GP cycliste de Montréal: Hugo Houle s'est sacrifié

Hugo Houle... (Photo Erick Labbé, Le Soleil)

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Hugo Houle

Photo Erick Labbé, Le Soleil

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Montréal

Le Québécois Hugo Houle n'a pas été en mesure de compléter le Grand Prix cycliste de Montréal, mais c'était prévu. Houle, de l'équipe AG2R-La Mondiale, avait reçu l'instruction d'attaquer dès le début de la course, qui s'est d'ailleurs déroulée à vive allure, avec plusieurs attaques lancées dès le premier tour.

«Dès le début, j'étais devant pour essuyer plusieurs gros coups, a-t-il expliqué sous le regard admiratif du président des Grands Prix de Montréal et Québec, Serge Arsenault. Ce n'était pas évident à gérer, parce qu'il y avait plusieurs groupes imposants qui sortaient. Je pense que ç'a donné un spectacle excitant et on le constate: à mi-course, il n'en reste plus beaucoup en piste.»

Il a ainsi dépensé toutes ses énergies afin de s'assurer que les meneurs de l'équipe puissent toujours être dans le coup. Le coureur de Sainte-Perpétue a tenu la route pendant neuf tours.

«J'ai fait ce que j'avais à faire et je n'ai pas compté mes efforts. De toute façon, je me suis dit: Si ça part, aussi bien être dans un bon groupe», et je suis parti.

«Nos trois meilleurs sont encore en course. C'est une bonne journée pour moi. Je sais que ça fait bizarre à entendre quand on a abandonné à mi-course, mais c'est un tracé tellement exigeant que lorsqu'on donne autant au départ, c'est clair qu'on ne termine pas.»

Houle, 58e à Québec vendredi, croit qu'il ne pouvait connaître une meilleure semaine pour sa préparation en vue des Mondiaux, qui auront lieu à Richmond, en Virginie, du 19 au 27 septembre.

«Ces deux courses sont parfaites pour la préparation des Mondiaux, surtout en raison du décalage horaire (...). Deuxième chose, c'est un circuit urbain, la même chose qu'à Richmond, assez difficile, assez technique. (...) C'est certain que ça va m'avoir fait du bien d'avoir pu souffrir un peu en course comme ça. On souffre à l'entraînement, mais jamais autant qu'en course.»

À l'issue d'un sprint final intelligent, c'est le Belge Tim Wellens (Lotto Soudal) qui s'est imposé, devançant le Britannique Adam Yates (Orica-GreenEDGE).

«Je n'aime pas trop rouler sous la pluie, mais je roule très bien sous la pluie, a expliqué Wellens, tout sourire. Ça me donne des bonnes jambes.»

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