NFL: mirage ou pas, les Bills

Les Bills semblent outillés pour goûter aux séries... (Photo: Agence France-Presse)

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Les Bills semblent outillés pour goûter aux séries pour la première fois depuis le 8 janvier 2000. Leur affrontement face aux Patriots, dimanche à Buffalo, devrait donner une meilleure idée de leur potentiel.

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(CHRONIQUE) Coincés dans l'ombre de la dynastie des Patriots de la Nouvelle-Angleterre depuis le début des années 2000, les Bills de Buffalo sont loin d'avoir une étiquette de gagnants collée à la peau. Année après année, à chaque mois de septembre, l'enthousiasme est très élevé dans cette petite ville de l'état de New York avant de céder sa place à la déception, une fois l'hiver arrivé.

Lueur d'espoir au bout du tunnel de la division Est de l'Association américaine, la saison 2015 pourrait enfin être différente pour les passionnés partisans des Bills. À moins que la formation de l'entraîneur Rex Ryan ne se transforme en simple mirage.

Tombeurs des Colts d'Indianapolis 27-14 en lever de rideau, les Bills semblent avoir ce qu'il faut pour s'inviter aux séries éliminatoires une première fois depuis l'arrivée du nouveau millénaire. Leur dernière participation remonte à l'hiver 1999-2000 lors cette fin de match historique qui avait permis aux Titans du Tennessee de se sauver avec la victoire dans les derniers instants après une séquence controversée de passes latérales (Music city Miracle). On connaît la suite, les Titans se sont ensuite transformés en Cendrillon avant de voir leur rêve de Super Bowl être freiné à une verge de la zone des buts, sur le dernier jeu de l'année.

Au cours de l'entre-saison, l'état-major des Bills a pris les grands moyens pour donner de l'aplomb au front offensif. Depuis quelques saisons, Buffalo se distinguait par sa défensive, mais les points au tableau étaient trop souvent insuffisants pour bonifier la colonne des victoires.

Ainsi, l'explosif LeSean McCoy s'est amené dans le champ arrière tandis que Percy Harvin vient offrir une cible de choix au quart Tyrod Taylor.

Qui, dites-vous? Tyrod Taylor? Cet obscur second violon des Ravens de Baltimore qui n'avait jamais obtenu un départ en quatre saisons dans la NFL?

Oui, cette question demeure à éclaircir, en effet. Mais avec le duo de McCoy et Carlos Williams pour s'occuper du jeu au sol et une redoutable défensive, Taylor devra surtout s'affairer à ne pas faire perdre son équipe plutôt que devoir la faire gagner. Il y a un monde de différence entre les deux.

Tristement célèbres pour avoir perdu au Super Bowl quatre années consécutives (1990-1993), les Bills de Buffalo pourraient donc avoir droit à des jours plus heureux, prochainement.

Rex Ryan et ses hommes auront d'ailleurs une meilleure idée de leur potentiel dès dimanche alors qu'ils accueilleront les Patriots au Ralph Wilson Stadium. Certains joueurs ont déjà annoncé leurs couleurs en vue de ce duel fort attendu à Buffalo. «Je n'aime pas la Nouvelle-Angleterre. J'en fais une affaire personnelle. Je sais qu'en disant ça, ça va faire jaser, mais c'est simplement comme ça que je me sens», a laissé tomber le demi de sûreté Aaron Williams à l'entraînement cette semaine.

Stephen Gilmore pourrait en avoir pleins les bras puisque l'énorme tâche de contrer Rob Gronkowski devrait lui être attribuée. «J'espère que c'est moi qui aurai à le couvrir. Je sais que c'est à lui que le ballon ira. Je veux Gronk», a-t-il déclaré.

S'ils se payent les champions en titre du Super Bowl après avoir surpris les Colts, on pourra commencer à croire que les Bills ne sont pas seulement qu'un mirage.

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