Aigles: les larmes de joie du d.g.

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Moins de quatre ans après l'annonce confirmant la naissance des Aigles, voilà qu'ils soulèvent le trophée récompensant les vainqueurs du circuit Wolff.

Courtoisie de Jakub Deptula

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

Ça aura été son voyage le plus mémorable dans une ville pourtant bien ordinaire du New Jersey!
Le directeur général des Aigles René Martin contenait mal ses larmes de joie, quelques minutes après le dernier retrait d'un match dont les partisans de baseball en Mauricie se souviendront très longtemps.

À sa première année à la direction du club pour lequel il travaille depuis la fondation en 2012, Martin rendait hommage à tout le monde dimanche. Particulièrement à son homme de confiance pour gérer cette troupe de champions, Pierre-Luc Laforest.

«Tant que je serai d.g. des Aigles, il aura son contrat à vie avec nous», souriait le grand manitou, entre deux textos et plusieurs appels téléphoniques en provenance de Trois-Rivières.

«Pierre-Luc est un gagnant, je lève mon chapeau aux premiers dirigeants pour l'avoir amené dans l'organisation», poursuivait Martin, rapidement rejoint par Laforest. L'accolade entre les deux complices témoignait de la fierté ressentie face au devoir accompli.

«On va avoir tout un party à Trois-Rivières! Avec la naissance de mes enfants, c'est le plus beau jour de ma vie.»

Toujours aussi émotif, René Martin admettait avoir fondu en larmes, au début de la neuvième manche, alors que son club s'accrochait à une avance de 2-1. «Je me disais qu'on ne pouvait plus reculer à ce stade-ci, je n'arrivais pas à croire où nous en étions. Tout le chemin parcouru...»

Une nouvelle identité

Il y a trois ans, la Ligue Can-Am a accueilli les Aigles dans sa famille en sachant que le nouveau club évoluerait dans le plus petit marché du circuit. Le pari était osé, les sceptiques nombreux.

Moins de quatre ans après l'annonce confirmant la naissance des Aigles, les voilà qui soulèvent le trophée récompensant les vainqueurs du circuit Wolff.

Aux États-Unis, les joueurs à la recherche d'un emploi en sauront désormais un peu plus sur ces Oiseaux du Nord. «Ça va tout changer, entre autres pour notre recrutement. On vient de mettre notre signature sur la planète du baseball.»

La conquête d'un championnat attire généralement de nouveaux partenaires, de nouveaux détenteurs de billets de saison aussi.

Ce qui amène René Martin à se questionner sur l'avenir à court et moyen terme. «Qu'est-ce qu'on peut faire de plus rendu là?»

Question facile... «Gagner une deuxième fois! Ceux qui croyaient que les Aigles n'allaient pas durer ont eu tort. On revient l'an prochain et nous allons y être pour un bout!»

Ils ont dit

«Pierre-Luc (Laforest) est le meilleur entraîneur qui m'a dirigé dans toute ma carrière. Il ne se fâchera jamais après toi si tu fais ton travail et que tu gardes du plaisir à jouer au baseball. Il a travaillé aussi fort que nous pour que ça fonctionne. Cette conquête est encore plus satisfaisante que celle de 2012 avec les Capitales. Si je pouvais, je jouerais avec les Aigles, à Trois-Rivières, jusqu'à la fin de ma vie!»

Steve Brown, deuxième meilleur frappeur de la ligue en séries

«C'est tout à fait incroyable, quel effort de Bradstreet! Il a attaqué les frappeurs, comme tous nos lanceurs l'ont fait en séries. J'appuyais Mike à 100%, lui confier la balle était la meilleure décision à prendre. Je suis fier de notre éthique.»

Matthew Rusch, instructeur des lanceurs

«Le jeu était très serré au marbre, mais j'étais sauf, comme l'a confirmé l'arbitre Rich Katz. Tout le monde dans l'abris voulait gagner, c'est ça une famille. Scott et Mike ont été sensationnels au monticule. On la voulait!»

Eric Grabe, auteur du point marqué de la victoire

«Ça fait du bien d'être du côté des gagnants! Le groupe est spécial, il y avait une belle chimie à partir du mois d'août. Plusieurs ont douté de nos capacités, mais on a réussi.»

Jose Cuevas, ancien des Jackals

«A.J. Kirby-Jones a tenté de faire de l'obstruction à mon endroit alors que j'essayais de compléter la séquence d'une balle à double-jeu. Le contact a été violent et (Javier) Herrera n'a pas apprécié. Les bancs se sont vidés par la suite, mais il n'y a pas eu d'échanges de coups heureusement. C'est normal que ce genre de choses arrivent en séries, l'intensité augmente. L'important, c'est la victoire!»

Jose Cuevas, à propos de la mêlée générale en sixième manche

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