Les Patriotes chassés de leur domicile

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En raison de la désuétude de la surface synthétique du terrain de soccer de l'UQTR, les Patriotes sont contraints de disputer leurs rencontres locales au stade Gilles-Doucet du Séminaire Saint-Joseph.

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(Trois-Rivières) Après avoir été utilisée pendant 11 ans, la surface de jeu du stade de l'UQTR n'est plus apte à accueillir du soccer universitaire. Devant son état de décrépitude, les Patriotes ont pris la décision d'évoluer au Séminaire Saint-Joseph cette saison, et peut-être pour les prochaines.

Depuis déjà quelques années, l'état du terrain laissait grandement à désirer. La surface de la firme Sprinturf, installée en 2004, ne tient plus le coup, celle-ci étant maintenant trop ferme et extrêmement rapide puisque les fibres de gazon artificiel sont devenues trop courtes.

«La surface n'a plus d'absorption, il y a donc des risques de blessure supplémentaires. La surface est tellement vieille que le ballon rebondi énormément. Ce n'est pas très intéressant», note l'entraîneur-chef de la formation masculine de soccer, Roch Goyette.

Le directeur du Service de l'équipement de l'institution, Luc Biron, explique qu'un rapport commandé après 10 ans d'utilisation soulignait que le terrain n'avait pas subi une dégradation hâtive. La garantie pour une telle installation est de huit ans.

«Ça correspond à la fin de la vie utile pour un terrain de ce genre, souligne-t-il. Le terrain, qui a été fait en 2004, est arrivé à sa fin de vie utile, on ne se le cachera pas. Il y a une décision qui a été prise pour les matchs des Patriotes, mais il est encore possible de pratiquer. Il n'y a pas eu d'accident, mais on veut minimiser un risque.»

Devant ce cul-de-sac, les Patriotes n'ont eu d'autre choix que de se tourner vers un site alternatif, et celui du SSJ semblait tout désigné, le stade Gilles-Doucet étant beaucoup plus récent. Voilà qui réjouira plusieurs équipes, et le Réseau du sport étudiant du Québec, qui n'avaient pas grand-chose de bon à dire sur la surface de l'UQTR.

«La direction a opté pour un site différent. Le site est bien, il me plaît, donc il n'y a pas de problématique. Il reste à voir si les partisans vont suivre, parce que c'est plus loin de l'université», dit Goyette.

Un remplacement coûteux et long

Le séjour des Patriotes au stade Gilles-Doucet pourrait ne pas être des plus courts, puisque le remplacement de la surface s'annonce long et fastidieux. C'est que ce sont les gouvernements qui devront probablement assurer la facture. L'UQTR fait actuellement des démarches en ce sens.

«On est en pourparlers avec la ville, on veut s'inscrire dans le programme d'installations sportives du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). On monte un dossier et on cherche des partenaires. Si on se qualifie dans le programme, (le MELS) couvre les coûts jusqu'à 50 %. L'autre 50 %, il faut le trouver avec des partenaires, comme la ville ou autres. On ne veut pas que ça engendre des frais supplémentaires pour l'UQTR, surtout avec les coupures», explique Biron, promettant que des sommes promises à l'enseignement ne seront pas redirigées vers un terrain de soccer.

Le délai avant d'obtenir une réponse à ce sujet est estimé à plus d'un an. Il reste aussi à savoir quelle sera la taille du projet. La piste d'athlétisme, usée à un point tel qu'elle est considérée par plusieurs comme dangereuse, pourrait être remplacée, tout comme les estrades selon la taille du projet retenu.

«Pour ce qui est de l'envergure, la piste d'athlétisme autour du terrain date des années 1970. Est-ce que celle-ci va être refaite en partie, en totalité? C'est ce que nous voulons valider selon les besoins de différents organismes. Est-ce qu'on veut y tenir des activités qui nécessitent un nombre minimal de couloirs? Il n'y a rien d'arrêté pour le moment, nous sommes en période d'étude», ajoute le directeur du Service de l'équipement.

La dernière surface synthétique aménagée à Trois-Rivières, en 2013, est celle de l'école secondaire des Pionniers. Le projet de plus de 2 M$ incluait aussi une piste d'athlétisme en asphalte ainsi que des gradins pouvant accueillir 432 personnes.

Pendant ce temps, à l'autre bout du boulevard des Récollets, la surface synthétique du Cégep de Trois-Rivières, qui a été installée à quelques mois de différence de celle de l'Université, est encore en excellent état.

C'est une autre compagnie, la Québécoise FieldTurf, qui s'était chargée de l'installation en 2004. Selon le coordonnateur aux Services aux étudiants du Cégep, Daniel Tessier, celle-ci pourra être utilisée encore deux ans avant même que la possibilité de la remplacer soit étudiée. La garantie de la surface FieldTurf était de cinq ans à l'origine.

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