jambières.

«Le docteur et le physiothérapeute ne s'attendaient pas à ça. Mais quand tu veux, il n'y a rien qui peut t'arrêter. J'étais couché dans le lit et je visualisais que je m'entraînais, que je faisais forcer mes muscles. J'ai lu sur Internet que le côté mental aide beaucoup à la réhabilitation. Je ne sais pas si c'est ce qui a aidé ou si c'est la chance, mais on va le prendre.»

C'est ainsi qu'à la surprise générale, Gélinas s'est pointé au camp d'entraînement du Blizzard au début du mois dans le but de reprendre son poste d'adjoint à Marco Cousineau.

«Jamais je ne me serais attendu à ça, je pensais que sa carrière était terminée. Il nous a dit qu'il allait être au camp, mais il y en a plusieurs qui, dans cette situation, nous disent ça mais ils n'ont plus les capacités. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit rétabli», souligne l'entraîneur Alain Côté, qui a utilisé Gélinas lors des deux premiers matchs préparatoires du Blizzard vendredi et dimanche dernier.

Un retour qui a été des plus stressants, puisque, malgré plusieurs entraînements, rien ne se compare à un réel match. Gélinas a dû modifier sa technique, certains mouvements étant maintenant impossibles à réaliser.

«J'étais vraiment nerveux. J'avais fait des pratiques cet été, mais ce n'est pas comme dans un vrai match. J'avais peur de me faire poivrer. Mais au final, j'ai même fait des arrêts que j'étais surpris d'être encore en mesure de réaliser», souligne l'ancien des Patriotes de l'UQTR.

Un premier match qui, somme toute, s'est bien déroulé, lui qui a été de l'action pendant 36 minutes. Puis, dimanche, il a effectué 17 arrêts sur 18 lancers pour remporter la victoire en prolongation.

Vendredi soir, au Colisée, c'est toutefois Marco Cousineau qui sera devant le filet trifluvien face aux River Kings de Cornwall. Gélinas, lui, s'en promet pour dimanche, à Laval. Il a un poste à regagner et d'autres sceptiques à confondre.

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