Les Aigles en finale!

Luis Munoz s'est de nouveau payé la tête... (Drew Wohl/Rockland Boulders)

Agrandir

Luis Munoz s'est de nouveau payé la tête des Boulders, ne donnant que quatre coups sûrs et deux points.

Drew Wohl/Rockland Boulders

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Pomona, New York) Les plus belles histoires liées aux équipes sportives s'écrivent souvent en séries éliminatoires.

Dimanche à Pomona, dans l'État de New York, les Aigles de Trois-Rivières ont franchi un pas important en tant qu'organisation en éliminant les Boulders de Rockland, le meilleur club de la Ligue Can-Am en saison. Le même qui tentait de remporter un deuxième championnat en autant d'années.

Négligés il y a une semaine, les Trifluviens ont fait fi de la plupart des statistiques qui avantageaient le groupe de Rockland, mené par plusieurs excellents frappeurs. Aucun doute, les joueurs des Aigles tenaient absolument à être présents au grand bal de fin d'année du circuit Wolff, même s'ils jouaient le rôle de Cendrillon.

Dans un stade où il est toujours difficile de gagner - encore plus d'arracher deux gains successifs -, les hommes de Pierre-Luc Laforest ont signé un triomphe aussi convaincant qu'exaltant par la marque de 7-2. La veille, ils avaient réussi à pousser la série à la limite avec une victoire émotive de 4-3 en prolongation. Évidemment, ça prenait un peu de magie pour venir à bout des Boulders. Les Aigles l'ont compris et ils ont entamé la partie comme il se devait: c'est-à-dire en sachant qu'il n'y avait pas de lendemain.

Le dernier retrait

L'attaque des Aigles a eu le dessus sur... (Photo: Drew Wohl/Rockland Boulders) - image 3.0

Agrandir

L'attaque des Aigles a eu le dessus sur celle des champions en titre, les Boulders de Rockland dimanche. Les Trifluviens passent ainsi en finale pour la première fois de leur jeune histoire.

Photo: Drew Wohl/Rockland Boulders

Brown et Munoz impitoyables

Il a connu une saison de rêve et tout indique que Steve Brown souhaite la prolonger le plus possible. Le meilleur frappeur des Aigles a affiché une moyenne au bâton de ,500 dans cette série et dimanche, il a donné le ton en produisant les trois premiers points.

Brown a notamment expédié une offrande du partant des Boulders Stephen Harrold de l'autre côté de la clôture du champ centre.

Après le match, le héros offensif ne cachait pas sa joie. Une joie qui frôlait l'euphorie.

«On n'a jamais cru que nous étions négligés. Nous avons frappé quatre circuits contre un seul pour eux. Le début de saison n'a pas été facile, on ne gagnait pas assez à notre goût. Mais c'est de l'histoire ancienne et on aimerait affronter Québec en finale maintenant!»

Pendant que les Aigles frappaient à leur guise, Luis Munoz, fantastique sur le monticule du stade Fernand-Bédard mercredi, avait le dessus contre Harrold, actif pendant trois petites manches. Le droitier Munoz, qui joue en dépit de douleurs au bras et d'une fracture à un doigt de la main gauche, a lancé pendant huit manches pour plus 

de 130 tirs.

Il n'a pas effectué autant de retraits sur des prises que mercredi (9 contre 4), même qu'il a concédé plusieurs buts sur balles, mais le vétéran dominicain n'a jamais affronté plus de cinq frappeurs dans une manche, forçant les Boulders à se compromettre sur de faibles ballons.

Seul Marcus Nidiffer, le meneur de la Can-Am en saison pour les points produits, a pu le déjouer avec un circuit de deux points qui faisait 7-2.

Des larmes de joie

«Je n'ai jamais senti de panique dans l'abri malgré la pression d'un cinquième match», soutenait le colosse artilleur, avec un large sourire pendant que ses coéquipiers continuaient à célébrer autour de lui. «On a hâte de revenir à Trois-Rivières, les partisans veulent qu'on gagne le championnat. Nous aussi, c'est notre objectif depuis le début.»

D'ailleurs, il a refusé de quitter la rencontre après la sixième. ''One more papi''. C'est ce qu'il me disait en rentrant dans l'abri», racontait le gérant Pierre-Luc Laforest entre deux éclats de rire. Quelques minutes plus tôt, l'entraîneur éclatait en sanglot sur le monticule, avec le releveur Edilson Alvarez et les autres membres de l'équipe.

«C'est un sentiment fantastique, je n'ai pas de mots pour le décrire», a lancé un gérant visiblement ému, accompagné de sa petite famille pour cet important voyage.

«On gagne des championnats avec le genre de joueurs qu'on retrouve dans ce vestiaire. J'y croyais plus ça avançait et le feeling était spécial. Ils sont beaux à voir aller mes gars!»

Erreur coûteuse

Les grandes équipes parviennent à faire payer chèrement les erreurs provoquées par l'adversaire. En quatrième manche, une bourde du deuxième-but des Boulders Steve Nyisztor a permis aux Aigles de continuer le tour au bâton. Au final, ils ont inscrit quatre points face au releveur Richard Salazar, qui jouait blessé. Il devra être opéré au genou dans les jours à venir.

«Nous avons été bons dans les gros moments», analysait le receveur des Aigles Kyle Lafrenz, auteur de deux doubles dimanche. Quand tu joues avec ton coeur, ça paraît sur le tableau indicateur. Pour ce qui est de Munoz, il m'a beaucoup impressionné. Il a du chien!»

«Je n'ai plus de voix, j'ai trop crié», souriait le Montréalais Sasha Lagarde, utilisé une seule fois dans la série et comme coureur suppléant. «Ce n'est pas grave, je vis ça avec autant d'intensité que les réguliers. Je suis fier de nous. C'est gros ce qu'on a accompli.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer